« Une histoire d’amour et de ténèbres » – Amos Oz

Une histoire d'amour et de ténèbresUn homme passionnant, un auteur majeur de la littérature israélienne nous livre l’histoire de sa vie et celle de sa famille. Une histoire familiale pas banale qui se mêle avec la grande Histoire de l’État d’Israël, et avec celle de la Littérature.
Trois histoires intimement imbriquées 

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« La fascination du pire » – Florian Zeller

La fascination du pireUn jeune écrivain est invité par l’ambassade de France du Caire à un colloque ayant pour thème  « la nouvelle génération romanesque française ». Dans l’avion il rencontre pour la première fois un autre écrivain, Millet, la quarantaine, également invité..« Il s’agissait d’un écrivain suisse assez célèbre [….] dont l’ambition était de décrire la misère sexuelle dans une société de marché et au passage je crois, la sienne » un auteur – toujours enveloppé malgré ses régimes – qui a notamment écrit un roman sans doute en partie autobiographique dont le héros s’appelait « Jean-Foutre La Bite », ça ne s’invente pas ! L’ambassade invitant la culture ! 

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Françoise Houdard

« Tu vois, Garçon, ils sont tous là mes livres. Je n’en ai jamais jeté un seul, même piqué d’humidité. Je ne les ai pas tous lus, loin s’en faut. Mais les avoir là, autour de moi, va m’a toujours rassurée. Ils sont là, dans la maison, comme des présences invisibles mais bienveillantes   Je ne me sens jamais seule au milieu d’eux. J’en prends un au hasard, parfois. Je feuillette pour trouver le nom d’un personnage qui m’accompagnera toute la journée. Je lui parle. Jeanloup dit que ça me rend un peu fada toutes ces lectures. » (P.37 – Retour à Domme)

« Retour à Domme » – Françoise Houdard

Retour à DommeEn lui léchant les oreilles, un chien lui redonne conscience…Oscar s’est évanoui, des traces de sang sur le pare-brise, un oiseau l’a percuté… un vieil homme Jeanloup, presque aveugle, passant par là, le rassure et bien qu’il n’ait plus conduit depuis bien longtemps, conduit la voiture d’Oscar jusque chez lui..sa femme Emilia est sympathique, le couple lui propose de l’héberger..le début d’une amitié partagée, d’une connivence, des confidences.
Pour Oscar, cet oiseau mort a été un signe que lui a envoyé sa grand-mère, une grand-mère qui avait cru le berner quand il était gamin, avec un rouge-gorge qui s’était tué contre les vitres de la maison…

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« Confiteor » – Jaume Cabré

ConfiteorA la fin de ce roman j’ai pensé « Ouah! Quel roman!! » et pourtant je confesse que j’ai eu envie de le lâcher, mais il y avait quelque chose d’indéfini, qui me disait « Continue…!! » et je ne regrette pas du tout.
Un roman toutefois exigeant, qu’on ne peut lire d’un air distrait en écoutant la musique, en pensant à autre chose.
Mais le plaisir qu’on en retire en vaut la peine. Un roman puzzle dans lequel on découvre des pièces de ce puzzle, toujours très belles, quelques fois « pas trop conformistes », dont on cherche les relations entre elles, on revient en arrière, on avance et on se dit : »Tiens cette pièce va avec celle-ci », on découvre une autre pièce sans rapport avec la précédente et puis on identifie un fil conducteur, un « personnage » important, un violon « Storioni Vial » souvent présent dans de nombreuses pièces du Puzzle, depuis l’inquisition, jusqu’à nos jours en passant par Auschwitz, la dictature franquiste, depuis Barcelone en passant par l’abbaye de Lagrasse, Tubingen, Crémone, Paris, de l’enfance du narrateur jusqu’à l’hospice….

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« Le Sagouin » – François Mauriac

Le sagouinLes vide-greniers permettent, pour les uns, de se débarrasser de ces vieilles choses inutiles ou démodées, et pour les autres, acheteurs dont je suis, de trouver des petites pépites… »Le sagouin » était l’un de ces petits livres dont on se débarrasse, une vieillerie…un peu démodée, comme moi…J’avais un an à sa parution.
J’ai retrouvé l’atmosphère de ma jeunesse, le papier des premiers livres de poche, les culottes courtes toute l’année, les gue-guerres entre écoles libres et « la Laïque », les curés et le diable, les culottes courtes…un temps que les moins de soixante ans ne peuvent pas connaître.

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