« Je ne suis pas ici pour faire un discours » – Gabriel García Márquez


Je ne suis pas ici pour faire un discours
Faits souvent par des hommes politiques qui cherchent à vous convaincre, les discours vous ennuient.

Vous changerez d’avis avec ce livre, qui se lit comme un livre de nouvelles.
Gabriel García Márquez, prix Nobel de Littérature en 1982, nous livre dans ces discours ses états d’âme, ses colères notamment contre la course aux armements, au nucléaire, son amour de la littérature, de l’Amérique latine, mais aussi ses souhaits de simplification de la grammaire, de l’orthographe.
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« Cent ans de solitude » – Gabriel Garcia Márquez

Un grand plaiCent ans de solitudesir à lire ce livre dense. Certainement un livre à relire un jour ou l’autre pour découvrir d’autres facettes, d’autres messages.

Une saga d’une famille, fondée à la suite d’un mariage consanguin de deux cousins, créant un village isolé, fonctionnant en autarcie, géré avec ses propres règles, renfermé sur lui même. Un gitan, important pour la suite de l’histoire, éblouit le « patriarche » de la famille, par des inventions dont quelques unes sont surnaturelles. Nous suivrons cette famille sur six générations. Mais une famille difficile à suivre pour le lecteur: tous les personnages masculins portent l’un ou plusieurs de ces trois prénoms : Arcadio, Aureliano, José. on s’y perd un peu. Alors foncez sur Wikipedia, et trouvez l’arbre généalogique qui vous servira de marque page.

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« Le Congrès » – Jean-Guy Soumy

Le CongrésUne découverte..passionnante
Le titre et la couverture ne m’auraient pas attiré, si ne n’avais pas entendu une critique à la télévision ….et j’ai appris – et je l’ai vérifié sur des sites et des documents historiques – que l’Église engageait, sous Louis XIV, à la suite de plaintes, des procès en impuissance, afin d’annuler des mariages et ceci dans le cas où le mari était impuissant et ne pouvait donner d’enfant au couple. 

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« Pas pleurer » – Lydie Salvayre

 
Pas pleurerUn livre aux multiples facettes …
– D’abord une autobiographie romancée peut être  : la narratrice  écoute sa mère née dans une famille pauvre de l’Espagne. Celle-ci a 16 ans en 1936 quand débute de la guerre civile. Elle a perdu toute sa mémoire sauf celle des événements de 1936. Alors elle raconte, en français mêlé d’espagnol, ce qui rend son témoignage vivant et touchant, sa vie dans son village, les oppositions entre les propriétaires terriens et le peuple, son mariage… Elle a appris le français quand elle s’est réfugié en France…la Retirada….

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« Les vertus immorales » – Kebir Mustaphe Ammi

Les vertus immorales J’avais aimé « Mardochée » de ce même auteur, mais je n’ai pas du tout retrouvé de même plaisir avec « Les vertus immorales ».
Ce marocain du XVIème siècle, érudit, ne m’a pas séduit : un surhomme intelligent, un peu comme ces héros de feuilletons
américains, instruit, tueur, capable de toutes les trahisons, y compris avec ceux qui l’ont formé, aidé, accompagné. 
Trop de violence gratuite, de supplices, de crimes, de trahisons. Certes l’époque était violente, …. Des situations qui arrivent sans qu’on comprenne trop comment ni pourquoi, et d’autres qu’on aurait aimé que l’auteur développe.

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« Mardochée » – Kebir-Mustapha Ammi

MardochéeMardochée, vieux juif âgé d’une cinquantaine d’années sert de guide, de juin 1883 à mai 1884,  au jeune Joseph Aleman (Charles de Foucauld) qui s’est illustré dans des guerres, et qui souhaite explorer le Maroc. Tous deux déguisés en rabbins affrontent de nombreux périls, guerres tribales, trahisons, espions de tout genre, exécutions capitales, violences…. dans ce Maroc, hostile aux chrétiens, et attisant les velléités des puissances européennes, Angleterre, France…. Ils sont obligés parfois de tuer et toujours d’avancer en masquant leurs projets, en se masquant eux-mêmes

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« Le loup bleu » de Yasushi Enoue

Le loup bleuDemie déception pour ce « Loup bleu » …la vie romancée de Gengis-Khan. On passe d’une bataille à  une autre, d’un massacre ou d’une exécution à l’autre. Un homme qui notamment grâce aux alliances et aux mariages à su réunir des tribus hostiles pour créer une armée forte qui conquit l’Asie, une partie de la Chine jusqu’à la mer d’Aral et la mer Caspienne. 
Cette succession de scènes répétitives, ne met pas en valeur, selon moi l’écriture d’Inouè, qui m’avait tant plus dans « le Fusil de Chasse » et « Histoire de ma Mère ». Elles permettent cependant de mieux connaître cette époque…mais quelle est la part de roman et la part de vérité?

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