Alexia Stresi

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« Le sillage de la baleine » – Francisco Coloane

le sillage de la baleine coloanePedro Nauto a 13 ans quand il perd sa mère, retrouvée noyée et défigurée…Après 4 jours, dans l’attente d’une autopsie, elle est enterrée. Le gamin n’a pour seule famille que son grand-père riche propriétaire terrien. Le vieil homme méprisait sa fille, une fille-mère….Alors le gamin décida de le quitter, et de travailler ailleurs afin de rendre en retour les journées de travail qu’on leur avait prêtées :  « Pedro passa le plus clair de son temps à travailler chez les uns et les autres afin de rembourser les dettes de sa mère »..
…Mais la mer l’attirait, le Pacifique, immense, riche…

baleine

Un plongeur à la recherche du banc d’huîtres qui lui permettrait d’être riche pour le restant de ses jours le prend sur son bateau, Pedro veillera à la bonne alimentation en air du scaphandre…mais le plongeur trop naïf avec ses « amis », devra déchanter et s’incliner devant la puissance de l’argent…déjà en 1910, et perdre ses ambitions.

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« Pauvre Blanc » – Sherwood Anderson

Pauvre BlancHugh McVey est un gamin élevé par son père, alcoolique et paresseux. Celui-ci oblige le gamin à travailler, afin de lui ramener de quoi picoler et ronfler. Hugh trouve un petit travail dans une gare. On est encore à la fin du XIX ème siècle. Et là, dans cette gare, il découvre LA femme…la première femme de sa vie, celle qui va le sortir de sa crasse intellectuelle, de sa paresse, lui faire découvrir, non pas l’amour – aucun des deux n’a la tête à ça – mais les livres, la culture. Elle est celle qui va lui faire découvrir son potentiel, qui va lui monter qu’il peut faire autre chose que balayer une gare.
Et le gamin passera sa vie de gamin dans les livres, à rêvasser et en s’isolant. « Il sentait que pour une raison inconnue, l’humanité le tenait à l’écart. »

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Sherwood Anderson

Sherwood Anderson.jpgRomancier américain né à Camden, Ohio en 1876 et décédé à Panama en 1941

Sherwood Anderson eut une influence décisive sur Faulkner, qu’il prit sous son aile, et sur Hemingway.

Bukowski dira de lui : 

  • « le style est un bon outil pour dire ce que tu as à dire mais quand tu n’as plus rien à dire, le style est une pine qui bande mou devant le con mirobolant de l’univers. (Knut) Hamsun n’a jamais manqué de choses à dire parce qu’il ne s’est jamais arrêté de vivre. Hemingway s’est arrêté, ou s’est mis à vivre de la même façon. Sherwood Anderson ne s’est jamais arrêté… » 

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« Grossir le Ciel » – Franck Bouysse

Grossir le CielEntre Alès et Mende, en terre cévenole, bien loin de ces axes autoroutiers empruntés pour se rendre au soleil de la Méditerranée se trouvent les Doges. Ne cherchez pas sur les cartes…vous ne trouverez pas ce lieu-dit, ces deux vieilles fermes de pierres à coté de Grizac (village du parc national des Cévennes) : « Pour être précis, il faudrait dire qu’entre les Doges et le village les kilomètres ne duraient pas pareil, selon qu’on était en bonne ou en mauvaise saison. Les distances, dans ce coin-là, c’est du temps, pas des mètres. »
Deux vieilles fermes habitées par deux hommes plus tout jeunes; Abel a 70 ans et son plus proche voisin Gus en a 50. Deux voisins qui vivent chacun de leur côté, sans femme, avec pour seuls compagnons le bétail. Là-haut, il faut avoir « la chance de trouver une femme », et de la garder. Gus, quant à lui peut profiter de la compagnie de son fidèle chien Mars. 

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« Illska » – Eirikur Orn Norddahl

IllskaUn livre fascinant, un peu comme cette Islande !
Un livre qui sème le chaud, comme ses geysers et le froid comme ses glaciers. Un livre qui ne peut laisser indifférent…. 
Certaines parties vous retournent, vous donnent un grand plaisir de lecture, vous proposent découverte sur découverte, vous secouent les neurones, d’autres plus obscures vous donnent envie de tout laisser tomber, mais une petite voix intérieure vous dit de poursuivre…

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« Churchill m’a menti » – Caroline Grimm

Churchill m'a mentiUne belle couverture et un titre qui interpelle…Quoi? Cet homme politique aurait pu nous mentir?
La première phrase de la quatrième de couverture précise : « C’est une histoire vraie et oubliée… » Laissons nous tenter et vérifions si les quelques mots du Point en première de couverture ne mentent pas….sur ce livre écrit par une inconnue (pour moi)
Tout le monde sait que la résistance des Anglais, leur courage sous les bombes nazies, leur flotte, ont permis d’éviter l’invasion de l’Angleterre par les armées hitlériennes…
Toute l’Angleterre ? Non quelques îlots des Îles Anglo-Normandes, Jersey, Guernesey, Aurigny…ont été envahies par l’armée nazie, …ça me fait penser à l’inverse des premières pages des albums d’Astérix…

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