« Toute la lumière que nous ne pouvons voir » – Anthony Doerr

toute-la-lumiere-que-nous-ne-pouvons-voirDifficile de trouver ce livre toujours réservé dans ma médiathèque..je n’étais pas le seul à vouloir le lire…un auteur inconnu … La Grande librairie… Prix Pulitzer…tout le monde en voulait, tous en parlaient…
Le livre, bien écrit, constitué de chapitres courts alternant les époques et les lieux se lit vite.
Marie-Laure jeune aveugle fuit l’avancée allemande et Paris avec son père employé dans un musée parisien. Il emporte avec lui un diamant mystérieux ou une copie, qu’il sauve de la convoitise nazie. Un diamant qui deviendra aussi l’un des fils conducteurs du roman.

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« Williams Sassine : Itinéraires d’un indigné guinéen » – Elisabeth Degon

williams-sassine-itineraires-dun-indigne-guineenWilliams Sassine est un écrivain relativement méconnu du grand public, en France…Plusieurs de ses titres sont épuisés et introuvables, saut peut-être sur certains réseaux de vente d’ouvrages d’occasion….et c’est bien dommage.
Élisabeth Degon a eu le privilège de le rencontrer avant son décès…Elle a manifestement été séduite par cet homme et a éprouvé le besoin de le remettre en lumière vingt ans après son décès.
Son livre, autobiographie de l’auteur, est très documenté et fourmille de détails sur l’homme, ses rencontres, ses engagements, son œuvre.  

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« Purgatoire des innocents » – Karine Giebel

purgatoire-des-innocentsIls sont quatre, trois hommes, une femme…ils commettent un braquage qui tourne mal. Une voiture de police arrive, les policiers tirent, ils ripostent…une femme est tuée, un policier est mortellement blessé. L’un des quatre, le frère du chef est grièvement blessé….et perd son sang…Seule solution trouver un médecin et partir loin…Ce sera une vétérinaire, qui sous la contrainte, les accueillera à son domicile et soignera le blessé. Il viennent d’entrer dans la maison du diable, celle de l’horreur.
Deux gamines sont enlevées à la sortie de l’école…Le pédophile a tout prévu.
Les deux histoires vont se rencontrer, mais je n’en dirai pas plus.
J’aime les livres qui me font voyager dans des pays que je ne visiterai sans doute jamais, dans des époques passées, aux cotés d’hommes ou de femmes qui ont façonné notre monde….

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« Le dernier lapon » – Olivier Truc

le-dernier-laponIl fait nuit depuis 40 jours…le jour va revenir pour quelques minutes…
Au nord de l’Europe, en Laponie, un tambour lapon utilisé auparavant par les chamanes Samis est volé, le jour même où il revient dans son pays d’origine.  Tambour sami.jpgQuelques heures après un éleveur de rennes lapon est découvert mort et affreusement mutilé : ses oreilles sont coupées. Deux événements qui perturbent fortement la tranquillité de la ville. Quelques jours plus tard les oreilles de l’éleveur sont retrouvées entaillées comme celles des rennes…des marques comparables à celles que les éleveurs découpent sur les oreilles des jeunes rennes afin d’en marquer leur propriété….Vengeance, crime crapuleux ? Je ne vous en dit pas plus.

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« Notes d’un embusqué » – Aurèle Patorni

notes-dun-embusqueUn tout petit livre, très vite lu, interdit lors de sa sortie en 1919, qui devait certainement gêner un grand nombre de personnes, érudites ou non, d’hommes politiques, d’hommes de toutes conditions, de pousse au crime, qui avaient trouvé le « bon filon » pour ne pas risquer leur vie dans les tranchées. 
Un livre de petites citations, de « bonnes raisons » pour ne pas monter au front, et tout faire pour rester à l’arrière. Ces planqués que l’auteur débusque dans leurs propos d’hommes politiques, de députés, de harangueurs poussant à l’héroïsme. 
Un livre qui donne une autre image de cette France de 1914-18, qui vit comme tout pays en guerre, ses profiteurs, ses planqués….l’hypocrisie en temps de guerre. 

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Aurèle Patorni

Libraire et écrivain français né à Paris en 1880, décédé en 1955

Biographie :

Fils d’un capitaine, Aurèle Patorni, qui tint une librairie près des Champs-Élysées au lendemain de la Première Guerre mondiale, épousa Régina Casadesus, artiste qui mena de front piano et clavecin et obtint de grands succès.

Dès la fin des années vingt, il adhéra à la Ligue des réfractaires à toute guerre et collabora à son organe Le Réfractaire (Paris, 1927-1932), à l’hebdomadaire pacifiste la Patrie humaine (Paris, 1931-1939) lancé par Victor Méric, Louis Loréal, Roger Monclin et Robert Tourly, à La Clameur (Paris, 1932-1936) organe de l’Union des intellectuels pacifistes. Il collaborait également au périodique néo-malthusien d’E. Humbert, la Grande réforme (1931-1939), à l’Insurgé – le vrai (1937) de Gérard Leretour, à l’Almanach de la Paix en 1934, à La Revue anarchiste (1929-1936) de F. Fortin, à La Voix libertaire (Limoges, 1929-1939) organe des fédéralistes anarchistes, au Libertaire, organe de l’Union anarchiste. Lors de la guerre d’Espagne, il s’associa aux efforts de Louis Lecoin lorsque ce dernier fit paraître SIA (1938-1939), organe de la Solidarité internationale antifasciste auquel il collabora. Lords de la retirada en février 1939, il participa avec Emilienne Morin et Maurice Jacquier à une série de meetings de la SIA, à Paris en région parisienne, pour récolter des fonds et de l’aide pour les réfugiés espagnols internés dans les camps du sud de la France. Il demeurait alors 112 boulevatd Malesherbes. Il était également membre de l’Union de la jeunesse prolétarinne (UJP) fondée début 1939 sous l’égide de l’Union anarchiste. En juillet 1939, il fut poursuivi et condamné avec César Fauxbras à la suite d’articles en faveur du contrôle des naissances parus dans SIA.

Orateur apprécié, il entreprit durant l’entre-deux-guerres, de nombreuses tournées de conférences et il eut un certain succès comme romancier avec Le Nouveau chemin et surtout Le rire dans le cimetière publié en 1932 aux éditions de l’En Dehors. Il écrivit également des pièces de théâtre comme La Grande retape. Enfin, il publia plusieurs recueils de poèmes (l’Amour c’est être deux, Le Fou, Échappements libres, etc…) des opérettes et des chansons d’enfants dont sa compagne composait la musique.

Après la Libération, il poursuivit sa collaboration à la presse libertaire notamment au Libertaire l’organe de la Fédération anarchiste, à Ce qu’il faut dire (1944-1948) de L. Louvet, à L’Homme et la vie (1946) de Manuel Devaldes et à la revue Défense de l’homme (1948-1976)

Ses romans

Dans Mesbelleslectures

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