« Lutetia » – Pierre Assouline

LutetiaTout amateur d’Histoire a entendu parler du Lutetia, Hôtel de luxe de la rive gauche, réquisitionné par l’armée nazie pendant l’occupation allemande et qui réquisitionné une nouvelle fois à la Libération, accueillit les déportés de retour en France…Edouard Kiefer responsable de la sécurité de l’hôtel prend le temps de raconter une partie de ses mémoires, de nous faire croiser les clients riches ou démunis de tout qu’il a eu l’occasion de rencontrer au Lutetia…« Flic, je le suis resté dans l’âme lorsque Lutetia m’a engagé comme détective, jusqu’à me confier toute la sécurité de l’hôtel en élargissant sans cesse le champ de mes responsabilités. ». Il dispose d’une bonne mémoire et surtout des nombreuses fiches papier qu’il a tenu sur tous les clients…on ne perd pas ses habitudes quand on a travaillé sur la mort du conseiller Prince qui avait enquêté sur l’affaire Stavisky.

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« La route » – Cormac McCarthy

La routePère et fils partent vers un monde meilleur, tentent de s’échapper de cette cendre, de ce froid, de cette nuit qui a envahi la terre depuis des années. On a l’impression qu’ils souhaitent atteindre la mer.Que s’est-il passé? On ne le saura pas, cataclysme terrestre, explosion de volcan, attaque nucléaire, toutes les suppositions sont permises. Peu importe la cause, seuls les effets comptent.
Dans ce monde inhumain, où plus rien ne pousse, les arbres, l’herbe, le maisons, tout est brûlé, réduit en cendres, seuls tentent de subsister quelques hommes, des gentils comme eux et des hordes de méchants, pillant, volant, cannibales traquant les gentils pour les dépecer et les manger…des méchants qu’ils doivent à tout prix éviter. Lire la suite

« La femme à 1000 ° » – Hallgrimur Helgason

La femme à 1000°

Une vieille femme islandaise atteinte de multiples cancers vit sur un lit d’hôpital dans un garage…..un début pas banal.Cette vieille femme sait que le « Fermier qui est là-haut va l’appeler ». Elle nous raconte quatre-vingt ans de vie!  Nous sommes en 2009, une mamie qui de temps en temps est lumineuse, pleine de vivacité, d’humour décapant, iconoclaste, pleine de bon sens, et parfois, et même un peu trop souvent casse-pieds… elle radote, mais n’a pas perdu la mémoire, revient à plusieurs reprises sur les mêmes faits, nous embrouille quelquefois. Lire la suite

« 1986 » – Yu Hua

1986Je hais ces quatrièmes de couverture, ces commentaires qui en disent trop sur les livres, qui les résument. Malgré tout j’ai été intrigué et attiré par ce livre
D’abord par la couverture et le titre qui rappelle 1984 d’Orwell ou 2084 de Sansal,  mais 1986 n’est pas une dystopie, un roman d’anticipation.
Ensuite parce qu’en quelques quatre-vingt pages il me permettait de découvrir un auteur inconnu, de faire un voyage littéraire vers la Chine et, je le pensais, d’en connaitre un peu plus sur la révolution culturelle chinoise. Déception…La révolution culturelle est passée sous silence, seuls ses effets sur un homme devenu fou sont décrits…

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« Ce qu’il advint du sauvage blanc » – François Garde

Ce qu'il advint du sauvage blancAbandonné à 18 ans au 19ème siècle par son bateau et par ses compagnons sur une plage d’Australie, Narcisse Pelletier y restera presque 17 ans. Il allait chercher de l’eau pour ravitailler son bateau. Mais celui-ci lèvera l’ancre sans lui. Pourquoi a t-il été abandonné ?  Le jeune homme préfère ne pas penser à un oubli de ses compagnons :« Ce n’était pas un abandon délibéré, une trahison qui le visait personnellement, mais la conséquence d’une situation périlleuse ». Retrouvé et « adopté » par une vieille femme noire, membre d’une tribu aborigène, il va, après s’être fait dépouiller de ses habits, de son couteau, de ses habits et de son anneau de laiton dans l’oreille, suivre, nu, la vie de cette tribu d’aborigènes et en adopter les meurs et coutumes. Lire la suite

Amos Oz

« Des livres, en revanche, on en avait à profusion, les murs en étaient tapissés, dans le couloir, la cuisine, l’entrée, sur les rebords des fenêtres, que sais-je encore ? Il y en avait des milliers, dans tous les coins de la maison. On aurait dit que les gens allaient et venaient, naissaient et mouraient, mais que les livres étaient éternels. Enfant, j’espérais devenir un livre quand je serais grand. Pas un écrivain, un livre : les hommes se font tuer comme des fourmis. Les écrivains aussi. Mais un livre, même si on le détruisait méthodiquement, il en subsisterait toujours quelque part un exemplaire qui ressusciterait sur une étagère, au fond d’un rayonnage dans quelque bibliothèque perdue, à Reykjavik, Valladolid ou Vancouver ». (P. 42 – « Une histoire d’amour et de ténèbres »)

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