Nagala Camara

« L’écrivain, le vrai, est avant tout un tribun, un altruiste, un libre penseur , donc peu – pas du tout, devrais-je dire – enclin à frayer avec ce qui s’écarte de la  vertu et de la vérité. L’écrivain porte l’écriture en lui comme un mal nécessaire, indispensable, vital. Nous devons écrire pour poser les jalons de l’histoire. L’écrivain véritable, regarde le présent avec un dédain souverain. Il a pour lui le futur, l’avenir….la postérité. Il laboure la postérité ; en cela, c’est un visionnaire. Hélas, pour ses contemporains, surtout pour les tenants de tout pouvoir, il apparaît comme un marginal, un inadapté social, un charlatan, un exalté, un illuminé. » (« Le printemps de la liberté » – P. 180)


« L’écrivain véritable, le tribun, le libre penseur, est d’emblée dans le collimateur du système car c’est un empêcheur de tourner en rond, un leader d’opinion, qui lui cause des tracas.  L’écrivain ne s’accommode guère du pacte avec ceux qui officient lors de sabbats au cours desquels on étripe la vérité ! L’écrivain est la figure de proue de la fronde populaire, de la révolte contre le culte de le personnalité, la dictature, la tyrannie sous toutes les formes. L’écrivain est la vigie de la société. Il est en avance sur son temps. C’est un « avant-gardiste ». Grâce à sa culture et à sa tournure d’esprit, il explore le passé pour comprendre le présent. Observateur attentif et avisé de la société contemporaine, il fait des projections dans le futur. Son oeuvre est le baromètre de la société. Selon que l’écrivain est libre ou pas, on sait comment se porte la société.  » (« Le printemps de la liberté » – P. 181)


« L’écrivain se doit de plier le roman, de l’adapter à ses besoins propres, aux exigences du moment, pour en faire un forum, un foisonnement d’idées d’avant-garde. L’écrivain faillirait à sa mission s’il se complaisait dans le roman purement ludique. L’imaginaire plonge ses racines dans la densité du réel et projette ses branches au ciel. La fiction s’inspire, sort, procède du réel qu’elle corrige et adapte au grès des fantasmes et lubies de son auteur. Dans les romans que des esprits chagrins pourfendent – pour des raisons inavouées – l’imaginaire est là, sous-jacent, et le réel omniprésent. »(« Le printemps de la liberté » – P. 186)

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