53 petits textes, rassemblés sous un seul titre…. une à trois pages de réflexions morales, de micro romans, de sensibilité, d’indignation pour nous entretenir de la vie, de certaines de ses aberrations, du travail de l’écrivain, des riches et des pauvres, de l’Europe, des enfants, pour nous faire sourire ou nous indigner…des petits textes à lire au compte goutte, un par-ci, un par-là, dans l’ordre ou le désordre, au grè de vos envies. Tour à tour poétiques, baroques, souvent toujours d’actualité et intemporels malgré leurs 100 ans voire plus……Bref…parfaits pour lire quand on a quelques minutes devant soi, parfaits pour s’évader un peu…et relever les yeux afin de se rendre compte que rien n’a changé dans notre monde.


Frannie Langton va être jugée par un tribunal anglais pour le meurtre sauvage de ses employeurs, George et Marguerite Benham…Nous sommes en avril 1826.
« Mon Dieu ! que me fait ce pays ? Puisqu’il me rejette, considérons-le froidement, regardons-le perdre son honneur et sa vie. Et les autres, que me sont-ils ? Les Empires meurent. Rien n’a d’importance. Si on le regarde du point de vue mystique ou du point de vue personnel, c’est tout un. Conservons une tête froide. Durcissons-nous le cœur. Attendons. »
Sindbad quitte son domicile un matin avec soixante pengos en poche….il doit acheter une robe à sa fille. Mais la journée sera longue, et au fil des rencontres, ou des ballades en calèche, les pengos s’envolent.
Autriche 1937 …Le Preininger a été foudroyé par un orage lors de sa baignade…c’était l’un des hommes les plus riches de la contrée. Amateur de femmes, il aimait aussi la mère de Franz Huchel. Celle-ci, privée d’une partie de ses ressources qu’il lui adressait tous les mois, se voit contrainte d’éloigner son fils, de lui trouver un emploi. Ce sera chez Otto Tresniek, qui tient un bureau de tabac à Vienne. L’homme « doit une faveur » à sa mère…On n’en saura pas plus.
Écrivain, scénariste et acteur autrichien né en Août 1966 à Vienne
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Faites donc cette expérience : capturez un oiseau, puis peignez-lui les plumes de couleurs vives, bien éloignées de ses couleurs d’origine et relâchez-le dans la nature. Naturellement il volera vers ses congénères, qui ne le reconnaissant pas comme un des leurs, s’empresseront de le tuer au plus vite. C’est un peu ce qui arriva à ce livre, qui fut très criqué, semble-t-il à la fois par les survivants de la Shoah et par les autorités politiques d’Europe de l’Est qui lancèrent des campagnes contre le livre et l’auteur. Ce livre fut même interdit.