« Les bouts de bois de Dieu » – Ousmane Sembene

les bouts de bois de dieuLes « bouts de bois de Dieu »…..ce sont ces hommes du Sénégal et du Soudan ( le Mali d’aujourd’hui) travaillant sur la ligne de chemin de fer Dakar-Niger. Une voie ferrée de 1500 km. « Une superstition veut que l’on compte les «bouts de bois» à la place des vivants pour ne pas abréger le cours de leur vie » .
En 1947, ces « Bouts de bois »  déclenchèrent une grève afin d’obtenir les mêmes droits que les salariés originaires de France : retraite, allocations familiales, primes aux roulants, application des conventions signées en 1936…
Cette grève dura près de cinq mois….cinq mois pendant lesquels la «Fumée de la Savane» ce circula qu’une fois par semaine, conduite par les Français

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Ousmane Sembene

Senegalese writer and director Ousmane SÉcrivain, réalisateur, acteur et scénariste sénégalais né à Ziguinchor, (Sénégal) en janvier 1923 et décédé à Dakar en juin 2007

Il est connu pour ses engagements militants sur les questions politiques et sociales.

En 1946, il embarque clandestinement pour la France et débarque à Marseille, où il vit de différents petits travaux. Il est notamment docker au port de Marseille pendant dix ans. Il adhère à la CGT et au Parti communiste français. Il milite contre la guerre en Indochine et pour l’indépendance de l’Algérie. (Source Babelio) Lire la suite

« Les grands » – Sylvain Prudhomme

Les grandsCouto est triste. Il vient d’apprendre la mort de son amie de jeunesse, de Dulce, celle qui n’a pas quitté son cœur. Ils étaient tous deux les âmes du mythique groupe de musique Super Mama Djombo…Couto en était le guitariste, Dulce en était la chanteuse. Le groupe a réellement existé, il a fait chanter et danser la Guinée- Bissau. Un groupe que l’auteur a connu et écouté quand il vivait dans ce pays….
Couto est le fil conducteur, le personnage central de ce roman qui mêle à la fois musique et concerts, vie et concerts d’un groupe de musique, guerre d’indépendance contre les portugais, corruption et détournements de fonds pratiqués par les politiques, coups d’état, drogue et narcotrafiquants influents, départs des jeunes vers l’Europe….roman et histoire vraie du pays, mélange des cultures et langues européennes et africaines.

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« Salido suivi de O.K., Joe » – Louis Guilloux

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11 septembre 1939, cela fait onze jours que la deuxième guerre mondiale a commencé, les trains sont désorganisés, la priorité est donnée aux transports militaires.

Des soldats anglais sont déjà en France, bloqués dans des gares dans l’attente du départ au front. Les nouvelles sont inquiétantes : Varsovie a été bombardée…

Louis Guilloux se souvient d’une rencontre à la fin de la guerre d’Espagne, la rencontre avec Salido, combattant républicain, communiste arrivé de Port-Vendres avec une blessure à la tête. La mère Gautier disait que c’était un salaud…Guilloux était chargé de l’accueil des combattants communistes, de leur trouver une planque, de les accompagner… 

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« Kaddish pour l’enfant qui ne naîtra pas »- Imre Kertész

Kaddish pour l'enfant qui ne naîtra pasDans son livre « Un autre : Chroniques d’une métamorphose »  » Imre Kertész se disait « marqué » à la fois par sa déportation à Auschwitz et par la vie sous le joug soviétique dans la Hongrie d’après guerre.
« Kaddish pour l’enfant qui ne naîtra pas » confirme, si besoin était, la souffrance morale vécue par cet auteur…une souffrance, un traumatisme, qui lui interdisent d’envisager sereinement l’avenir, qui ne lui donnent pas le droit d’avoir un enfant, d’être père, avec tout que cela comporte comme responsabilités
Ayant côtoyé la mort, il ne peut transmettre la vie, et de ce fait, refuse tout enfant à son épouse.Une épouse qui l’abandonnera et le laissera seul.
Le texte est doublement difficile. 

