« Tout homme est une nuit » – Lydie Salvayre

Tout homme est une nuitAnas est un homme jeune, qui essaye de faire face à sa maladie, aux séquelles du cancer qui le fragilisent physiquement et moralement.  Pas facile d’avaler ce coup dur, de résister à ce coup de massue, d’y faire face …
Alors il se retire seul -on saura pourquoi- dans un petit village du sud de la France. Sans doute aussi parce que afin de se reconstruire et de tenter d’oublier, il a besoin du soleil et de la jovialité légendaire des gens du sud ….
Quoi de mieux qu’un bistrot pour faire des rencontres, pour se rapprocher d’autres et discuter de tout, de rien, se changer les idées..un café dans lequel on entre, dans lequel on lance, à la cantonade, un bonjours poli ?…
Mais ce bonjour poli n’amène aucune réponse. 
Au contraire, on le considère avec méfiance..et une fois qu’il a quitté le bar, les langues se délient…« Il aurait pu au moins se présenter….On sait rien de lui, on sait même pas son nom, on sait pas d’où il vient…..Il boit pas d’alcool, c’est un indice…..Il a parlé à personne, pourquoi ?….Il a l’air complètement égaré…. »

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« Mumia Abu-Jamal, combattant de la liberté » – Claude Guillaumaud-Pujol

Mumia-Abu-Jamal-combattant-de-la-liberteConnaissez-vous Mumia Abu-Jamal ? 
Vaguement sans doute…il est l’un des ces condamnés à mort américains pour lesquels le monde indigné, informé par Amnesty-Internation se mobilise dans des manifestations de rues afin de demander sa libération …
Indigné, vous le serez à la lecture de ce livre. Indigné devant l’attitude de ce pays qui fait rêver beaucoup de nos concitoyens…le rêve américain. Mumia quant à lui vit un cauchemar depuis 1982 . 
Wesley Cook est un jeune journaliste, animateur d’une station de radio, l’un des premiers membres des BlackPanthers, les Panthères Noires qu’il découvre à quatorze ans en 1968 . Il lit leurs publication et en devient rapidement le responsable de l’information. 

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« Salido suivi de O.K., Joe » – Louis Guilloux

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11 septembre 1939, cela fait onze jours que la deuxième guerre mondiale a commencé, les trains sont désorganisés, la priorité est donnée aux transports militaires.

Des soldats anglais sont déjà en France, bloqués dans des gares dans l’attente du départ au front. Les nouvelles sont inquiétantes : Varsovie a été bombardée…

Louis Guilloux se souvient d’une rencontre à la fin de la guerre d’Espagne, la rencontre avec Salido, combattant républicain, communiste arrivé de Port-Vendres avec une blessure à la tête. La mère Gautier disait que c’était un salaud…Guilloux était chargé de l’accueil des combattants communistes, de leur trouver une planque, de les accompagner… 

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« Écrire pour sauver une vie » – John Edgar Wideman

Écrire pour sauver une vieLes deux assassins d’Emmet Till, jeune gamin de quatorze ans sortiront libres du tribunal, libres, la cigarette au bec et hilares. Le jury du Mississipi composé exclusivement de blancs, a délibéré pendant une heure…une heure pendant laquelle les membres ont également mangé le repas qu’ils avaient demandé qu’on leur porte.  Emmet était un gamin noir venue de Chicago . Il  avait eu l’audace insolente de siffler une femme blanche. Emmet tillAlors il l’ont enlevé, tabassé à coups de poings, en lui écrabouillant le visage, tué d‘une balle dans la tête, et ont jeté à l’eau, « le corps mutilé avait été jeté dans les eaux de la Tallahatchie lesté d’un cylindre d’égreneuse à coton de trente-cinq kilos arrimé à son cou par du fil barbelé ».

