« Amazone » – Maxence Fermine

AmazoneUne couverture pleine de mystères : des touches de piano, des cartes, des dés, un papillon et du café. Une incitation au rêve, à la détente, à la poésie, surtout quand on a beaucoup aimé « Neige » qui m’avait permis de découvrir Maxence Fermine.

Alors quand la belle jeune femme du vide-grenier m’a dit « 50 centimes », je lui ai donné un €uro… »Gardez tout, merci »…et le livre a commencé un nouveau voyage dans mes mains.
J’étais le premier à voyager avec ce livre, jamais ouvert, jamais cassé, le parfum du papier neuf…
Elle ne saura peut être jamais ce qu’elle a perdu en gagnant 1 €  

Elle a perdu un roman plaisir, et ces quelques heures de petit bonheur simple, cette détente qui vous vide la tête de vos soucis..elle a peut-être préféré trois épisodes d’une série américaine débile. Tant pis pour elle.

Un roman simple, fait des phrases courtes souvent pleines de poésie, sans violence, sans sexe, dans lequel même la mort est belle et donne à rêver. 
Un Noir débarque un jour, assis à un piano blanc, posé sur un radeau de fortune, il descend l’Amazone en jouant du piano, et arrive dans un bar-bordel tenu par un colonel qui cherche à se faire oublier du monde…Le début d’un voyage dans cette Amazonie. Amazone Steinway , c’est son nom, n’est pas arrivé par hasard.
Je ne vous en dit pas plus.
Si vous cherchez un petit bonheur de quelques heures, sans « Prise de tête », un livre simple pour faire s’envoler des idées noires, des soucis, pour s’évader, faites ce petit voyage.
Je vais déposer ce livre sur un nouveau radeau, dans une boite à livres ou dans une bibliothèque disposant de peu de moyens afin qu’il permette à d’autres lecteurs d’écouter la musique du musicien Noir Amazone Steinway et de Maxence Fermine


Qui est Maxence Fermine


Pour découvrir
  • « Le noir contre le blanc. Le jazz contre le silence. La musique contre le vide. Quelque chose de beau. Juste pour commencer cette histoire. » (P. 16)
  • « L’homme vêtu d’un smoking blanc ne pouvait être de la région. On aurait dit qu’il sortait tout juste d’une soirée mondaine et qu’il n’avait pas eu le temps de se changer. Même pas eu le temps, d’ailleurs, de poser son piano quelque part, ni de finir son cigare tranquillement avant de se trouver là. En quelque sorte, cet homme venait d’un monde qui n’était plus le leur depuis bien des années. Un monde où les hommes possédaient encore le goût d’un certain art de vivre, se rasaient de frais, cultivaient l’élégance et le raffinement. » (P. 31)
  • « Je viens des regrets, je vais vers le rêve et je suis là par hasard » (Phrase prononcée  par le noir)
  • « Lorsqu’il ne contrôlait pas ses plantations de café, il restait  à la taverne qu’il avait fait construire à Esmeralda et passait ses journées allongé dans son hamac à lutter contre les moustiques, à boire de la bière et à compter mentalement l’argent qu’il avait amassé depuis qu’il tait ici et que paradoxalement, il ne pourrait jamais dépenser. Il n’oubliait pourtant pas de cultiver la haine qu’il portait à l’humanité entière, en particulier aux fonctionnaires du gouvernement, à se lamenter de cette vie, à regretter ses rêves perdus qu’il ne réaliserait jamais, et les circonstances de l’existence qui le forçaient à croupir dans ce lieu sordide qu’il n’avait plus aucune chance de quitter un jour et que, de toute manière, il ne désirait plus quitter. » (P. 124)
  • « Voilà ce que jouait Amazone Steinway. Pas seulement de la musique. Ce qu’il avait dans le cœur s’exprimait là au moyen des quatre-vingt-quatre touches noires et blanches du clavier. » (P. 129)
  • « Le colonel était complètement sonné, ahuri par ce qui venait de ses passer. C’était la première fois depuis des années qu’il perdait aux dés. Une émeraude, un piano et un bateau. Sans compter l’honneur. Accablé il ne savait plus où il en était. Le monde autour de lui s’était écroulé et il restait là les bras ballants. » (P. 173) 
  • « Vous ne savez vraiment pas, mais alors vraiment pas, dans quelle aventure vous vous lancez ! Nous n’avons pas une chance sur mille de revenir de là-bas vivants » (P. 182)
  • « Il venait de comprendre que la musique lorsqu’elle est jouée parfaitement, n’a pas besoin de lumière. Comme l’Amazonie n’avait aucun besoin des hommes, pas même de leur présence. » (P. 195)
  • « Le voyage que tu vas faire comprendra sept étapes. Sept étapes par lesquelles tu devras passer pour te défaire de la prophétie et retrouver la liberté. D’abord il te faudra aller nulle part. Puis connaître le hasard, les regrets, la chance, l’errance, la folie pour enfin accéder au rêve. » (P. 212)

 

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