« Trudi la naine » – Ursula Hegi

Trudi la naineDans l’Allemagne de la Première Guerre mondiale naquit Trudi, une gamine pétillante de joie, observatrice.
Ses parents sont connus et appréciés, ils tiennent une bibliothèque privée dans la ville de Burgdorf près de Düsseldorf. Une ville sur le Rhin.
Elle aurait tout pour être heureuse, mais très tôt elle se rend compte qu’elle est différente des autres gamins de son âge, elle est naine. Si différente que sa mère en deviendra folle et en mourra, différente car elle doit subir les brimades et moqueries de ses camarades…différente au point de ne pas avoir d’amis de son âge. Alors pour grandir, Trudi se pend par les bras. En vain, ses jambes resteront tordues, sa démarche de canard fera toujours rire certains gamins. Heureusement, son père l’adore, sacrifie sa vie et ignore les œillades de certaines habitantes de la ville. En se consacrant entièrement à elle il lui permettra de trouver sa place dans la vie, dans la ville.

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Ursula Hegi

Ursula-HegiAuteure allemande né en 1946 

Ursula Hegi passe sa jeunesse dans une petite ville près de Düsseldorf.

Elle a dix-huit ans lorsqu’elle part pour les États-Unis.

Elle étudie l’écriture à l’Université du New Hampshire, puis enseigne à la Eastern Washington University pendant quinze ans.

(Plus sur Ursula Hegi : Babelio) Lire la suite

Françoise Sagan

  • « Dans l’ordre des souvenirs, l’amour de la littérature a une grande supériorité sur l’amour tout court, l’amour humain. C’est que si l’on ne se rappelle pas forcément où et quand on a rencontré « l’autre », si on ne sait pas forcément quel effet « il » vous fit ce jour-là – et si on a même plutôt tendance souvent à s’extasier de ce que, ce soir-là, on ne comprit pas tout de suite que l’autre, c’était justement « lui » –, la littérature en revanche offre à notre mémoire des coups de foudre autrement fracassants, précis et définitifs. Je sais très bien où j’ai lu, où j’ai découvert les grands livres de ma vie ; et les paysages extérieurs de ma vie alors sont là, inextricablement liés à mes paysages internes qui sont généralement ceux de l’adolescence. » (Avec mon meilleur souvenir – P. 139)
  • « Quelqu’un avait écrit cela, quelqu’un avait eu le génie, le bonheur d’écrire cela, cela qui était la beauté sur la terre, qui était la preuve par neuf, la démonstration finale de ce que je soupçonnais depuis mon premier livre non illustré, à savoir que la littérature était tout. Qu’elle était tout en soi, et que même si quelque aveugle, égaré dans les affaires ou les autres beaux-arts, l’ignorait encore, moi du moins, à présent, je le savais. Elle était tout : la plus, la pire, la fatale, et il n’y avait rien d’autre à faire, une fois qu’on le savait, rien d’autre que de se colleter avec elle et avec les mots, ses esclaves et nos maîtres. Il fallait courir avec elle, se hisser vers elle et cela à n’importe quelle hauteur : et cela, même après avoir lu ce que je venais de lire, que je ne pourrais jamais écrire mais qui m’obligeait, de par sa beauté même, à courir dans le même sens. » (Avec mon meilleur souvenir – P. 145)

« Avec mon meilleur souvenir » – Françoise Sagan

Avec mon meilleur souvenirL‘image de Françoise Sagan, image bobo, bohème, drogue, alcool, jeu, images véhiculées par les médias …images superficielles ne m’incitait pas trop à mieux la connaître. J’avoue humblement et avec honte que je n’avais lu aucun de ses titres. 
Par hasard, j’ai découvert « Avec mon meilleur souvenir ».
140 pages pour une dizaine de textes ou de portraits de personnages connus de la littérature ou du spectacle croisés par Françoise Sagan

