
« On est encore à cette époque où l’homme finit de se rendre maître et possesseur de la nature. Où la nature n’est pas encore une vieillarde fragile qu’il faut protéger, mais un redoutable ennemi qu’il faut vaincre. » (P. 94)

« On est encore à cette époque où l’homme finit de se rendre maître et possesseur de la nature. Où la nature n’est pas encore une vieillarde fragile qu’il faut protéger, mais un redoutable ennemi qu’il faut vaincre. » (P. 94)
Ce n’est pas le livre qui vient spontanément à l’esprit quand on évoque Kessel, et pourtant…quelle claque ! Je suis encore sur le coup de l’émotion. Si un autre l’avait écrit, on aurait crié à l’affabulation, à la contre-vérité…Mais venant de Kessel ! Quand même !
« ….ce matin-là comme les autres, l’humour, l’apostrophe et une forme théâtrale d’indignation étaient les juges et les éclaireurs, les bons et les mauvais génies, dans une tradition bien française qui valait ce qu’elle valait, mais dont la suite allait montrer que l’essentiel du monde lui était étranger.. » (P. 51)
Été 1944 aux États Unis, la Polio fait des ravages dans une petite ville…1360 cas de polio et 363 morts dans la petite ville de Newark (New Jersey) au début du livre.
Pas du tout larmoyant, un voyage dans un passé récent, une découverte
« La polio c’est la polio, personne ne sait comment elle se propage. Quand l’été arrive, elle est là et on n’y peut pas grand chose »
ans sa vie, des beaux tailleurs, de l’argent, de la considération, regardant le monde de haut et refusant qu’on l’appelle Mamie, et un quasi centenaire, mascotte de la maison de retraite dans laquelle il vit depuis plus de 23 ans. Le personnel vouvoie les 2 premiers, et tutoie le troisième.