« Le sillage de la baleine » – Francisco Coloane

le sillage de la baleine coloanePedro Nauto a 13 ans quand il perd sa mère, retrouvée noyée et défigurée…Après 4 jours, dans l’attente d’une autopsie, elle est enterrée. Le gamin n’a pour seule famille que son grand-père riche propriétaire terrien. Le vieil homme méprisait sa fille, une fille-mère….Alors le gamin décida de le quitter, et de travailler ailleurs afin de rendre en retour les journées de travail qu’on leur avait prêtées :  « Pedro passa le plus clair de son temps à travailler chez les uns et les autres afin de rembourser les dettes de sa mère »..
…Mais la mer l’attirait, le Pacifique, immense, riche…

baleine

Un plongeur à la recherche du banc d’huîtres qui lui permettrait d’être riche pour le restant de ses jours le prend sur son bateau, Pedro veillera à la bonne alimentation en air du scaphandre…mais le plongeur trop naïf avec ses « amis », devra déchanter et s’incliner devant la puissance de l’argent…déjà en 1910, et perdre ses ambitions.

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Francisco Coloane

C’est en mêlant faits réels et fantaisie, en rapprochant des événements survenus en d’autres temps ou d’autres lieux, c’est en vivant, en rêvant, en observant que j’ai pu écrire mes contes et mes récits. Peut-être est-il plus facile de créer de fausses réalités, mais le lecteur adulte ou enfant, éprouvera de la tristesse à l’idée qu’on l’a trompé. Oui, il est plus facile d’inventer une réalité de toutes pièces que de pénétrer dans celle qui nous est la plus proche. Car pour approcher le fantastique qui se cache toujours au cœur de la réalité, il faut du courage, de la détermination. Les écrivains sont comme des dresseurs de chevaux. Tout le monde peut monter à cheval, mais rares sont ceux qui soient capables d’amadouer un animal sauvage. Le problème majeur de la création littéraire est, selon moi, d’harmoniser la profondeur de la pensée avec le reflet de la vérité de la véritable vie, à travers l’image, le symbole ou le mot simple accessible à tous. (Le Passant du bout du monde – P. 94)

Francisco Coloane

« Je ne peux pas non plus m’expliquer comment j’ai appris rapidement à lire et à écrire. C’est ce qui m’arrive quand j’écris une nouvelle ou un roman. Tantôt je le fais avec bonheur et enthousiasme, tantôt avec effort et ennui. Et si ce que j’écris me barbe, j’abandonne très vite, car je pense que cela barbera également le lecteur. C’est pourquoi la littérature n’a pas été pour moi aussi indispensable qu’on pourrait le penser. Je peux parfaitement vivre sans elle, surtout si je n’ai pas la liberté d’exprimer ce que je ressens. » (« Le Passant du bout du monde » – P. 38) Lire la suite

« Le Passant du bout du monde » – Francisco Coloane

Le Passant du bout du mondeJ’avais découvert Francisco Coloane grâce Luis Sepulveda dans « Une sale histoire : (Notes d’un carnet de moleskine) ». Coloane est pour lui « Le plus grand écrivain du Chili »…J’avais beaucoup aimé « Le Dernier mousse ». Dans « Le passant du bout du monde », Coloane nous raconte son enfance, sa vie, son amour pour les îles Chiloé qui l’ont vu naître et grandir, pour la Province des Magellanes…un coin du monde dont personne ne parle, battu par le vent austral, pays de landes, de moutons…Il nous conte les légendes qui façonnent les gamins.

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« Le dernier mousse » – Francisco Coloane

Le dernier mousseC’est l’été, un peu de fraîcheur vous ferait du bien, une envie de retour à l’adolescence ?
Alors essayez de trouver « Le dernier mousse »…vous ne regretterez pas cet embarquement clandestin vers les eaux froides de la Patagonie
Alejandro est encore un gamin, son frère lui manque, il est parti il y a plusieurs années vers le sud, nous sommes au Chili, vers le froid. Alors Alejandro va embarquer clandestinement sur un grand voilier de la Marine militaire, pour tenter de retrouver son frère aîné : la Corvette Général Baquedano, une corvette effectue son dernier voyage, un voyage à la voile, avant d’être désarmée, remplacée par un bateau qui sentira le gasoil
Découvert, il deviendra mousse sur ce bateau.

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