« Purge » – Sofi Oksanen

PurgeUne vieille femme Aliide autrefois amoureuse du beau Hans, qui lui préféra sa sœur Ingel accueille en 1992 dans sa pauvre maison une jeune femme traquée et apeurée. Qui est cette jeune femme qui fuit des hommes qui veulent la tuer?
Les russes sont en train de quitter l’Estonie, qui progressivement retrouve son indépendance
A partir de cet évènement Sofi Oksanen construit un roman à tiroirs qui, au fur et à mesure que nous les ouvrons, nous font progressivement voyager au cours des époques, on avance, on revient en arrière, on passe de l’occupation allemande qu’on survole, à l’occupation russe, au stalinisme dans un premier temps mais aussi à la période Tchernobyl. On ouvre on ferme ses tiroirs, sans lassitude et sans se perdre jamais dans l’histoire, chaque tiroir ouvert nous permet d’avancer et de comprendre

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« La saison de l’ombre » – Léonora Miano

La saison de l'ombreDix jeunes d’une tribu africaine sub-saharienne, les Mulongo, et deux adultes disparaissent à la suite d’un grand incendie. Où sont ils? Tout le clan s’interroge, leurs mères ou épouses en pleurs sont écartées et ne participent plus à la vie du clan, « leur douleur sera contenue en un lieu clairement circonscrit et ne se répandra pas dans tout le village ». Elles doivent être purifiées afin de ne pas porter malheur au groupe : en effet, « après ce drame on n’a pas fait les sacrifices que les circonstances méritaient ». Les superstitions régissent la vie du clan.

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« Certaines n’avaient jamais vu la mer » – Julie Otsuka


Certaines n'avaient jamais vu la mer
Ceux ou celles qui chercheront dans ce livre un roman, avec des personnages identifiables, des héros mis en scène, seront déçus, ceux au contraire, amateurs d’Histoire, avec un grand H liront ce livre avec plaisirs et émotions et découvriront peut-être des faits inconnus . 
Julie Otsuka nous permet de suivre la vie de migrantes japonaises anonymes, véritables héroïnes de ce livre, depuis le bateau qui les transportait comme du bétail vers le beau mari dont elles portaient la photo sur le cœur et qu’elles idéalisaient, jusqu’à la « disparition », quelques années plus tard, de ces femmes et de leurs familles dans des camps de déportation, crées et gérés par les américains…

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