Robert Badinter

Robert Badinter (2).jpgAvocat, homme politique et écrivain français né à Paris en mars 1928 et décédé le 9 février 2024 à Paris 6e

À l’occasion du 44ᵉ anniversaire de la promulgation de la loi abolissant la peine de mort, Robert Badinter a été honoré le  jeudi 9 octobre 2025, par une entrée au Panthéon.

 
Militant pour les droits de l’Homme, il exerce aussi diverses responsabilités au sein de la Ligue des droits de l’Homme, d’Amnesty International et des instances de la communauté israélite.

Ministre de la justice sous le président Mitterrand (1981-1986), il fit voter l’abolition de la peine de mort le 9 octobre 1981. 

De 1986 à 1995, il a présidé le Conseil constitutionnel. En 1995, il a été élu Sénateur (socialiste) des Hauts-de-Seine et réélu en 2004. 

Il était l’époux de la philosophe Élisabeth Badinter.

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« Un loup pour l’homme » – Brigitte Giraud

Un loup pour l'hommeUne amie me l’avait conseillé, vivement conseillé…Après 5 lignes, j’ai failli le lâcher. 
Dès la première page j’ai été « bousculé » par l’attitude  qui me semblait irréaliste du « médecin [qui] ne voit aucune raison d’interrompre la grossesse » de Lila, parce qu’Antoine son mari est appelé en Algérie en qualité de bidasse. « Elle est en parfaite santé, elle est jeune »
Certes les médecins avaient depuis 1955 la possibilité de faire pratiquer ou de pratiquer des avortements thérapeutiques mais le sujet demeurait encore tabou, et interdit par les mœurs, et la loi sur de très nombreux points. Seules les « faiseuses d’anges » dont les noms et adresses s’échangeaient sous le manteau, réglaient les erreurs dues à la méthode de calcul d’Ogino, « père » de si nombreux enfants….. Le médecin ne pouvait nullement fonder sa décision sur la seule jeunesse et la seule santé de la maman, qui n’étaient pas les seuls critères pris en compte…un peu trop rapide à mon goût !

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Brigitte Giraud

Brigitte Giraud.jpgAuteure française née à : Sidi-Bel-Abbès (Algérie) en 1960

Elle a exercé également  les professions de journaliste et de libraire. 

Elle est lauréate du Goncourt de la nouvelle en 2007 pour son recueil « L’amour est très surestimé », a reçu en 2001 la mention spéciale du prix Wepler pour « À présent », et le prix Giono pour « Une année étrangère » en 2009.

Brigitte Giraud dirige la collection de littérature « La forêt » aux éditions Stock où elle publie les auteurs : Fabio Viscogliosi, Dominique A, Sébastien Berlendis, Mona Thomas…. Lire la suite

Dezsö Kosztolányi

  • « L’écrivain est le plus infidèle des amants. Ce qu’un jour il touche, il l’abandonne à tout jamais, après l’avoir abîmé, brûlé, rendu inutilisable pour la vie. Aussi l’oublie-t-il pour toujours. Rien ne l’ennuie davantage que ce qu’il a déjà vécu. Crée-t-il quelque chose qu’il le tue par là même aussitôt. De ce fait il ressemble au menuisier qui abat un arbre vivant, le débite, en fait des planches dont il fabrique des meubles. » (Texte : Quelqu’un – Cinéma muet avec battements de cœur – P. 81)
  • « Ce n’est pas le respect des mots que j’enseignerais en premier à mes élèves. Les mots, de toute façon, on n’en manquera jamais. Je leur enseignerais à mépriser les mots faux et vides, ainsi seulement ils pourraient, plus tard, apprécier les mots pleins et vrais. » (Texte : Deux ou trois choses à propos de l’écriture – Cinéma muet avec battements de cœur – P. 84)

 

« Cinéma muet avec battements de cœur » – Dezsö Kosztolányi

Cinéma muet avec battements de coeur53 petits textes, rassemblés sous un seul titre…. une à trois pages de réflexions morales, de micro romans, de sensibilité, d’indignation pour nous entretenir de la vie, de certaines de ses aberrations, du travail de l’écrivain, des riches et des pauvres, de l’Europe, des enfants, pour nous faire sourire ou nous indigner…des petits textes à lire au compte goutte, un par-ci, un par-là, dans l’ordre ou le désordre, au grè de vos envies. 
Tour à tour poétiques, baroques, souvent toujours d’actualité et intemporels malgré leurs 100 ans voire plus……Bref…parfaits pour lire quand on a quelques minutes devant soi, parfaits pour s’évader un peu…et relever les yeux afin de se rendre compte que rien n’a changé dans notre monde. 

