« Clandestin » – Philip Caputo

clandestinUn riche homme d’affaires ayant fait fortune à Wall Street décide tout laisser tomber à la suite de la perte de son épouse disparue dans l’un des avions qui percuta l’une des tours du World Trade Center le 11 septembre.
Il s’isole avec sa chienne dans une petite maison en Arizona, à proximité de la frontière mexicaine et du ranch familial de son cousin. Sa seule passion : lire Sénèque. Sa tranquillité sera de nouveau bouleversé avec la découverte de deux cadavres d’émigrants et d’un survivant mal en point, Miquel, qu’il va accueillir.

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Ta-Nehisi Coates

« Je dévorais les livres. Ils étaient comme des rais de lumière dans l’encadrement d’une porte et peut-être pouvait-on accéder à un autre monde derrière cette porte, un monde hors de portée de la peur paralysante qui sous-tendait le Rêve. » (« Une colère noire – Lettre à mon fils » – P. 57)

« J’étais fait pour la bibliothèque, pas pour la salle de classe. La salle de classe était une prison, construite pour d’autres intérêts que les miens. La bibliothèque était ouverte, infinie, libre. » (« Une colère noire – Lettre à mon fils »– P. 73)

« Une colère noire – Lettre à mon fils » – Ta-Nehisi Coates

une-colere-noire-lettre-a-mon-filsLongue lettre d’un père à son fils, d’un homme à la conscience de son pays et du monde
L’Amérique, pays de contraste à population blanche dominante, dirigée par un homme ayant du sang noir, pays dont les policiers blancs ou noirs peuvent tuer impunément des gamins 
Comment ne pas être en colère s’indigner devant ces crimes, Comment ne pas s’indigner devant cette liberté à deux vitesses, la liberté des blancs et celle fictive, des noirs « .je me suis demandé comment il était possible de vivre libre dans ce corps noir. C’est une question profonde, parce que l’Amérique se perçoit comme l’œuvre de Dieu, mais le corps noir est la preuve manifeste qu’elle n’est que la création de l’homme. ».

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« Pourquoi j’ai mangé mon père » – Roy Lewis

pourquoi-jai-mange-mon-pereUn petit bijou d’humour
 
Un livre décalé : imaginer des hommes préhistoriques discutant avec notre langage, s’appelant par leur prénom, certains progressistes et inventeurs alors que d’autres refusent le progrès, draguant les filles, inventant les manteaux en fourrure, le feu, tout ceci avec des préoccupations comme les nôtres…tel a été le talent de l’auteur Roy Lewis
 
Nous suivons une famille habitant en Afrique, dont les membres ne sont plus tout à fait des singes mais pas encore des hommes. Le père, Édouard, « le plus grand pithécanthrope du Pléistocène » est un progressiste, « convaincu que la nature est avec l’espèce qui possède sur les autres une avance technologique » est l’époux de Mathilde qui invente, quant à elle, la cuisine grâce au feu que son mari a découvert. Plusieurs enfants, Ernest, le narrateur toujours un peu affolé par les inventions de son père, le progrès l’inquiète, il veut « tempérer le progrès par une sage prudence », a pour épouse Griselda qu’il a « dragué » (un grand moment !!…) pour « croiser les gènes », à la demande de son père, dans une autre tribu, et 4 frères Alexandre, Tobie, Oswald et William
Bien sur il ne faut pas oublier l’oncle Vania, hostile à tout progrès, sa devise est « Retour aux arbres ».

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« La semaine des martyrs » – Gilles Sebhan

la-semaine-des-martyrsUn écrivain arrive au Caire afin de travailler avec Denis son ami photographe, visites de pyramides, photos…pauvreté et hospitalité de la population, quartiers délabrés.
Ils se déplacent dans un taxi conduit par Mohamed, beau comme tout, dont l’écrivain, on comprend qu’il s’agit de Gilles Sebhan, tombe amoureux.
Surviennent les émeutes de janvier 2011, émeutes tristement célèbres, puisque la police et l’armée ont tiré sur la foule des manifestants massés sur la place Tarhir, venus demander la démission de Moubarak. C’était le printemps arabe, en Tunise, Ben Ali était tombé quelques jours plus tôt.tarhir-1
Un jeune homme tombé sous ses yeux, prend une importance particulière au yeux de l’auteur.

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« Big Daddy » – Chahdortt Djavann

big-daddyRody, gamin américain de treize ans est arrêté et condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle, à la suite du crime de trois malfrats. Dure loi américaine qui ne fait pas cas de la jeunesse du condamné. Un gamin « pas comme les autres » qui aux yeux de son avocate est « réservé et doté d’une aptitude intellectuelle hors du commun pour son milieu ». Sa jeune avocate d’une trentaine d’années au moment du procès, va, à la suite de sa condamnation, le visiter chaque dimanche. Après quatre ans de rencontres hebdomadaires, elle lui propose d’écrire un livre sur lui, sur sa vie…et le jeune homme rétorque « ..mon histoire, c’est moi qui la connais, alors c’est moi qui vais la raconter et vous, vous l’écrivez »..un livre à quatre mains, « parce que avec vos mots d’avocate, vous êtes à coté de la plaque » .

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