« La sœur » – Sándor Márai

La soeurPlusieurs personnes ne se connaissant pas, passent dans un hôtel  transylvanien, le « quatrième Noël de la Deuxième Guerre mondiale »…On ne perçoit pas du tout une atmosphère de fête, mais une forme de lassitude et d’ennui, de grisaille. Un calme et un ennui troublés par le suicide d’un couple…Parmi elles, des chasseurs, le narrateur qui est écrivain et Z; un pianiste-compositeur, qui ne peut plus jouer…il a deux doigts paralysés…On se demande un peu où l’auteur veut nous emmener. Il pleut , il neige, ce début de roman est triste mais un petit quelque chose, l’écriture sans doute, pousse le lecteur à poursuivre…L’écrivain et le pianiste sympathisent et le pianiste lui promet de lui transmettre quelques notes lui expliquant l’origine de son handicap…Plusieurs mois après l’écrivain reçoit des feuillets qui constituent l’essentiel du roman…Ces notes rédigées par le pianiste lui sont transmises après le décès de ce dernier. 

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Sándor Márai

Sándor MáraiÉcrivain et journaliste hongrois né en 1900 à Kassa qui faisait alors partie du Royaume de Hongrie dans l’Empire austro-hongrois (aujourd’hui Košice, en Slovaquie)

Il se suicida en 1989 à San Diego, aux États-Unis, 

Ses livres seront interdits sous le régime communiste hongrois et ne seront pas édités en Hongrie jusqu’à la chute du régime. Lire la suite

« Le grand combat » – Ta-Nehisi Coates

Le grand combatQuand on est un gamin noir, vivant dans les années 80 dans le quartier, le ghetto de West-Baltimore, les seuls horizons qui s’offrent sont la drogue, les gangs, la violence, les flingues et la mort violente sur le bord d’un trottoir…les tentations sont grandes, on marche en permanence sur le fil du rasoir. 
Dès les premières pages du livre, Coates témoigne de la violence qui règne dans  ces quartiers :  « À cette époque, Baltimore était la proie des factions, divisée en gangs qui prenait le nom de leur quartier. Ceux de Walbrook Junction régnaient en maîtres, jusqu’à ce qu’ils se heurtent à North et Pulaski, une bande de lâches sans vergogne, le genre à te mettre la honte devant ta meuf. Mais tout en haut trônait Murphy Homes. L’ampleur de leur scélératesse leur conférait une dimension mythique. Partout où ils passaient -la vieille ville, Shake and bake, le port -, il brisaient des genoux et pêtaient des tronches. Jusqu’aux confins les plus reculés, on entendait résonner leur nom : Murphy Homes cassait du négro à coups de pistolet de pompe à essence. Murphy Homes lacérait les dos et versait du sel dans les plaies. Murphy Homes se téléportait en un clin d’oeil, volait à dos de chauve-souris, accomplissait des rites macabres au sommet de Druid Hill. »

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« Matin rouge » – Chantal Delsol

matin-rougeAndreas est un jeune gamin vivant en Egypte dans les années 30. Son père, Nikos Damanisko, grec émigré dirige un commerce florissant d’éponges naturelles. Il élève Andreas avec rigueur, en l’incitant plutôt à lire qu’à jouer. Le gamin maîtrise plusieurs langues. Et surtout il est élevé dans la rigueur morale et l’amour du Parti, le Parti communiste dont son père est l’un des membres actifs. Aussi après la mort de son père, et à l’issue de la guerre, c’est tout naturellement qu’Andreas cherchera à aider le Parti communiste grec dans la guerre qu’il mène pour s’imposer. Il part vers Marseille, Paris, ne trouvera pas la guerre pour laquelle il s’est engagé et arrive finalement en Tchécoslovaquie, où le Parti lui donne à diriger une école d’enfant grecs. Stupeur, il découvre que ces gamins ont été enlevés de force à leur famille afin d’être « éduqués ». Indigné, il se révoltera, deviendra prisonnier des camps, sera battu. Libéré il deviendra un dissident participant notamment au printemps de Prague. 

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Chantal Delsol

Chantal DelsolPhilosophe, historienne des idées politiques, et romancière française née à Paris en 1947.

  • Fondatrice de l’Institut de recherche Hannah Arendt
  • Membre de l’Académie des Sciences morales et politiques
  • Éditorialiste au Figaro, à Valeurs actuelles,
  • Directeur de collection aux éditions de La Table Ronde.

Son site : http://www.chantaldelsol.fr/

Auteure de nombreux essais et ouvrages philosophiques

Ses romans

  • L’enfant nocturne
  • Quatre
  • Matin Rouge
  • L’expédition Janus

Dans Mesbelleslectures

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« Le journal de Mary » – Alexandra Echkenazi

Le Journal de MaryLes hommes et femmes de ma génération ont été bercés dans l’amour et les sourires du couple glamour de JFK et de Jackie…soigneusement entretenus par les Paris-Match et autres…la télé n’était pas encore très répandue… Puis un sinistre 22 novembre 1963, fit éclater le crâne du Président, et la vérité sur ce couple qui se déchirait, surtout quand Jackie partit se réfugier et se consoler, quelques mois plus tard, dans les bras et avec les dollars d’Aristote Onassis … Progressivement le monde apprit que Kennedy qui faisait rêver mamies et femmes moins mures était un collectionneur compulsif de conquêtes féminines, capturant avec son charme et son pouvoir, tout ce qui bougeait et portait jupon…un mythe tombait..

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« De sang-froid » – Truman Capote

De sang-froidDeux jeunes hommes, Dick et Perry souhaitant cambrioler la maison d’un riche fermier, l’assassinent froidement, ainsi que son épouse et deux de ses enfants. Ils ont ligoté les victimes et les ont égorgé ou leur ont tiré dans la tête….Préméditation : il fallait « leur foutre…leur mettre tout plein de cheveux sur les murs ». Deux jeunes hommes passés de la petite délinquance au crime sordide. 
Comment pour quelques dollars, pour un poste de radio, pour un chéquier peut-on tuer sauvagement une famille, une gamine..?
Roman né de l’imagination d’un auteur ? Non. Il s’agit de l’un de ces faits divers que connaissent les Etats-Unis de la fin des années 50 et des années 60

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« Le terroriste noir » – Tierno Monénembo

Le terroriste noirAddi Bâ est un jeune guinéen soldat de l’armée française, l’un de ces « tirailleurs sénégalais ». Fait prisonnier par l’armée allemande lors de la bataille de la Meuse il s’évade et rejoint les forêts des Vosges où il erre et se cache.Il n’est pas l’un de ces coloniaux arrivés, souvent contre leur grès, en France depuis leur Afrique natale à la veille de la guerre.  Il a été adopté à l’âge de treize ans par un percepteur des impôts qui officiait à Conakry…. Parce qu’il était noir il fut affecté à l’un des régiments de chair à canon, les tirailleurs sénégalais…Dans l’armée française, on ne mélangeait pas les couleurs, à cette époque. « Sitôt la guerre terminée, on les jette comme des Kleenex usagés, […] Plus personne de pense à eux après! [….] avec un coup de pied au cul, les poumons en sang et les jambes en moins ; abrutis, sous-gradés, absents des citations et des monuments aux morts, et avec ça, un pécule inférieur de dix fois à celui de leurs collègues blancs. »

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