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Sara Collins

  • « Les livres étaient mes compagnons […] Et je suis heureuse d’avoir pu apprendre, quelle que soit la raison pour laquelle c’est arrivé. Cela m’a permis de voir qu’une vie n’est pas figée, qu’elle peut être pleine d’aventures. Parfois, je m’imaginais que j’étais une dame comme dans les romans et les histoires d’amour. » (Les Confessions de Frannie Langton – P. 144-5)
  • « …à mon avis, la lecture sert plutôt à se dégager du monde. A s’en échapper. Tout peut prendre forme dans un livre, même si le monde est uniforme. » (Les Confessions de Frannie Langton – P. 145)
  • « J’ai aimé deux choses : les livres que j’ai lus, et les personnes qui les ont écrits. Car, malgré le cas qu’on en fait, la vie n’a pas de sens, mais les romans nous permettent de croire que, en fait, elle est quelque chose. » (Les Confessions de Frannie Langton – P. 392)

« Les Confessions de Frannie Langton » – Sara Collins

Les Confessions de Frannie LangtonFrannie Langton va être jugée par un tribunal anglais pour le meurtre sauvage de ses employeurs, George et Marguerite Benham…Nous sommes en avril 1826.
Elle a été retrouvée dans le lit de Mme Benham, à ses côtés, les mains pleines de sang. Elle sait qu’elle va être condamnée à être pendue, même si elle ne se rappelle pas ce qui s’est passé. Aux yeux de tous, elle devient la « négresse meurtrière »…bien qu’elle soit mulâtre.
Oui, Frannie est une « négresse », on ne disait pas encore « une Noire », une vulgaire marchandise qui dira d’elle :  « Toute ma vie on m’a appris que les corps noirs n’ont aucune valeur, mais un prix supérieur à celui des rubis ».
Frannie raconte sa vie, son enfance en Jamaïque à Paradise, la plantation de canne à sucre de Langton, son maître qui lui donna son nom. Elle était domestique, un peu plus haut placée dans la hiérarchie des nègres qui y travaillent que les esclaves qui cultivent les cannes. Elle avait même appris à lire, ce que les autres nègres étaient incapables de faire. Elle adore lire, surtout Candide. Langton l’a faite venir avec lui en Angleterre et l’a offerte à Benham…sans état d’âme comme un vulgaire cadeau !

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Sara Collins

sara collins.jpgSara Collins est d’origine jamaïcaine. Elle a grandi à Grand Cayman et a étudié le droit à la « London School of Economics » 

Elle a travaillé comme avocat pendant 17 ans avant de faire une maîtrise en écriture créative à l’Université de Cambridge, où elle a reçu le Prix Michael Holroyd 2015 pour la création littéraire. (Source Babelio)

Quand elle parle des livres et de la lecture

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« Suite française » – Irène Némirovsky

Suite-francaise« Mon Dieu ! que me fait ce pays ? Puisqu’il me rejette, considérons-le froidement, regardons-le perdre son honneur et sa vie. Et les autres, que me sont-ils ? Les Empires meurent. Rien n’a d’importance. Si on le regarde du point de vue mystique ou du point de vue personnel, c’est tout un. Conservons une tête froide. Durcissons-nous le cœur. Attendons. »
Quelques mots relevés dans les annexes du livre, extraits des notes de l’auteure reprises en fin d’ouvrage… Irène Némirovsky était lucide. Quelques mois plus tard elle était gazée à Auschwitz…une parmi six millions. Elle avait presque 40 ans.
J’avais lu ce livre il y a bien longtemps, lorsqu’il obtint le prix Renaudot en 2004. Une récompense posthume bien méritée, une reconnaissance qui m’avait bouleversé. C’était la première fois que ce prix était attribué à un auteur disparu.

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Irène Némirovsky

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Auteur de nationalité russe née à Kiev  (Ukraine) en février 1903 et morte à Auschwitz le 17 août 1942

Son père, Léon Némirovsky, était un des plus riches banquiers de Russie. Mais lorsque la révolution éclate dans le pays en 1917, Léon Némirovsky préfère éloigner sa petite famille du pays en crise et s’installe en France en juillet 1919. Irène reprend alors brillamment ses études et décroche en 1926 sa licence de lettres à la Sorbonne.

Plus sur Irène Némirovky : Site Babelio

Quelques titres

  • Le Malentendu
  • L’Enfant génial
  • L’Ennemie
  • David Golder
  • Le Bal
  • Les Mouches d’automne
  • L’Affaire Courilof
  • Le Pion sur l’échiquier
  • Le Vin de solitude
  • Jézabel
  • La Proie
  • Deux
  • Les Échelles du Levant
  • Les Chiens et les Loups
  • Les Biens de ce monde
  • Le Maître des âmes
  • Les Feux de l’automne
  • Suite française
  • Chaleur du sang

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