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« De l’autre côté des montagnes » – Kevin Canty

De l'autre côté des montagnesChacun de nous, je pense, porte un immense respect pour le travail éprouvant et dangereux de mineurs de fond. Un travail qui connaît plus que d’autres sans doute, un taux importants d’accidents du travail, de morts. Zola en fit un chef d’œuvre, Germinal, et plus près de nous, Sorj Chalandon enthousiasma plus d’un lecteur avec « Le Jour d’avant« .
Aussi, quand Babelio me proposa, dans le cadre des opérations Masse Critique, de recevoir un livre ayant pour thème un accident dans une mine des Etats-Unis en 1972, je profitais immédiatement de cette occasion d’un plaisir nouveau, qui m’était offerte.

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« Écrire pour sauver une vie » – John Edgar Wideman

Écrire pour sauver une vieLes deux assassins d’Emmet Till, jeune gamin de quatorze ans sortiront libres du tribunal, libres, la cigarette au bec et hilares. Le jury du Mississipi composé exclusivement de blancs, a délibéré pendant une heure…une heure pendant laquelle les membres ont également mangé le repas qu’ils avaient demandé qu’on leur porte.  Emmet était un gamin noir venue de Chicago . Il  avait eu l’audace insolente de siffler une femme blanche. Emmet tillAlors il l’ont enlevé, tabassé à coups de poings, en lui écrabouillant le visage, tué d‘une balle dans la tête, et ont jeté à l’eau, « le corps mutilé avait été jeté dans les eaux de la Tallahatchie lesté d’un cylindre d’égreneuse à coton de trente-cinq kilos arrimé à son cou par du fil barbelé ».

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John Edgar Wideman

John-Edgar-Wideman.jpgÉcrivain américain né en juin 1941 à Washington

Lauréat de nombreux prix littéraires, il est le premier à remporter le PEN/Faulkner Award à deux reprises : en 1984 pour « Le rocking-chair qui bat la mesure » (Sent for You Yesterday, 1983) et en 1990 pour « L’Incendie de Philadelphie » (Philadelphia Fire, 1990). En 1984, il publie un essai autobiographique « Suis-je le gardien de mon frère ? » (Brothers and Keepers) nominé pour le National Book Award. 

En 2011, l’écrivain a reçu le Anisfield-Wolf Book Awards, pour l’ensemble de son travail et son importante contribution à la compréhension du racisme et à l’appréciation de la diversité. 

En 2017 « Écrire pour sauver une vie » recevra le Prix Femina Etranger

(Source Babelio) Lire la suite

« Kaddish pour l’enfant à naître » – Caroline Boidé Brénaud – Vénus Khoury-Ghata

Kaddish pour lenfant a naitreDeux femmes pour composer un petit recueil de poésies, de quelques lignes à quelques pages. Deux femmes pour chanter l’amour de l’homme et du plaisir, l’amour de la vie, la haine de ces hommes fascinés par la mort, leur inquiétudes face à la violence présente dans presque toutes les pages. ….Femme amante à tout âge,  femme porteuse de vie, s’adressant à l’enfant qu’elle porte, inquiète à l’écoute des bruits de Kalachnikovs, femme hurlant face aux rabatteurs endoctrinant des gamins pour en faire des soldats, aux dictateurs tuant leur peuple, imposant la fuite de réfugiés…

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Vénus Khoury-Ghata

Vénus Khoury-Ghata.jpgVénus Khoury-Ghata est une femme de lettres française née à Baabda (Proche de Beyrouth Liban) en décembre 1932.

En 1971, elle publie son premier roman, « Les inadaptés », aux éditions du Rocher et, en 1972, elle épouse Jean Ghata et s’installe avec lui à Paris.

Vénus Khoury-Ghata a publié une vingtaine de romans, et autant de recueils poétiques. Poète, romancière, critique littéraire, elle est l’un des plus grands noms de la littérature francophone contemporaine.

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