Sara Collins

  • « Les livres étaient mes compagnons […] Et je suis heureuse d’avoir pu apprendre, quelle que soit la raison pour laquelle c’est arrivé. Cela m’a permis de voir qu’une vie n’est pas figée, qu’elle peut être pleine d’aventures. Parfois, je m’imaginais que j’étais une dame comme dans les romans et les histoires d’amour. » (Les Confessions de Frannie Langton – P. 144-5)
  • « …à mon avis, la lecture sert plutôt à se dégager du monde. A s’en échapper. Tout peut prendre forme dans un livre, même si le monde est uniforme. » (Les Confessions de Frannie Langton – P. 145)
  • « J’ai aimé deux choses : les livres que j’ai lus, et les personnes qui les ont écrits. Car, malgré le cas qu’on en fait, la vie n’a pas de sens, mais les romans nous permettent de croire que, en fait, elle est quelque chose. » (Les Confessions de Frannie Langton – P. 392)

« Les Confessions de Frannie Langton » – Sara Collins

Les Confessions de Frannie LangtonFrannie Langton va être jugée par un tribunal anglais pour le meurtre sauvage de ses employeurs, George et Marguerite Benham…Nous sommes en avril 1826.
Elle a été retrouvée dans le lit de Mme Benham, à ses côtés, les mains pleines de sang. Elle sait qu’elle va être condamnée à être pendue, même si elle ne se rappelle pas ce qui s’est passé. Aux yeux de tous, elle devient la « négresse meurtrière »…bien qu’elle soit mulâtre.
Oui, Frannie est une « négresse », on ne disait pas encore « une Noire », une vulgaire marchandise qui dira d’elle :  « Toute ma vie on m’a appris que les corps noirs n’ont aucune valeur, mais un prix supérieur à celui des rubis ».
Frannie raconte sa vie, son enfance en Jamaïque à Paradise, la plantation de canne à sucre de Langton, son maître qui lui donna son nom. Elle était domestique, un peu plus haut placée dans la hiérarchie des nègres qui y travaillent que les esclaves qui cultivent les cannes. Elle avait même appris à lire, ce que les autres nègres étaient incapables de faire. Elle adore lire, surtout Candide. Langton l’a faite venir avec lui en Angleterre et l’a offerte à Benham…sans état d’âme comme un vulgaire cadeau !

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Sara Collins

sara collins.jpgSara Collins est d’origine jamaïcaine. Elle a grandi à Grand Cayman et a étudié le droit à la « London School of Economics » 

Elle a travaillé comme avocat pendant 17 ans avant de faire une maîtrise en écriture créative à l’Université de Cambridge, où elle a reçu le Prix Michael Holroyd 2015 pour la création littéraire. (Source Babelio)

Quand elle parle des livres et de la lecture

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« Suite française » – Irène Némirovsky

Suite-francaise« Mon Dieu ! que me fait ce pays ? Puisqu’il me rejette, considérons-le froidement, regardons-le perdre son honneur et sa vie. Et les autres, que me sont-ils ? Les Empires meurent. Rien n’a d’importance. Si on le regarde du point de vue mystique ou du point de vue personnel, c’est tout un. Conservons une tête froide. Durcissons-nous le cœur. Attendons. »
Quelques mots relevés dans les annexes du livre, extraits des notes de l’auteure reprises en fin d’ouvrage… Irène Némirovsky était lucide. Quelques mois plus tard elle était gazée à Auschwitz…une parmi six millions. Elle avait presque 40 ans.
J’avais lu ce livre il y a bien longtemps, lorsqu’il obtint le prix Renaudot en 2004. Une récompense posthume bien méritée, une reconnaissance qui m’avait bouleversé. C’était la première fois que ce prix était attribué à un auteur disparu.

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Irène Némirovsky

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Auteur de nationalité russe née à Kiev  (Ukraine) en février 1903 et morte à Auschwitz le 17 août 1942

Son père, Léon Némirovsky, était un des plus riches banquiers de Russie. Mais lorsque la révolution éclate dans le pays en 1917, Léon Némirovsky préfère éloigner sa petite famille du pays en crise et s’installe en France en juillet 1919. Irène reprend alors brillamment ses études et décroche en 1926 sa licence de lettres à la Sorbonne.

