« La louve » – Paul-Henry Bizon

LA louve

La famille Vollot est installée en Vendée depuis des générations. C’est une famille de bouchers chez qui le client est assuré de trouver de la bonne viande. Ils connaissent les bêtes qu’ils tuent, es éleveurs qui les font naître et grandir. Rien à voir avec cette viande en barquette qu’on commence à trouver dans les supérettes. Romain, qui a fait une école de commerce envisage de développer l’affaire en y associant ses frères. Mais Camille souffre d’un stress post traumatique après un drame familial survenant peu de temps avant les événements du 11 septembre. Camille s’isole, s’éloigne de la famille, s’installe à Nantes, accompagné par Victoire son amie, qui l’épaulera chaque jour afin de le sortir de sa détresse. Là, grâce à une vieille femme, il découvre la terre, et les légumes bio, la permaculture et à la culture sous les arbres, l’agroforesterie…une technique ancienne de culture,  dans laquelle il s’épanouit…Progressivement, ce baba-cool prêchera afin de convertir, à ces nouvelles techniques, d’autres agriculteurs  qui trouveront là un moyen d’éviter la fermeture de leur exploitation...

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« Le poète de Gaza » – Yishaï Sarid

Le Poète de GazaIl est agent des services secrets israéliens, spécialiste des interrogatoires musclés au cours desquels il utilise la violence, les coups pour faire parler les plus récalcitrants, pour obtenir un nom, une dénonciation… Toujours sur la brèche, il lutte en permanence contre les kamikazes cherchant à se faire exploser devant une synagogue, dans un bar. Alors tout lui est permis. Quelques fois les prisonniers meurent. Ses chefs lui le reprochent : le mort n’a pas parlé, n’a pas livré ses secrets, des noms…Ils lui demandent d’avoir un entretien, qu’il fuit, avec un psychologue.
Pour lui, dans Israël qui possède « des satellites-espions capables de détecter l’odeur du rot que laissera échapper n’importe quel gars de Jénine après avoir mangé un hoummous aux fèves et aux oignons, on en revient toujours aux mêmes méthodes : la douleur, la peau, les nerfs, le sac en toile puant sur la tête, les mains attachées par des liens qui entaillent la chair. Le seul moyen d’éviter ça, c’est de les faire crever de trouille à l’idée de ce que tu risques de leur infliger. »

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Conceicao Evaristo

« Il était persuadé que quand une personne savait lire ce qui est écrit et ce qui ne l’était pas, elle faisait un pas crucial vers sa libération. » (« Banzo, mémoires de la favela » – P. 159)

« Je ne suis pas née entourée de livres, j’insiste. C’est dans le temps et l’espace que j’ai appris depuis l’enfance à cueillir les mots. Notre maison était dénuée de biens matériels mais habitée par les mots. Ma mère et ma tante étaient de grandes conteuses, mon vieil oncle était un grand conteur, nos voisins et amis contaient et racontaient es histoires. Chez nous, tout était raconté, tout était motif de prose-poésie. Mais c’est également au sein de ma famille que le monde de la lecture, celui du mot écrit, me furent présentés. Majoritairement semi-analphabète, tout mon entourage était néanmoins séduit par la lecture et l’écriture. Nous avions toujours à la maison des vieux livres, des vieilles revues, des journaux. Je me souviens de nos nuits de lecture, où ma mère ou ma tante feuilletaient avec nous les pages imprimées et les traduisaient. En grandissant, j’inversai les rôles et fis moi-même la lecture pour tous. » (Préface de « L’histoire de Ponciá » Discours prononcé en 2009 par Conceição Evaristo, lors d’un colloque de littérature)

« Banzo, mémoires de la favela » – Conceicao Evaristo

Banzo, mémoires de la favela.jpgTous vivent dans une ces favela brésiliennes..dans quelle ville ? On ne le saura pas, mais qu’importe ! C’est LA favela type proche des grandes villes mais sans lien avec celles-ci. Leur monde se limite à ces taudis. Une favela faite de poussière quand il fait beau et de boue les jours de pluie, construite au grès du temps, de bric et de broc, où vivent des petites gens, travaillant sur des chantiers, des femmes délaissées ou veuves, des femmes de ménage, des vieux qui attendent la mort..un bidonville ou presque aux portes d’une grande ville, qu’on ne verra jamais. Un bidonville dont personne ne sait à qui appartient le sol. C’est facile de les expulser sans recours possible.

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Conceicao Evaristo

Conceicao Evaristo.jpegAuteure brésilienne née en 1946 dans une favela de Belo Horizonte (Minais Gerais).

Cadette d’une famille de neuf enfants, elle a grandi dans la favela et a passé le concours d’institutrice en 1971. Quelques années plus tard, elle déménage à Rio de Janeiro et poursuit sa carrière d’enseignante dans les écoles élémentaires publiques.

Ses premières nouvelles et premiers poèmes sont publiés en dans les années 1990 dans l’anthologie Cadernos Negros. Son premier roman L’Histoire de Poncia a été publié au Brésil en 2003 et est étudié aujourd’hui par les candidats au baccalauréat brésilien. Il a été vendu à plus de 20 000 exemplaires. Lire la suite

« La nuit la plus longue » – James Lee Burke

LA nuit la plus longueLe 23 août 2005, l’ouragan Katrina ravage les cotes de la Louisiane…un ouragan de plus, mais un ouragan terrifiant dont la force crée une vague énorme qui submerge les bas quartiers…les habitants tentent de se réfugier dans les derniers étages, en vain malheureusement pour beaucoup. La vague sera trop importante et noiera tout sous son passage, malgré l’intervention désespérée des hélicoptères de secours. Le pays est ravagé, arbres déracinés ou portant dans leurs branches de sinistres guirlandes de cadavres d’hommes et d’animaux, quand ceux-ci ne dérivent pas sur les eaux stagnantes. 
Quelques maisons mieux placées sont restées debout, leurs habitants ont pu y rester, c’est le cas de la famille d’Otis Baylor, agent local d’une compagnie d’assurance. Une famille éprouvée par le passé par le viol par quatre jeunes noirs de leur fille Thelma, qui en reste traumatisée.

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