Un russe, Zinoviev est découvert, de nos jours, affreusement torturé. Il a les mains liées par les menottes de Laura, femme flic…Gonzalo Gil, avocat apprend du supérieur de sa sœur que celle-ci, Laura s’est suicidé….Aveu de culpabilité du meurtre de Zinoviev dont elle a voulu se venger ou mise en scène d’un meurtre ?Début d’un polar aux allures de romans d’aventure qui vous entraînera en Russie soviétique, dans les années 30, dans l’Espagne franquiste et la France du Front populaire, pour s’achever de nos jours..


J’ai attendu quelques jours avant d’écrire cette chronique…j’avais le choix entre écrire une chronique assassine ou élogieuse…entre les deux mon cœur balance. Je ne suis pas un lecteur assidu de polars et j’ai découvert ce livre dans le rayon nouveautés ma médiathèque, un livre dont tout le monde parlait avec des superlatifs caustiques ou élogieux selon les lecteurs. Je n’avais jamais lu de livre de cet auteure…je ne savais même pas que Fred Vargas était une femme….
Entre Alès et Mende, en terre cévenole, bien loin de ces axes autoroutiers empruntés pour se rendre au soleil de la Méditerranée se trouvent les Doges. Ne cherchez pas sur les cartes…vous ne trouverez pas ce lieu-dit, ces deux vieilles fermes de pierres à coté de Grizac (village du parc national des Cévennes) : « Pour être précis, il faudrait dire qu’entre les Doges et le village les kilomètres ne duraient pas pareil, selon qu’on était en bonne ou en mauvaise saison. Les distances, dans ce coin-là, c’est du temps, pas des mètres. »
Il est agent des services secrets israéliens, spécialiste des interrogatoires musclés au cours desquels il utilise la violence, les coups pour faire parler les plus récalcitrants, pour obtenir un nom, une dénonciation… Toujours sur la brèche, il lutte en permanence contre les kamikazes cherchant à se faire exploser devant une synagogue, dans un bar. Alors tout lui est permis. Quelques fois les prisonniers meurent. Ses chefs lui le reprochent : le mort n’a pas parlé, n’a pas livré ses secrets, des noms…Ils lui demandent d’avoir un entretien, qu’il fuit, avec un psychologue.
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Sebastian, gamin de onze ans est accusé du meurtre de son camarade Ben, âgé de huit ans, retrouvé mort dans un square, le visage écrasé . Sebastian, arrêté nie farouchement, malgré les taches de sang sur ses vêtements, le sang de Ben et le témoignage d’un homme qui les a vu se battre. Il est incarcéré dans l’attente de son jugement, devant un tribunal d’adultes…En effet en Angleterre, dès dix ans on est responsable de ses crimes.
Joseph Vaughan est un gamin d’une dizaine d’années en 1939, date de début du roman. Il a perdu son père, trois mois auparavant et vit seul avec sa mère; élève assez peu motivé par l’école, il est pris en charge par sa jeune institutrice, qui décèle en lui un don pour écrire des histoires. Elle le pousse même à s’inscrire à des concours, mais ses écrits seront refusés, le jury doutant de son âge au vu de la qualité de l’écriture…..et le gamin va y trouver le bonheur et pourquoi pas un projet de vie : devenir écrivain.