Autriche 1937 …Le Preininger a été foudroyé par un orage lors de sa baignade…c’était l’un des hommes les plus riches de la contrée. Amateur de femmes, il aimait aussi la mère de Franz Huchel. Celle-ci, privée d’une partie de ses ressources qu’il lui adressait tous les mois, se voit contrainte d’éloigner son fils, de lui trouver un emploi. Ce sera chez Otto Tresniek, qui tient un bureau de tabac à Vienne. L’homme « doit une faveur » à sa mère…On n’en saura pas plus. Après un long voyage en train, Franz découvre Otto, un invalide, amputé d’une jambe au cours de la première guerre mondiale. C’est grâce à cette jambe manquante qu’il a pu obtenir ce commerce. Franz fait connaissance avec un homme cultivé et découvre le monde des journaux. « Le poste de travail de Franz allait être un petit tabouret, près de la porte d’entrée. C’est là qu’il était censé rester tranquillement assis sans piper mot, à attendre les instructions – tant qu’aucune tâche plus urgente ne le requérait -, tout en s’employant à aiguiser sa cervelle et à élargir son horizon, autrement dit, à lire les journaux » et humer le tabac et les cigares…et l’air du temps.




Faites donc cette expérience : capturez un oiseau, puis peignez-lui les plumes de couleurs vives, bien éloignées de ses couleurs d’origine et relâchez-le dans la nature. Naturellement il volera vers ses congénères, qui ne le reconnaissant pas comme un des leurs, s’empresseront de le tuer au plus vite. C’est un peu ce qui arriva à ce livre, qui fut très criqué, semble-t-il à la fois par les survivants de la Shoah et par les autorités politiques d’Europe de l’Est qui lancèrent des campagnes contre le livre et l’auteur. Ce livre fut même interdit. 
Martin est un marin d’une vingtaine d’année, qui ne connait du monde que les bateaux, les bars à marins dans lesquels les bagarres éclatent quand on a affaire avec quelques susceptibilités… Alors les couteaux sortent des poches…Martin Eden est l’un de ces marins balafré au cou à la suite d’une bagarre avec un mexicain… Il a sauvé un jeune homme de bonne famille, qui l’invite chez lui.
Un voyage déroutant dans une aventure, dans une lecture faite de contrastes entre des pages plaisantes et intellectuellement enrichissantes et d’autres au contraire plus fades, plus mièvres, qui ne m’ont pas enthousiasmé…Un livre d’oppositions entre des plus et des moins, des plus-plus et des moins-moins…Un livre dans lequel la dure réalité passionnante, côtoie certaines invraisemblances.
Ils sont morts en silence, hachés par la mitraille, toujours en première ligne, chair à canon pas chère en larmes…
