« Confiteor » – Jaume Cabré

ConfiteorA la fin de ce roman j’ai pensé « Ouah! Quel roman!! » et pourtant je confesse que j’ai eu envie de le lâcher, mais il y avait quelque chose d’indéfini, qui me disait « Continue…!! » et je ne regrette pas du tout.
Un roman toutefois exigeant, qu’on ne peut lire d’un air distrait en écoutant la musique, en pensant à autre chose.
Mais le plaisir qu’on en retire en vaut la peine. Un roman puzzle dans lequel on découvre des pièces de ce puzzle, toujours très belles, quelques fois « pas trop conformistes », dont on cherche les relations entre elles, on revient en arrière, on avance et on se dit : »Tiens cette pièce va avec celle-ci », on découvre une autre pièce sans rapport avec la précédente et puis on identifie un fil conducteur, un « personnage » important, un violon « Storioni Vial » souvent présent dans de nombreuses pièces du Puzzle, depuis l’inquisition, jusqu’à nos jours en passant par Auschwitz, la dictature franquiste, depuis Barcelone en passant par l’abbaye de Lagrasse, Tubingen, Crémone, Paris, de l’enfance du narrateur jusqu’à l’hospice….

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« Le Sagouin » – François Mauriac

Le sagouinLes vide-greniers permettent, pour les uns, de se débarrasser de ces vieilles choses inutiles ou démodées, et pour les autres, acheteurs dont je suis, de trouver des petites pépites… »Le sagouin » était l’un de ces petits livres dont on se débarrasse, une vieillerie…un peu démodée, comme moi…J’avais un an à sa parution.
J’ai retrouvé l’atmosphère de ma jeunesse, le papier des premiers livres de poche, les culottes courtes toute l’année, les gue-guerres entre écoles libres et « la Laïque », les curés et le diable, les culottes courtes…un temps que les moins de soixante ans ne peuvent pas connaître.

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François Mauriac,

mauriacÉcrivain français né en 1885 à Bordeaux et mort en 1970 à Paris,

Lauréat du Grand prix du roman de l’Académie française en 1926, il est élu membre de l’Académie française en 1933.

Il reçoit le prix Nobel de littérature en 1952.

Décoré de la Grand-croix de la Légion d’honneur Lire la suite

« La lumière et l’oubli » – Serge Mestre

La lumière et l'oubliFils de républicains espagnols réfugiés dans le sud de la France lors de la guerre d’Espagne, Serge Mestre est l’un de ces auteurs qui ne font pas la une des plateaux télé.
Mais il est surtout capable de vous faire ressentir une forme de douleur permanente qu’il a dans le cœur, une nostalgie de l’enfant d’émigré, un amour de son pays d’origine, la haine toujours vive envers ceux qui ont causé le départ de ses parents.
Un scénario simple, apparemment, pour « La lumière et l’oubli »: deux jeunes filles de 18 et 14 ans, Julia et Esther, arrivent dans une gare à tromper la vigilance des soldats franquistes chargés de les surveiller lors d’un transfert entre deux orphelinats, et à rejoindre la France grace au hasard de leurs rencontres.

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« Le crayon du charpentier » – Manuel Rivas

Le Crayon du charpentierLa guerre d’Espagne est finie depuis bien longtemps, Sousa, le journaliste rencontre le Docteur Da Barca afin de recueillir les mémoire du vieil homme. Il était un rouge indomptable, il a été condamné à mort , puis gracié mais est resté longtemps emprisonné : « Avec tout le temps qu’il avait passé comme dirigeant républicain et avec tout le temps qu’il avait croupi en prison, Da Barca était devenu une véritable archive vivante. Il avait tout dans la tête. Ses textes contenaient des témoignages décrivant la répression en prison… »

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