« K.O. » – Hector Mathis

K.O.Premier ouvrage d’Hector Mathis, jeune auteur de 25 ans…Son écriture parfois nébuleuse mais toujours créative ne peut laisser indifférent. Très rythmée, elle bouscule, peut tantôt agacer, puis déconcerter, donner envie de tout envoyer balader, de refermer le livre et, finalement m’a très rapidement séduit.D’autant plus que dans les toutes premières pages du livre, on nage en plein brouillard, sans trop comprendre où l’on va…Persistez quelques minutes.
Sitam, jeune homme fou de jazz et de littérature, jeune homme sans le sou, part avec la môme Capu dont il est amoureux. Dès la première page le narrateur écrit : « Je pense à la musique , à la littérature, je n’ai plus que ça dans l’estomac, J’agite une pensée de fortune. Ce sera de plus en plus difficile pour ceux qui voudront se mettre à écrire […] Même pas terminé le premier que je voudrais en entamer d’autres ». Cette première page m’a laissé à penser que l’auteur se présentait…
Nous allons les suivre, dans leur vieille 309 Peugeot, dans leur voyage vers Amsterdam. Ils fuient Paris, son insécurité, les attentats islamistes…Lesquels ? On ne le saura pas. Ils rencontreront Benji et la mère Flouchat, qui utilise Benji quand elle a envie, ce qui donnera lieu à des pages jubilatoires.

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Hector Mathis

Hector Mathis.jpgNé en 1993, Hector Mathis grandit aux environs de Paris entre la littérature et les copains de banlieue. Écrivant sans cesse, s’orientant d’abord vers la chanson, il finit par se consacrer pleinement au roman. Frappé par la maladie à l’âge de vingt-deux ans, il jette aujourd’hui l’ensemble de ses forces dans l’écriture. (Source Editions Buchet – Chastel) Lire la suite

« 10 jours en terre ceinte » – Bernard Bloch

10 jours en terre ceinteJ’aimerais sincèrement que cette chronique permette de faire connaître ce livre, dont le titre « jeu de mots » m’avait intrigué et dont la lecture m’a procuré de nombreuses d’émotions. 
De la rage d’abord si, pour éviter ces morts quotidiennes, rien n’est entrepris pour sortir durablement du conflit israélo-palestinien, et aussi de l’espoir. 
Il le mérite.
Bernard Bloch ne s’en cache pas, il est juif, a fait sa Bar Mitzvah en 1962 en Israël , mais n’est pas pratiquant. Dès les premières pages il nous prévient : « Mes réserves envers la politique d’Israël sont légion et certaines radicales. Mais ce qui reste inacceptable pour moi, c’est la remise en cause de son existence ». 
En se joignant à un groupe de chrétiens, à l’occasion d’un voyage organisé par « Témoignage chrétien », il parcours Israël pendant 7 jours en juin 2013. 
Puis seul, il se rendra auprès des membres de sa famille installés en Israël.

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Bernard Bloch

Bernard BlochActeur et metteur en scène français né en 

Fondateur du Théâtre de la Reprise, de l’Attroupement, du Scarface Ensemble…

En 42 ans de carrière il a travaillé sur 32 films, et 6 séries

Il a notamment travaillé avec  Ken Loach, Yves Boisset, Philippe Garrel, Jacques Audiard, Michel Piccoli  Lire la suite

« Sigmaringen » – Pierre Assouline

SigmaringenJ’ignorais que le gouvernement français de l’Occupation était parti se réfugier en Allemagne en septembre 1944, quelques mois après le débarquement allié…..À moins que le moustachu, n’ayant pas trop confiance en leur loyauté ait pris l’initiative de les écarter des affaires en les ayant sous la main.
Merci à Dominique, elle se reconnaîtra…Elle m’a dit en me prêtant ce livre (et d’autres) : « je crois que tu aimeras, j’ai vu que tu appréciais Pierre Assouline et l’Histoire ».
Et j’ai apprécié cette découverte littéraire et historique.
Le Maréchal Pétain, Laval, Doriot, de Brinon, Bonnard, Déat, Luchaire, Rebatet, Ménétrel, médecin personnel de Pétain, le docteur Destouches, plus connu sous le nom de Céline et j’en passe arrivèrent ensemble, en train au château de Sigmaringen, réquisitionné par les nazis. Le drapeau des princes de Hohenzollern, maîtres des lieux fut descendu et remplacé par le drapeau français…le château devint ainsi un petit bout de France, qu’aucun des pensionnaires, du plus petit au plus grand ne devait quitter.

