Frederick Douglass

« Dans l’état de Virginie, il y a 72 crimes qui sont punissables de la peine de mort quand ils sont commis par un Noir, même s’il ignore complètement cette législation. Seulement deux de ces crimes valent le même châtiment à un homme blanc. Pourquoi cela, si ce n’est parce qu’on sait fort bien que l’esclave est un être moral intelligent et responsable. » (Mémoires d’un esclave – P. 156)


« Que signifie donc pour un esclave votre 4 juillet? Voici ma réponse. C’est un jour qui, plus que n’importe quel autre jour de l’année, lui révèle la cruauté et l’écœurante injustice dont il est sans cesse la victime. Pour lui, votre fête est une imposture ; la liberté que vous vantez, un sacrilège ; la grandeur de votre nation, une misérable fanfaronnade ; vos cris de joie lui semblent vides et sans cœur ; vos dénonciations des tyrans, d’un inconcevable culot ; vos appels à la liberté et à l’égalité sont pour lui une vaine caricature ; à ses yeux, vos prières, vos hymnes, vos sermons, vos actions de grâce et tout votre solennel étalage de religion ne sont que de la boursouflure, du cynisme, de la fraude, du mensonge et de l’hypocrisie -un mince voile jeté sur des crimes dont rougirait une nation de sauvages. » (Mémoires d’un esclave – P. 159)  

« Caché dans la maison des fous » – Didier Daeninckx

Quelques mots échangés avec Didier Daeninckx, sur un salon du livre, quelques mots sur les souvenirs toujours en mémoire de ses livres lus, et puis ce titre qui me saute aux yeux… »une histoire vraie » me dit-il.

Il me donne quelques noms de lieux et d’autres de personnes connus par les plus anciens d’entre nous, des noms de personnes évoquées dans le livre. Il n’en fallait pas plus pour me séduire.

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« Les vies de papier » – Rabih Alameddine

Aaliya Saleh est une vieille dame de 72 ans habitant Beyrouth en guerre, une guerre civile qui connut déjà plus de 50 000 cessez-le-feu ! Une guerre et des dangers qu’elle dut affronter chaque fois qu’elle devait se rendre dans la librairie où elle travaille .

Elle a appris comme tous les beyrouthins à vivre avec cette peur : « Tout Beyrouthin d’un certain âge a appris qu’en sortant de chez lui pour une promenade il n’est jamais certain qu’il rentrera à la maison, non seulement parce que quelque chose peut lui arriver personnellement mais parce qu’il est possible que sa maison ait cessé d’exister..

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« Né d’aucune femme » – Franck Bouysse

Un anonyme a demandé à Gabriel le curé de venir bénir le corps d’une femme décédée dans un asile, bénir le corps et profiter du moment où il sera seul avec la défunte pour récupérer des cahiers. 

« — Sous sa robe, c’est là que je les ai cachés.
— De quoi parlez-vous ?
— Les cahiers… Ceux de Rose. »
 
 
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« La Première Gorgée de bière et autres plaisirs minuscules » – Philippe Delerm

Un tout petit livre qui m’est « tombé dans les mains », et que j’ai commandé alors que j’en recherchais un autre sur un site de vente de livres d’occasion qui fait mon  mon bonheur de lecteur : https://www.recyclivre.com/…un site qui me permet de fouiner, de découvrir des pépites anciennes ou nouvelles, pas chères et accessoirement d’aider une association et de financer la plantation d’arbres…des petits bonheurs personnels.

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