Plus sur Irène Némirovky : Site Babelio

Quelques titres

  • Le Malentendu
  • L’Enfant génial
  • L’Ennemie
  • David Golder
  • Le Bal
  • Les Mouches d’automne
  • L’Affaire Courilof
  • Le Pion sur l’échiquier
  • Le Vin de solitude
  • Jézabel
  • La Proie
  • Deux
  • Les Échelles du Levant
  • Les Chiens et les Loups
  • Les Biens de ce monde
  • Le Maître des âmes
  • Les Feux de l’automne
  • Suite française
  • Chaleur du sang

Dans Mesbelleslectures

« Dernier jour à Budapest » – Sándor Márai

Dernier jour à BudapestSindbad quitte son domicile un matin avec soixante pengos en poche….il doit acheter une robe à sa fille. Mais la journée sera longue, et au fil des rencontres, ou des ballades en calèche, les pengos s’envolent.
Sindbad, c’est le nom du héros du roman « Sindbad ou la Nostalgie » de Gyula Krúdy, un nom que Sándor Márai donnera à son personnage principal qui n’est autre que Gyula Krúdy lui-même. 
Un personnage, un auteur qu’il aime et veut honorer, et surtout qui fait partie de la culture hongroise.
Découvrir un peu plus deux auteurs, découvrir une époque, un pays voisin, mais si loin de nous, belle tentation de lecture…! une tentation déçue en partie. 
Certes le lecteur découvrira un peu plus cette société hongroise, Budapest et certains de ses lieux emblématiques, ses cafés, ses restaurants, sa culture, mais aussi la cuisine hongroise, les lectures de Krúdy, les auteurs et le peuple hongrois, les femmes qu’il aimait tant séduire, la littérature hongroise, l’hiver et l’été hongrois…mais les phrases longues, passant du coq à l’âne, sont parfois déroutantes.

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« Le Tabac Tresniek » – Robert Seethaler

Le Tabac TresniekAutriche 1937 …Le Preininger a été foudroyé par un orage lors de sa baignade…c’était l’un des hommes les plus riches de la contrée. Amateur de femmes, il aimait aussi la mère de Franz Huchel. Celle-ci, privée d’une partie de ses ressources qu’il lui adressait tous les mois, se voit contrainte d’éloigner son fils, de lui trouver un emploi. Ce sera chez Otto Tresniek, qui tient un bureau de tabac à Vienne. L’homme « doit une faveur » à sa mère…On n’en saura pas plus. 
Après un long voyage en train, Franz découvre Otto, un invalide, amputé d’une jambe au cours de la première guerre mondiale. C’est grâce à cette jambe manquante qu’il a pu obtenir ce commerce. Franz fait connaissance avec un homme cultivé et découvre le monde des journaux. « Le poste de travail de Franz allait être un petit tabouret, près de la porte d’entrée. C’est là qu’il était censé rester tranquillement assis sans piper mot, à attendre les instructions – tant qu’aucune tâche plus urgente ne le requérait -, tout en s’employant à aiguiser sa cervelle et à élargir son horizon, autrement dit, à lire les journaux » et humer le tabac et les cigares…et l’air du temps.

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« Poste restante – Alger » – Boualem Sansal

poste restanteOn ne présente plus Sansal, cet auteur engagé, qui, à plusieurs reprises a été menacé et insulté par certains de ses compatriotes. 
Le pouvoir politique algérien ne l’aime pas, du fait sans doute de ses succès littéraires, de sa liberté de parole que ces derniers lui permettent.  D’autres auraient choisi de se taire ou d’émigrer. Lui au contraire parle. 
Et dans chacun de ses livres, il a le don de frapper là où ça fait mal, le don de nous faire réfléchir, de nos émouvoir. « Mes précédents livres m’ont disqualifié aux yeux de certains. » dit-il. 
Le titre « Poste restante », véritable lettre ouverte à ses compatriotes, est resté censuré dans son pays. Ce pamphlet, attaque frontalement le FLN, parti qui dirige l’Algérie depuis l’Indépendance, parti incapable de placer l’Algérie sur la voie du développement, malgré les immenses ressources pétrolières dont elle dispose. 

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« Une affaire personnelle » – Kenzaburo Oe

Une affaire personnelle

Bird, vient d’acheter des cartes de l’Afrique, il souhaite s’y rendre…oui mais sa femme est en train d’accoucher.
C’était l’époque où les accouchements étaient affaires de femmes et de médecins, les hommes vaquant à leurs occupations et n’étant pas présents.
Bird ne peut prendre des nouvelles qu’en téléphonant à sa belle famille. Bird, répétiteur dans un lycée, est dragué par un homosexuel. Rien à faire !…il continue son chemin et pense aller voir le bébé et son épouse….Un coup de fil le prévient : le bébé est lourdement handicapé.

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