Alice Ferney

« L’étrangeté des mots captivait les adultes autant que les enfants. » (« Grâce et dénuement »Grâce et dénuement » – P. 47)
« C’était les livres qui faisaient rêver la vieille. Elle n’en avait jamais eu. Mais elle savait, par intuition et par intelligence, que les livres étaient autre chose que du papier, des mots, des histoires : une manière d’être. » (« Grâce et dénuement » – P. 49)
« Quels secrets y avait-il avec les mots les uns contre les autres. » (« Grâce et dénuement » – P. 86)

« Grâce et dénuement » – Alice Ferney

grace-et-denuementEsther Duvaux, la quarantaine, ancienne infirmière devenue bibliothécaire, propose à Angeline, cheffe d’une famille de gitans de venir lire des livres aux enfants, une fois par semaine. Angeline est la mère des cinq hommes du groupe. Tous sauf un sont mariés. Les enfants non scolarisés, livrés à eux même, jouent du matin au soir, selon les saisons, dans le froid ou le chaud, la poussière ou la boue du campement.
Rejetés par les municipalités qui ne mettent pas à leur disposition des aires d’accueil convenables, ils ont installé leur caravanes déglinguées sur le terrain d’une institutrice à la retraite; un terrain dorénavant couvert de tessons de bouteilles et de ferrailles jetées au feu afin de les nettoyer…. Les enfants aux cheveux sales et emmêlés,  sont lavés, comme le linge une fois par quinzaine dans les bassines où trempe le linge. 

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