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« Un fils obéissant » – Laurent Seksik

Un fils obéissantUn an après la mort de son père, Laurent Seksik se rend sur sa tombe à Tel-Aviv. Quels mots va-t-il prononcer devant ses amis réunis à l’occasion de cet anniversaire….?
A ce jour je n’ai lu de cet auteur que « Le cas Eduard Einstein », dans lequel il m’a permis de découvrir un aspect de la personnalité de ce savant, un Einstein bien peu paternel, bien peu soucieux de sa famille, bien peu humain. Et il m’avait passionné.
J’avais apprécié la force de son texte, et sa compétence pour faire découvrir toute la complexité d’un homme…
Aussi il me fut impossible de résister au plaisir de figurer, grâce à Babelio, parmi les premiers lecteurs de son dernier bébé…Et je ne le regrette pas. Un grand merci à Babelio.
Les thèmes et périodes de ce roman, mais est-ce un roman, sont nombreux et s’entremêlent avec bonheur. Jamais le lecteur n’est désorienté.

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« Nous rêvions juste de liberté » – Henri Lœvenbruck

Nous rêvions juste de liberté.jpg

Bohem, Freddy, deux copains inséparables, deux personnages principaux de ce roman porté aux nues par de très nombreux lecteurs…et pourtant j’avoue que je n’ai pas été complètement retourné par toutes les pages, certaines sans doute trop éloignée de mes rêves, de mes passions, de ma vie…et de mes soucis personnels au moment de cette lecture. Sans doute les raisons pour lesquelles je n’ai peut être pas pu l’apprécier comme d’autres lecteurs. 
J’avoue que les belles bagnoles, comme les belles motos ne me font pas rêver. Je préfère la contemplation de paysages et les relations avec ceux pour lesquels la vitesse est dépassée. 
Mon coté « vieux con » peut-être aux yeux de certains. J’assume ! 

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« Harkis, un passé qui ne passe pas » – Katia Khemache

Harkis, un passé qui ne passe pasLes plus anciens d’entre nous, ceux qui ont connu la blouse à l’école primaire, se souviennent certainement de cette période du début des années 60, de la fin de la guerre d’Algérie. Après Zappy Max, on nous imposait le calme au moment des informations qu’on écoutait dans un silence religieux à la radio. Nos préoccupations de gamins ne nous permettaient pas de tout comprendre, mais nous saisissions bien inconsciemment, du fait des visages soucieux de nos parents, le drame de la situation.  
Puis nous vîmes arriver sur nos bancs d’école, en cours d’année, de nouveaux camarades avec un accent inconnu : l’instituteur ou les parents nous expliquèrent….La fin de la guerre, les enfants de rapatriés, un, deux, trois par classe.  Je n’ai entendu parler des Harkis, que quelques années plus tard – aucun camp n’existait à proximité du domicile familial – quand les journaux radio nous firent part de leur existence, quand leurs représentants s’exprimaient, ou quand sur la route des vacances vers le soleil du midi, nous croisions un de ces camps aux baraques sinistres rappelant un peu celles d’autres camps. Aucun de leurs enfants ne fréquentait nos écoles. 

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Katia Khemache

Katia KhemacheAuteure française

Docteure en histoire et professeure d’histoire-géographie en Gironde

Elle a soutenu une thèse remarquée sur l’histoire des harkis du Lot-et-Garonne, notamment à travers la problématique du camp d’internement de Bias.
Katia Khemache a adapté une partie de sa thèse sur La relation entre les pouvoirs publics français et la population harkie lot-et-garonnaise de 1962 à nos jours : Regards sur des pratiques administratives postcoloniales. 
(Source Babelio)

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