Pour une fois Jean Teulé ne m’a pas emballé, ne m’a pas emporté. J’avais apprécié ses autres livres « Mangez-le si vous voulez », « Je, François Villon », ‘Les lois de la gravité », » Le magasin des suicides » etc, tous différents; Mais pour celui-ci j’ai moins « accroché », peut-être parce que je sortais d’une excellente lecture
« Belle du seigneur » – Albert Cohen
Je ne me souviens d’avoir entendu parler en 1968, lors de sa sortie de »Belle du Seigneur » . Je viens de découvrir cet livre, ce pavé de 1000 pages.Un roman d’amour, sans les mièvreries habituelles de ce genre de roman. Une jeune femme issue d’une famille protestante, et d’une éducation rigoriste, un mari, fonctionnaire aspirant à devenir « haut fonctionnaire », paresseux au travail, uniquement préoccupé par son avancement et délaissant son épouse est envoyé en mission par l’un de ses chefs, dans le but de séduire sa jeune épouse. Lire la suite
« Mangez-le si vous voulez » – Jean Teulé
16 août 1870, quelques jours avant la défaite de Sedan, un jeune homme du village, issu d’une famille connue, est sauvagement assassiné par tout un village, par ses amis, après 2 heures de supplices horribles. Les agresseurs seront soit guillotinés, soit condamnés au bagne, soit emprisonnés, lors du procès qui se tiendra 6 mois plus tard.« Les lois de la gravité » – Jean Teulé
Tête-à-tête entre une femme rongée par le remord, qui a tué son mari et qui vient se livrer à la police dix ans après et un policier désireux de la laisser libre.
Celui-ci va tout faire pour ne pas avoir à l’arrêter, et ne souhaite pas revenir sur l’enquête ayant conclu à un suicide. La victime était un mari violent et avait déjà fait plusieurs tentatives de suicide.
« Le magasin des suicides » – Jean Teulé
Complément déjanté ! Mais tellement d’humour de la part de Jean Teulé .
Un sujet pas du tout macabre, traité avec humour, sur un ton et une écriture toujours plaisant. Cette famille Tuvache vend tout ce qu’il faut pour se suicider avec efficacité, de la corde pour se pendre, jusqu’au parpaing qu’on s’accroche au pied avant de sauter d’un pont, en passant par la balle de pistolet qu’on vend à l’unité, le sabre et le kimono pour se faire harakiri….
Elle vend tout avec une grande tristesse. L’anniversaire de la fille montrant l’état d’esprit de la famille est épique. Lire la suite
« Je prie pour Carnot qui va être assassiné ce soir » – Karine Salomé
4 juin 1894, un anarchiste italien assassine Sadi Carnot, Président de la République
L’auteur nous décrit dans ce livre très documenté cette époque marquée par :
- Une xénophobie omniprésente, anti-italienne.
- Une classe bourgeoise détestée par le peuple et qui la déteste également pour sa part.
- Un mouvement anarchiste ayant exécute de nombreux attentats au couteau ou à la bombe.
- Des exécutions capitales, d’anarchistes, à la guillotine .
« La Confusion des sentiments » – Stefan Zweig
Un professeur reçoit de ses élève le livre de sa vie, un livre d’hommages reprenant l’intégralité de son œuvre, de ses discours, de ses publications….il manque l’essentiel : comment cet homme a appris à aimer la littérature et à transmettre cet amour« La pitié dangereuse (ou l’impatience du cœur) » – Stefan Zweig
« Certaines n’avaient jamais vu la mer » – Julie Otsuka
Ceux ou celles qui chercheront dans ce livre un roman, avec des personnages identifiables, des héros mis en scène, seront déçus, ceux au contraire, amateurs d’Histoire, avec un grand H liront ce livre avec plaisirs et émotions et découvriront peut-être des faits inconnus . « Le feu » – Henri Barbusse
Après avoir vu les émissions spéciales, les films d’époque montés en séries et présentés à la télévision à l’occasion du centenaire de la guerre de 1914-18, j’ai eu besoin de prendre le temps de lire des livres de témoignages écrits par ceux qui ont vécu cette épreuve, non pas des livres de combats, mais des livres sur la vie au quotidien de ces poilus.
Ces poilus, ces « hommes , des bonshommes quelconques arrachés brusquement à la vie. Comme des hommes quelconques pris dans la masse, ils sont ignorants, peu emballés, à la vue bornée, pleins d’un gros bon sens, qui parfois déraille; enclins à se laisser conduire et à faire ce qu’on leur dit de faire, résistants à la peine, capables de souffrir longtemps ».(P.59) Lire la suite


