Aharon Appelfeld

« La littérature, si elle est littérature de vérité est la musique religieuse que nous avons perdue. La littérature contient toutes les composantes de la foi : le sérieux, l’intériorité, la musique et le contact avec les contenus enfouis de l’âme. » (Histoire d’une vie – P. 127)

« Un véritable écrivain  écrit à partir de lui-même et la plupart du temps sur lui-même, et si ses propos ont un sens, c’est parce qu’il est fidèle à lui-même, à sa voie, à son rythme. Les généralités, le sujet ne sont que des sous-produits de l’écriture, non son essence. » (Histoire d’une vie – P. 136)

« Un homme n’est pas un écrivain simplement parce qu’il a un certain talent pour l’écriture. Si tu n’es pas relié aux parents, aux grands-parents, et à travers eux à ta tribu, tu es un écrivaillon mais pas un grand écrivain. La littérature russe est juste et grande car elle est reliée aux croyances du peuple russe. L’écrivain russe de méprise pas les icônes, lui-même s’agenouille et supplie : « Jésus, père de ceux qui souffrent, sauve-moi aussi » » (L’amour soudain P 70)

“Ne m’enferme pas dans un hospice, je veux mourir près de mes livres. » (L’amour soudain – P. 75)
« Désormais, il sait que la littérature commence avec le puits au-dessus duquel on s’est penché enfant, la peur noire qui vous a étreint à la vue de sa profondeur, avec le chiot qu’on a caressé et dont il s’est avéré qu’il avait la rage, puis avec la course vers la clinique bondée de gens effrayés, d’enfants qui braillent, le médecin qui tient dans sa mains une grande seringue, découvre le ventre tremblant et y plante l’aiguille. » (L’amour soudain – P. 82)
« Les mots qui ne sont pas reliés à une souffrance ne sont pas des mots, mais de la paille. Toutes ces années je suis allé vers des lieux auxquels je n’appartenais pas, vers des mots qui n’étaient pas nés en moi.[….] Des mots qui ne sont pas nés de mes propres douleurs. » (L’amour soudain – P. 103)
« L’écriture doit aller au fait, sans contorsion. Seuls les êtres à l’âme tourmentée ont une écriture sinueuse, brumeuse, il semble toujours qu’ils ont quelque chose à dissimuler. » (L’amour soudain – P. 204)

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