« 1986 » – Yu Hua

1986Je hais ces quatrièmes de couverture, ces commentaires qui en disent trop sur les livres, qui les résument. Malgré tout j’ai été intrigué et attiré par ce livre
D’abord par la couverture et le titre qui rappelle 1984 d’Orwell ou 2084 de Sansal,  mais 1986 n’est pas une dystopie, un roman d’anticipation.
Ensuite parce qu’en quelques quatre-vingt pages il me permettait de découvrir un auteur inconnu, de faire un voyage littéraire vers la Chine et, je le pensais, d’en connaitre un peu plus sur la révolution culturelle chinoise. Déception…La révolution culturelle est passée sous silence, seuls ses effets sur un homme devenu fou sont décrits…

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« Ce qu’il advint du sauvage blanc » – François Garde

Ce qu'il advint du sauvage blancAbandonné à 18 ans au 19ème siècle par son bateau et par ses compagnons sur une plage d’Australie, Narcisse Pelletier y restera presque 17 ans. Il allait chercher de l’eau pour ravitailler son bateau. Mais celui-ci lèvera l’ancre sans lui. Pourquoi a t-il été abandonné ?  Le jeune homme préfère ne pas penser à un oubli de ses compagnons :« Ce n’était pas un abandon délibéré, une trahison qui le visait personnellement, mais la conséquence d’une situation périlleuse ». Retrouvé et « adopté » par une vieille femme noire, membre d’une tribu aborigène, il va, après s’être fait dépouiller de ses habits, de son couteau, de ses habits et de son anneau de laiton dans l’oreille, suivre, nu, la vie de cette tribu d’aborigènes et en adopter les meurs et coutumes. Lire la suite

Amos Oz

« Des livres, en revanche, on en avait à profusion, les murs en étaient tapissés, dans le couloir, la cuisine, l’entrée, sur les rebords des fenêtres, que sais-je encore ? Il y en avait des milliers, dans tous les coins de la maison. On aurait dit que les gens allaient et venaient, naissaient et mouraient, mais que les livres étaient éternels. Enfant, j’espérais devenir un livre quand je serais grand. Pas un écrivain, un livre : les hommes se font tuer comme des fourmis. Les écrivains aussi. Mais un livre, même si on le détruisait méthodiquement, il en subsisterait toujours quelque part un exemplaire qui ressusciterait sur une étagère, au fond d’un rayonnage dans quelque bibliothèque perdue, à Reykjavik, Valladolid ou Vancouver ». (P. 42 – « Une histoire d’amour et de ténèbres »)

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« Une histoire d’amour et de ténèbres » – Amos Oz

Une histoire d'amour et de ténèbresUn homme passionnant, un auteur majeur de la littérature israélienne nous livre l’histoire de sa vie et celle de sa famille. Une histoire familiale pas banale qui se mêle avec la grande Histoire de l’État d’Israël, et avec celle de la Littérature.
Trois histoires intimement imbriquées 

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« La fascination du pire » – Florian Zeller

La fascination du pireUn jeune écrivain est invité par l’ambassade de France du Caire à un colloque ayant pour thème  « la nouvelle génération romanesque française ». Dans l’avion il rencontre pour la première fois un autre écrivain, Millet, la quarantaine, également invité..« Il s’agissait d’un écrivain suisse assez célèbre [….] dont l’ambition était de décrire la misère sexuelle dans une société de marché et au passage je crois, la sienne » un auteur – toujours enveloppé malgré ses régimes – qui a notamment écrit un roman sans doute en partie autobiographique dont le héros s’appelait « Jean-Foutre La Bite », ça ne s’invente pas ! L’ambassade invitant la culture ! 

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« Retour à Domme » – Françoise Houdard

Retour à DommeEn lui léchant les oreilles, un chien lui redonne conscience…Oscar s’est évanoui, des traces de sang sur le pare-brise, un oiseau l’a percuté… un vieil homme Jeanloup, presque aveugle, passant par là, le rassure et bien qu’il n’ait plus conduit depuis bien longtemps, conduit la voiture d’Oscar jusque chez lui..sa femme Emilia est sympathique, le couple lui propose de l’héberger..le début d’une amitié partagée, d’une connivence, des confidences.
Pour Oscar, cet oiseau mort a été un signe que lui a envoyé sa grand-mère, une grand-mère qui avait cru le berner quand il était gamin, avec un rouge-gorge qui s’était tué contre les vitres de la maison…

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