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« Le terroriste noir » – Tierno Monénembo

Le terroriste noirAddi Bâ est un jeune guinéen soldat de l’armée française, l’un de ces « tirailleurs sénégalais ». Fait prisonnier par l’armée allemande lors de la bataille de la Meuse il s’évade et rejoint les forêts des Vosges où il erre et se cache.Il n’est pas l’un de ces coloniaux arrivés, souvent contre leur grès, en France depuis leur Afrique natale à la veille de la guerre.  Il a été adopté à l’âge de treize ans par un percepteur des impôts qui officiait à Conakry…. Parce qu’il était noir il fut affecté à l’un des régiments de chair à canon, les tirailleurs sénégalais…Dans l’armée française, on ne mélangeait pas les couleurs, à cette époque. « Sitôt la guerre terminée, on les jette comme des Kleenex usagés, […] Plus personne de pense à eux après! [….] avec un coup de pied au cul, les poumons en sang et les jambes en moins ; abrutis, sous-gradés, absents des citations et des monuments aux morts, et avec ça, un pécule inférieur de dix fois à celui de leurs collègues blancs. »

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« Une colère noire – Lettre à mon fils » – Ta-Nehisi Coates

une-colere-noire-lettre-a-mon-filsLongue lettre d’un père à son fils, d’un homme à la conscience de son pays et du monde
L’Amérique, pays de contraste à population blanche dominante, dirigée par un homme ayant du sang noir, pays dont les policiers blancs ou noirs peuvent tuer impunément des gamins 
Comment ne pas être en colère s’indigner devant ces crimes, Comment ne pas s’indigner devant cette liberté à deux vitesses, la liberté des blancs et celle fictive, des noirs « .je me suis demandé comment il était possible de vivre libre dans ce corps noir. C’est une question profonde, parce que l’Amérique se perçoit comme l’œuvre de Dieu, mais le corps noir est la preuve manifeste qu’elle n’est que la création de l’homme. ».

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« Un monde beau, fou et cruel » – Troy Blacklaws

un monde beau fou et cruel.jpgEn reprenant le titre de l’album de Johnny Clegg & Savuka  « Cruel, Crazy Beautiful World », Troy Blacklaws a écrit un livre dérangeant sur une Afrique du Sud inconnue : l’Afrique du Sud raciste…
Oh non, pas le racisme de l’apartheid des Blancs envers les Noirs, racisme connu… Non sur le racisme entre Noirs. En Afrique du Sud il y a Noirs et noirs, il ne faut pas les confondre, des Noirs qui ont des droits, et d’autres noirs qui ont le devoir de se taire, d’être esclaves, d’être battus, exploités, tués, jetés aux crocodiles, le racisme ancestral entre ethnies.
Et puis l’Afrique sans ses dictateurs, sans la violence ne serait pas l’Afrique.

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« Un autre : Chroniques d’une métamorphose » – Imre Kertész

Un autre - Chroniques d'une métamorphoseOn ne peut pas survivre à la sélection pratiquée à Auschwitz, puis à la faim et à la maladie à Buchenwald et aux pressions exercées par les régimes communistes de l’Europe de l’Est, sans être « marqué », comme se définit Imre Kertész .
Certains se laisseraient abattre, auraient baissé les bras, ou envisagé le suicide, Imre Kertész, décidera au contraire de lutter contre ces totalitarismes, de dénoncer le nouvel antisémitisme, né après Auschwitz, Auschwitz qui « marque un tournant comme par exemple en physique, la théorie quantique »et d’être l’un de ces auteurs alertant les lecteurs. Son engagement fut vraisemblablement, un élément décisif dans l’attribution du Prix Nobel.

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« Black Boy » – Richard Wright


Black BoyL’enfance et l’adolescence – dans les années 1910-20 – d’un « moricaud », d’un gamin « nègre » dans le sud des États Unis, le Mississipi….Deux mots terribles qui traduisent tout le racisme, toute la violence de la population de cet État des États-Unis à l’égard des hommes de couleur, deux mots que lecteur retrouvera à chaque page, à tous les âges de ce gamin devenu auteur.
Un racisme faisant partie de la vie.

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« La stratégie des antilopes » – Jean Hatzfeld

La stratégie des antilopesRwanda 2003, les  Hutus ayant participé aux massacres des Tutsis sont libérés et reviennent vivre à coté des survivants Tutsis des massacres. La politique nationale de réconciliation l’a décidé, poussée par les grandes puissances qui ont financé la reconstruction et les programmes alimentaires.Jean Hatzfel a écrit en qualité de journaliste-écrivain deux autres livres sur le Rwanda. Il a publié « Dans le nu de la vie »  en 2000, ouvrage dans lequel il collecte les souvenirs des survivants Tutsi. Deux ans plus tard paraît « Une saison de machettes » , dans lequel il « passe de l’autre côté » et retranscrit ses conversations avec des Hutus emprisonnés, condamnés pour crimes de guerre. N’ayant pas eu connaissance de ces deux autres livres, je ne les ai pas lu avant de lire celui-ci, trouvé par hasard.

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