Sebastian, gamin de onze ans est accusé du meurtre de son camarade Ben, âgé de huit ans, retrouvé mort dans un square, le visage écrasé . Sebastian, arrêté nie farouchement, malgré les taches de sang sur ses vêtements, le sang de Ben et le témoignage d’un homme qui les a vu se battre. Il est incarcéré dans l’attente de son jugement, devant un tribunal d’adultes…En effet en Angleterre, dès dix ans on est responsable de ses crimes. Il prend, contre l’avis de son père, Daniel Hunter pour avocat. Il est un jeune avocat, un sollicitor, celui qui conseillera Sebastian, qui recherchera tous les éléments prouvant l’innocence du gamin, mais ne plaidera pas. Seuls les barrister, portant perruque peuvent le faire…Son amie Irene plaidera.
Au fil des pages on découvre la personnalité du gamin, doté d’un QI de 140, mais passant aux yeux de voisins pour un « tyran familial » souvent, violent avec les autres gosses, un gamin vivant aussi dans un milieu familial violent. Longue et difficile enquête de Daniel, et malgré tous les témoignages qui l’accablent, Sebastian continue de nier et d’affirmer son innocence.



Un jeune homme, Peter Kilburn, élève dans un collège est emprisonné, il a tué le directeur de son lycée et écrit à son avocat qui lui a demandé de consigner par écrit le déroulement des faits une longue lettre afin de lui expliquer son geste.
Keserű est en train de lire une pièce de théâtre écrite par B. qui s’est suicidé. Cette pièce de théâtre écrite en 1990 évoque la disparition du système politique stalinien qui, jusqu’alors, dirigeait la Hongrie. B. était un auteur juif né à Auschwitz. Chose étrange, il portait le sinistre tatouage sur la cuisse et non sur l’avant bras, celui-ci étant trop court pour l’écrire en entier.

Henri, vieux général de 75 ans vit seul dans son château avec sa très vieille nourrice qui le sert toujours, malgré son grand âge. Il a invité, pour un souper au château, un vieil ami, Conrad qu’il n’a pas revu de puis plus de 41 ans…Ils ont été condisciples dans les écoles d’officier, et ont été très proches pendant toutes ces années, malgré la différence de leurs caractères, de leurs origines sociales et fortunes personnelles. La famille d’Henri était invitée par l’Empereur, alors que Conrad devait s’endetter pour payer ses uniformes et son loyer.
« Nous avons tous une propension à ranger les livres dans une catégorie connue comme si cela pouvait nous aider dans leur lecture. Aucune ne semble pouvoir contenir celui-ci. »….première phrase du livre. Accroche attirante, oh combien vraie !