« Black Boy » – Richard Wright


Black BoyL’enfance et l’adolescence – dans les années 1910-20 – d’un « moricaud », d’un gamin « nègre » dans le sud des États Unis, le Mississipi….Deux mots terribles qui traduisent tout le racisme, toute la violence de la population de cet État des États-Unis à l’égard des hommes de couleur, deux mots que lecteur retrouvera à chaque page, à tous les âges de ce gamin devenu auteur.
Un racisme faisant partie de la vie.

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« Le rocher de Tanios » – Amin Maalouf

le rocher de TaniosUn beau roman prenant pour cadre le village libanais de Kfaryabda dirigé par un cheikh amateur de femmes…il demande régulièrement aux femmes de son village de lui apporter quelques fruits ou quelques douceurs au moment de la sieste, et tout le monde sait qu’il est père de nombreux enfants dans le village. Et un jour il demande à la belle Lamia, épouse de son intendant Gérios de lui apporter des fruits pendant sa sieste.
Quelques mois après naît un garçon, qu’il prénomme comme si c’était son propre fils Abbas. Heureusement les  parents arrivent à donner à cet enfant le prénom de Tanios…Il n’en fallait pas plus pour semer un doute jamais éclairci dans l’esprit de chacun: qui est le vrai père de Tanios ?

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« Ma mère et moi » – Brahim Metiba

Ma mère et moiDifficile communication entre une mère et son fils. L’amour les rassemble, mais ces mots d’amour ne sont jamais dit, et tant de choses les séparent : elle aimerait qu’il se marie avec une musulmane, qu’il ait une vie conforme à la culture dans laquelle elle l’a élevé, mais il est homosexuel. Il est intellectuel, mais elle ne sait pas lire. Ils parlent, mais ne se parlent pas, s’entendent mais ne s’écoutent pas. Un dialogue impossible entre eux deux : « Ma mère me dit« …. »Je lui dis« . Alors pour essayer de créer ce dialogue, et d’instaurer un début de communication, il lui lit « Le livre de ma mère » d’Albert Cohen, le livre d’un auteur juif lu à une femme musulmane : « Je me dis que ma mère pourrait trouver une phrase chez la mère d’Albert Cohen, et qu’elle comprendrait enfin ».

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Brahim Metiba

Brahim MetibaNé à Skikda en Algérie, il grandit dans une famille modeste et fait des études d’informatique à l’université de Constantine. À 23 ans il décide de partir pour la France : un peu à cause du chômage, beaucoup « pour faire [sa] vie ». Arrivé à Paris, il enchaîne les périodes de travail et d’inactivité. Il en profite pour reprendre ses études, une année en philosophie et une autre à l’école du Louvre, prestigieux établissement qui dispense des cours d’histoire de l’art, d’archéologie, de muséologie… Ce parcours peu commun lui permet d’approfondir les réflexions qu’il a déjà en tête avant son départ d’Algérie.
Il publie en mars 2015 son premier roman, Ma mère et moi, aux Editions du Mauconduit.  Lire la suite

« La joueuse de go » – Shan Sa

La joueuse de Go« Des soldats japonais traversent le carrefour, le drapeau fixé au bout de la baïonnette. Je distingue sous les casques des visages jeunes et cruels. Trapus, les yeux fendus, le nez écrasé sur une moustache, ils incarnent cette race insulaire qui, selon la légende, descend de la nôtre. Ils me dégoûtent. »…Ainsi parle la joueuse de go, jeune fille romantique, vivant dans les années 30 en Mandchourie occupée par les japonais.
Elle a 16 ans, presque le même âge que les occupants, va à l’école et a pour seul loisir et pour passion le jeu de go, qu’elle pratique en experte, en s’asseyant à une table sur une place, et en attendant l’adversaire qui viendra la défier. Seule femme admise dans ce jeu pratiqué par les hommes, elle aime ce jeu de stratégie, dans lequel on doit encercler les pions de son adversaire, tout en évitant que ses propres pions soient encerclés. Il faut « enlacer l’adversaire pour le vaincre, l’attirer dans ses bras pour le conquérir », « Les cavaliers de go, virevoltants et agiles, se piègent en spirale : l’audace et l’imagination sont ici les vertus qui conduisent à la victoire » Lire la suite

Maxence Fermine

« Écrire, c’est avancer mot à mot sur un fil de beauté, le fil d’un poème, d’une œuvre, d’une histoire couchée sur un papier de soie. Écrire, c’est avancer pas à pas, page après page, sur le chemin du livre. Le plus difficile, ce n’est pas de s’élever du sol et de tenir en équilibre, aide du balancier de sa plume sur le fil du langage. Ce n’est pas non plus d’aller tout droit , en une ligne continue parfois entrecoupée de vertiges aussi furtifs que la chute d’une virgule, ou que l’obstacle d’un point. Non, le plus difficile pour le poète, c’est de rester continuellement sur ce fil qu’est l’écriture, de vivre chaque heure de sa vie à hauteur du rêve, de ne jamais redescendre, ne serait-ce qu’un instant, de la corde de son imaginaire. En vérité, le plus difficile, c’est de devenir un funambule du verbe.  » (Neige  – P. 80-81)

« Neige » – Maxence Fermine

NeigeNe passez pas à coté de ce petit bijou  et de ces moments de poésie, et de bonheur assurés
 
Le périple de Yuko, jeune poète de 17 ans amoureux de la neige, écrivant des haïkus, petits poèmes de trois vers et de 17 syllabes ayant tous la neige pour thème. 
 
Yuko traverse le Japon et les Alpes japonaises pour aller à la rencontre de Soseki, très vieux maître en poésie, ancien samouraï, afin que ce dernier lui apprenne à « mettre de la couleur dans ses poèmes ».

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