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« Trudi la naine » – Ursula Hegi

Trudi la naineDans l’Allemagne de la Première Guerre mondiale naquit Trudi, une gamine pétillante de joie, observatrice.
Ses parents sont connus et appréciés, ils tiennent une bibliothèque privée dans la ville de Burgdorf près de Düsseldorf. Une ville sur le Rhin.
Elle aurait tout pour être heureuse, mais très tôt elle se rend compte qu’elle est différente des autres gamins de son âge, elle est naine. Si différente que sa mère en deviendra folle et en mourra, différente car elle doit subir les brimades et moqueries de ses camarades…différente au point de ne pas avoir d’amis de son âge. Alors pour grandir, Trudi se pend par les bras. En vain, ses jambes resteront tordues, sa démarche de canard fera toujours rire certains gamins. Heureusement, son père l’adore, sacrifie sa vie et ignore les œillades de certaines habitantes de la ville. En se consacrant entièrement à elle il lui permettra de trouver sa place dans la vie, dans la ville.

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Ursula Hegi

Ursula-HegiAuteure allemande né en 1946 

Ursula Hegi passe sa jeunesse dans une petite ville près de Düsseldorf.

Elle a dix-huit ans lorsqu’elle part pour les États-Unis.

Elle étudie l’écriture à l’Université du New Hampshire, puis enseigne à la Eastern Washington University pendant quinze ans.

(Plus sur Ursula Hegi : Babelio) Lire la suite

Françoise Sagan

  • « Dans l’ordre des souvenirs, l’amour de la littérature a une grande supériorité sur l’amour tout court, l’amour humain. C’est que si l’on ne se rappelle pas forcément où et quand on a rencontré « l’autre », si on ne sait pas forcément quel effet « il » vous fit ce jour-là – et si on a même plutôt tendance souvent à s’extasier de ce que, ce soir-là, on ne comprit pas tout de suite que l’autre, c’était justement « lui » –, la littérature en revanche offre à notre mémoire des coups de foudre autrement fracassants, précis et définitifs. Je sais très bien où j’ai lu, où j’ai découvert les grands livres de ma vie ; et les paysages extérieurs de ma vie alors sont là, inextricablement liés à mes paysages internes qui sont généralement ceux de l’adolescence. » (Avec mon meilleur souvenir – P. 139)
  • « Quelqu’un avait écrit cela, quelqu’un avait eu le génie, le bonheur d’écrire cela, cela qui était la beauté sur la terre, qui était la preuve par neuf, la démonstration finale de ce que je soupçonnais depuis mon premier livre non illustré, à savoir que la littérature était tout. Qu’elle était tout en soi, et que même si quelque aveugle, égaré dans les affaires ou les autres beaux-arts, l’ignorait encore, moi du moins, à présent, je le savais. Elle était tout : la plus, la pire, la fatale, et il n’y avait rien d’autre à faire, une fois qu’on le savait, rien d’autre que de se colleter avec elle et avec les mots, ses esclaves et nos maîtres. Il fallait courir avec elle, se hisser vers elle et cela à n’importe quelle hauteur : et cela, même après avoir lu ce que je venais de lire, que je ne pourrais jamais écrire mais qui m’obligeait, de par sa beauté même, à courir dans le même sens. » (Avec mon meilleur souvenir – P. 145)

« Avec mon meilleur souvenir » – Françoise Sagan

Avec mon meilleur souvenirL‘image de Françoise Sagan, image bobo, bohème, drogue, alcool, jeu, images véhiculées par les médias …images superficielles ne m’incitait pas trop à mieux la connaître. J’avoue humblement et avec honte que je n’avais lu aucun de ses titres. 
Par hasard, j’ai découvert « Avec mon meilleur souvenir ».
140 pages pour une dizaine de textes ou de portraits de personnages connus de la littérature ou du spectacle croisés par Françoise Sagan

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