« Fils du feu » – Guy Boley

fils-du-feuAnnées 50-60, Jérôme  le gamin passe ses journées entre la forge de son père et la cuisine de sa mère, entre un monde d’hommes taiseux, son père et Jacky, qui maîtrisent le feu pour dompter le fer, le frappent, le tordent, le soudent, et un monde de femmes, les mains dans l’eau, chargées des lessives, frappant et tordant le linge dans l’eau bouillante…ou écorchant les grenouilles. 
Un gamin qui n’a pour seul horizon que ces deux mondes, le feu et l’eau, son quartier de Besançon, celui du dépôt des locomotives à charbon, dont les fumées encrassent le linge fraîchement étendu. Des jeux simples, un arc faisait rêver un môme et faisait son bonheur. Un bonheur apparent toutefois. Des femmes et des hommes qui ne parlent pas, ne se parlent pas, absorbés dans leurs tâches, et dont on perçoit très vite un mal-être…Chacun de leur coté, jusqu’à la folie.

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Guy Boley

guy-boleyAuteur né à Besançon en 1952

Il a été maçon, ouvrier d’usine, chanteur des rues, cracheur de feu, acrobate, saltimbanque, directeur de cirque, funambule à grande hauteur, machiniste, scénariste, chauffeur de bus, garde du corps, et cascadeur avant de devenir dramaturge pour des compagnies de danses et de théâtre. Il compte à son actif une centaine de spectacles joués en Europe, au Japon, en Afrique ou aux États-Unis.

(Source Babelio) Lire la suite

« Une guerre d’extermination, Espagne, 1936-1945 » – Paul Preston

une-guerre-dextermination-espagne-1936-1945Si vous cherchez un roman, passez votre chemin, ce livre n’est pas un roman, mais un livre d’histoire. Un grand livre d’histoire. Un énorme travail de recherche et de vulgarisation.
Et avant de plonger dans cet ouvrage, prenez le temps de le feuilleter, d’en comprendre les différentes parties, de vous l’approprier.
Et allez immédiatement vers les dernières pages.
Sur les (presque) 890 pages du livre, plus de 160 sont consacrées à des annexes, notes, cartes, graphiques ou glossaires, importants pour ne pas se perdre au sein des sigles, des noms, des héros ou des tueurs

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Kari Hotakainen

« Un livre est une sorte d’hybride de vache et de cochon qui engloutit, rumine et digère d’énormes tranches de vie. À l’issue du processus, il en ressort, par l’autre bout, à l’intention des lecteurs, un épais et solide boudin entouré d’un boyau d’origine naturelle, une sorte de charcuterie bio de première qualité. » (« La part de l’homme » – P. 21-22)

« La part de l’homme » – Kari Hotakainen »

la-part-de-lhommeUne vieille femme finlandaise vend l’histoire de sa vie à un écrivain en mal d’inspiration pour son nouveau roman.  Une galerie de portraits, celui du père taisant, de celle qui songe à abandonner sa belle situation, de la fille qui épouse un chauffeur noir, confronté au racisme y compris de celui de la famille, en passant par le portrait du  fils qui tombe de petits boulots en petits boulots vers la mendicité. Une famille qui passait pour des nantis quand la Finlande était communiste :  Ils possédaient une petite mercerie et maintenant dans cette Finlande touchée par le vent du libéralisme ils vivotent.

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« Les putes voilées n’iront jamais au Paradis » – Chahdortt Djavann

les-putes-voilees-niront-jamais-au-paradisJe sors de cette lecture, un peu sonné, groggy, révolté….et toujours autant étonné par la variété des thèmes des livres de Chahdortt Djavann, et par la force de son écriture.
Admiratif..
Un titre violent, provocateur qui ne peut qu’intriguer.
On sait d’avance que ce livre est fait pour éveiller la conscience du lecteur, pour le déranger.
Chahdortt Djavann, a quitté l’Iran en 1993, et a appris le français en grande partie seule. C’est le thème de « Comment peut-on être français ? ». l’Iran des Ayatollahs l’avait emprisonnée et tabassée.
Oui, ce livre nous parle des putes iraniennes, putes que l’on trouve partout, c’est souvent la seule façon pour de nombreuses femmes iraniennes de gagner un peu d’argent, de survivre …et finalement ne sont-elles pas toutes considérées comme telles ?

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« Le fracas du temps » – Julian Barnes

le-fracas-du-tempsPeurs, résistance, compromissions et lâcheté de l’un des meilleurs compositeurs russes sous le régime Stalinien, de Lénine à Nikita Khrouchtchev, contraint de plaire au pouvoir, écarté quand il ne plaisait plus.
Biographie d’un homme, qui au moment de la terreur stalinienne par peur de se faire arrêter devant sa famille, restait devant l’ascenseur de l’immeuble dans l’attente des hommes du NKVD il était « un homme qui comme des centaines d’autres dans la ville, attendait, nuit après nuit, qu’on vienne l’arrêter. » 
Cet homme est Dmitri Dmitrievitch Chostakovitch, célèbre musicien russe

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