« Le lambeau » – Philippe Lançon

Le lambeau« ….ce matin-là comme les autres, l’humour, l’apostrophe et une forme théâtrale d’indignation étaient les juges et les éclaireurs, les bons et les mauvais génies, dans une tradition bien française qui valait ce qu’elle valait, mais dont la suite allait montrer que l’essentiel du monde lui était étranger.. » (P. 51)
Ce matin du 7 janvier 2015, la conférence de rédaction de Charlie était bien avancée, tout le monde rigolait..des bruits de pétards pas assourdissants, et Philippe Lançon reprend conscience, couché par terre. Silence….Il voit des bouts de salle, « le crâne éclaté de Bernard Maris » à ses côtés, une secrétaire arrive affolée.
Dans la bouche de Philippe des dents se promènent.. Il ne peut parler et est incapable de bouger, et n’a pas encore de douleurs. Ses seules préoccupations : Que sont devenus les autres, ou est son téléphone, son vélo ?

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« Némésis » – Philip Roth

NémésisÉté 1944 aux États Unis, la Polio fait des ravages dans une petite ville…1360 cas de polio et 363 morts dans la petite ville de Newark (New Jersey) au début du livre.
Pas du tout larmoyant, un voyage dans un passé récent, une découverte

« La polio c’est la polio, personne ne sait comment elle se propage. Quand l’été arrive, elle est là et on n’y peut pas grand chose »

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« Bon rétablissement » de Marie-Sabine ROGER


Bon rétablissement
Un petit bijou d’humour et de réalisme
Jean Pierre, 67 ans, vieux grincheux…est hospitalisé, couché dans un lit, incapable de marcher à la suite d’un accident et d’une fracture du bassin.. Il est seul dans sa chambre…il a le temps de penser, et d’observer entre deux sommeils l’hôpital, ses menus, son personnel, ses médecins, ses kinés…..
Il a peu de visites, à part un jeune flic qui essaye d’interroger Jean Pierre et une gamine de 14 ans qui n’en veut qu’à son ordinateur pour aller sur Facebook.

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« Le long séjour » – Régine Detambel

Pour décrire la vie en maisons de retraite, Régine Détambel se met à la place de trois personnes âgées, hébergées, un vieux monsieur de 88 ans qui perd la mémoire, visité seulement rapidement pas sa petite nièce, une vieille dame qui a tout eu dLe Long Sejourans sa vie, des beaux tailleurs, de l’argent, de la considération, regardant le monde de haut et refusant qu’on l’appelle Mamie, et un quasi centenaire, mascotte de la maison de retraite dans laquelle il vit depuis plus de 23 ans. Le personnel vouvoie les 2 premiers, et tutoie le troisième.
Chacun d’eux, tour à tour décrira ses conditions de vies, les pertes de mémoire des uns, ou la lucidité de l’autre, le manque de respect du personnel, les repas, la perte de goût, de la vue, les lunettes…

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