
« Les alpinistes vont en montagne pour ceux qui restent chez eux; ils grimpent, ils racontent. Le récit s’inscrit dans les chaumières; il file dans la vallée, dans la plaine. C’est en grimpant qu’ils écrivent l’histoire. » (P. 13)

« Les alpinistes vont en montagne pour ceux qui restent chez eux; ils grimpent, ils racontent. Le récit s’inscrit dans les chaumières; il file dans la vallée, dans la plaine. C’est en grimpant qu’ils écrivent l’histoire. » (P. 13)

« De la même manière, je m’expose, avec ce livre qui ne peut pas aller bien au-delà de mon questionnement personnel, de ma biographie, à ce que ceux et celles qui lirent le livre y puisent des particules qu’ils utiliseront hors du contexte de départ. Mes propos seront interprétés, déformés, délirés. Il se combineront avec d’autres idées. C’est la seule façon qu’a la pensée de se reproduire vraiment, pas par rizome ni racine mais par une pollinisation aléatoire. » (P. 212)
Lire la suite
« J’écris pour emballer mes tourments dans un corps de papier et mettre des mots sur une histoire qui en a manqué. » (P. 13)

« Il se dit que les humains pourraient apprendre des abeilles. Les abeilles, grâce à leur discipline et leur travail, avaient construit le communisme dans les ruches. Les fourmis, elles, étaient parvenues à un vrai socialisme naturel. N’ayant rien à produire, elles avaient juste appris à maintenir l’ordre et l’égalité. Mais les humains? Il n’y avait chez eux ni ordre ni égalité. Et même leur police se tournait les pouces. Se contentait de faire le pied de grue devant des palissades. » (P. 311)

Le haut de la colline. Les gros bonnets ont tendance à se tenir à l’écart, dans le cœur du labyrinthe de la favela. C’est pour cela qu’au ras du sol, il faut des Rafa et des Franginho. La hiérarchie, réalise Rafa, va littéralement vers le haut. »(P. 60)

« Et je me suis dit, tandis qu’il tendait la main pour écarter les cheveux devant mes yeux : le problème avec le rêve c’est qu’on finit par se réveiller. » (dernière phrase du livre)

Ecrivain japonais …

« Tous les bateaux-usine étaient délabrés. Pour un patron dans son bureau de Tôkyô, qu’est-ce que la mort de quelques travailleurs en mer d’Okhotsk? Quand le capitalisme ne peut plus se satisfaire des seuls revenus ordinaires, pour peu que les taux d’intérêt baissent et que les liquidités affluent, il se lance dans une folle course en avant. » (P. 36)

« Au-delà des raisons économiques soutenues par le patronat et des mesures pseudo humanitaires prônées par le gouvernement, la présence des Maghrébins en pleine force de l’âge suscitait des inquiétudes. » (P. 42)

« Nouveau quartier ou pas, les gens ont donc compris que j’étais un extraterrestre. » (P. 84)