« La nuit la plus longue » – James Lee Burke

LA nuit la plus longueLe 23 août 2005, l’ouragan Katrina ravage les cotes de la Louisiane…un ouragan de plus, mais un ouragan terrifiant dont la force crée une vague énorme qui submerge les bas quartiers…les habitants tentent de se réfugier dans les derniers étages, en vain malheureusement pour beaucoup. La vague sera trop importante et noiera tout sous son passage, malgré l’intervention désespérée des hélicoptères de secours. Le pays est ravagé, arbres déracinés ou portant dans leurs branches de sinistres guirlandes de cadavres d’hommes et d’animaux, quand ceux-ci ne dérivent pas sur les eaux stagnantes. 
Quelques maisons mieux placées sont restées debout, leurs habitants ont pu y rester, c’est le cas de la famille d’Otis Baylor, agent local d’une compagnie d’assurance. Une famille éprouvée par le passé par le viol par quatre jeunes noirs de leur fille Thelma, qui en reste traumatisée.

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« Des cailloux dans le ventre » – Jon Bauer

Des cailloux dans le ventreIl aurait tout pour être heureux : une maman qui aime les enfants, un papa complice…Oui, mais il y a Robert un autre gamin que sa maman a accueilli, un gamin dont il devient jaloux, il a quelques années de plus que lui, il peut passer devant dans la voiture…un gamin avec lequel sa mère se comporte comme si c’était son gamin, auquel elle porte une attention particulière : ils sont « famille d’accueil » et reçoivent des enfants placés par les services sociaux. 
Alors le gamin se sent rejeté…il se définit comme le  «Le Petit Tout-Seulitaire» : il pisse encore au lit à 8 ans
Puis l’adulte de 28 ans prend la parole, un adulte tourmenté, mal dans sa peau, qui ne se « trouve toujours pas assez bien », éprouvant des difficultés pour tisser des liens avec les autres adultes, un peu mythomane…au fil des pages les époques se télescopent, on passe du coq à l’âne. Le regard et les bêtises de l’enfant qui cherche à attirer l’attention de sa mère, un gamin incapable de réfléchir aux conséquences de ses actes, alternent avec les délires de l’adulte éprouvant des difficultés pour tisser des liens avec les autres, maladroit avec les filles, incapable de s’engager, fuyant des relations et un bonheur possibles..un fils garde-malade qui a accompagné le cancer de sa mère. Mais on n’est jamais perdu.

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« Les chaussures italiennes » – Henning Mankell

Les chaussures italiennesFredrik Welin est un vieux solitaire de 66 ans, un sanglier bourru, vivant sur une île scandinave héritée de ses grands parents.
Il prend plaisir à creuser un trou dans la glace qui recouvre la mer, et à s’y plonger chaque jour. Une pièce de sa maison est envahie par les fourmis qui ont construit leur nid, un nid dont il surveille chaque jours la croissance. Seul un facteur hypocondriaque vient le voir de temps en temps, un facteur qui lit les courriers…
Mais un jour surgit dans l’immensité blanche, la silhouette d’une vieille femme marchant lentement sur la glace aidée d’un déambulateur. 
La vieille femme est Harriet, une de ses conquêtes féminines de jeunesse qu’il a lâchement abandonnée.  Atteinte d’un cancer en phase terminale elle vient lui demander de respecter une promesse qu’il lui avait faite.

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« La faiseuse d’anges » – Camilla Läckberg

La faiseuse d'anges
Un couple restaure une maison située sur l’île de Valö en Suède. Cette maison a un passé sordide : elle abritait un internat de garçons tenue par un couple qui a subitement disparu un samedi de Pâques 1974.  Seule une gamine de un an et demi, Ebba, fille du couple a été retrouvée, errant dans la maison, où la table du repas du soir était servie. La gamine a régulièrement reçu pour son anniversaire une carte signée « G ». Qui est « G »? 
Les cinq élèves de l’internat restés sur l’île pendant ce week-end tragique étaient partis à la pêche en bateau et avaient été, à l’époque, incapables de fournir des informations aux enquêteurs qui les interrogèrent. Depuis ils ont fait du chemin, un chemin différent pour chacun d’eux, politicien d’extrème-droite ou homme d’affaires corrompu, un troisième a pour projet de construire un musée à la mémoire des déportations juives, un autre est devenu tétraplégique en jouant avec le danger, le dernier a hérité du château familial en spoliant ses frères et sœurs .. .
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« Vous plaisantez, monsieur Tanner » – Jean-Paul Dubois

Vous plaisantez, monsieur TannerRéalisateur de documentaires animaliers, Monsieur Tanner hérite d’une vieille bâtisse ayant appartenu à un vieil oncle…Un beau bâtiment qui nécessite une remise en état et surtout qui doit répondre à ses goûts, au goût du jour. Alors Monsieur Tanner décide de vendre sa maison afin de financer les travaux. Incapable de réaliser lui-même le travail il décide de faire appel à des artisans, à des entreprises ayant pignon sur rue…rebuté par les tarifs proposés il décide de faire appel à des travailleurs au noir, de « pénétrer ce maquis de paroles évasives, de promesses flottantes, de talents approximatifs, de tarifs changeants, découvrir un monde hors taxes, hors norme, hors la loi, peuplé de débutants hésitants, de vieux rusés, de retraités chafouins, de branleurs somptueux, de génies caractériels, de fous complets, de demi-fous, d’irresponsables, de menteurs, de hâbleurs, d’arnaqueurs, un monde instable, prêt à sombrer pour un mot de trop, un coup de vent, un verre de vin, un monde où il manque toujours quelque chose, un outil, une planche, du sable, un sac de MAP, un tuyau, du courage, du courage.« 

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Nathacha Appanah

« Quand Stéphane me demandait pourquoi je lisais toujours le même livre, je haussais les épaules parce que je ne voulais pas lui expliquer que ce livre-là était comme un talisman qui me protégeait du monde réel, que les mots de ce livre que je connaissais par cœur étaient comme une prière que je disais et redisais et peut-être que personne ne m’entendait, peut-être que ça ne servait à rien mais qu’importe. Ouvrir ce livre c’était comme ouvrir ma propre vie, cette petite vie de rien du tout sur cette île, et j’y retrouvais Marie, la maison et c’était la seule façon que j’avais trouvée pour ne pas devenir fou, pour ne pas oublier le petit garçon que j’avais été. » (« Tropique de la violence » – P.126-127)