Joaquim, jeune photographe de vingt ans arrive dans Sarajevo en guerre…nous sommes en 1993. Terrible période, terribles souvenirs pour les plus anciens. La guerre était à nos portes. Joaquim reste traumatisé par la mort de Viviane, sa petite sœur de 15 ans, qui s’est défenestrée. Ces souvenirs lui reviennent à l’esprit, en boucle. C’est peut-être pour tout cela qu’il se confronte à la mort, dans son métier. Depuis Joaquim a une phobie des fenêtres, une peur viscérale, une peur accrue dans cette ville où les snippers prennent plaisir depuis leurs fenêtres à faire des cartons sur toutes les cibles à leur portée.
Aujourd’hui, quelques années plus tard, en 2017 Joaquim se rend aux obsèques de son père….Il ne l’avait pas vu depuis 20 ans. Un père difficile dont il fallait affronter les sautes d’humeur, les coups de tête. Jaoquim est maintenant seul, sans famille proche…courant le monde. Sa mère aussi a disparu, et il n’a jamais connu son jeune frère mort-né…un secret qui est sans doute la cause de ces malaises, de ces incompréhensions familiales.



Sept petits textes, sept petites nouvelles indépendantes les uns des autres écrites entre 2003 et 2017. Indépendantes en apparence….
Certains livres ont le don de vous happer dès les premières pages, de vous couper du monde et de vous plonger dans l’Histoire, dans la honte et le sublime. « Un océan, deux mers, trois continents » fait partie de ces livres que j’ai eu de la peine à refermer, en fin de journée.
Ce n’est pas le livre qui vient spontanément à l’esprit quand on évoque Kessel, et pourtant…quelle claque ! Je suis encore sur le coup de l’émotion. Si un autre l’avait écrit, on aurait crié à l’affabulation, à la contre-vérité…Mais venant de Kessel ! Quand même !
Il est bon de rappeler certaines vérités historiques, notamment lorsqu’on va célébrer le 75ème anniversaire du débarquement américain en Normandie. Il est bon aussi de jouer de l’Histoire, de la grande Histoire, pour nous distraire, nous faire rêver… « Cinq branches de coton noir » est construit entièrement autour de ces vérités qui peuvent déranger et du roman…
Dessinateur et scénariste de bande dessinée français, né en janvier 1971 à Rennes
Scénariste de bande dessinée né en à Bruxelles
Zhenia Golov, un gamin âgé de 12 ans est retrouvé sauvagement assassiné par deux autres gamins. Son corps criblé de coups de couteau avait été saigné à blanc.
« Il est simplement le récit d’une destinée singulière à laquelle j’ai souvent rêvé. »….écrira Robert Badinter sur la 4ème de couverture du livre….la destinée d’une grand-mère, Idiss, qui a certainement forgé une partie d’une autre destinée, celle de Robert Badinter…