« L’Empreinte » – Alexandria Marzano-Lesnevich

L'EmpreinteDès les premières pages, l’auteure nous avertit : « il s’agit d’un livre sur ce qui s’est produit, oui, mais aussi d’un livre sur ce que nous faisons de ce qui s’est produit. Il parle d’un meurtre, il parle de ma famille, il parle d’autres familles dont les vies ont été bouleversées par le meurtre. Mais plus que ça, bien plus que ça, il s’agit d’un livre sur la façon dont nous comprenons nos vies, le passé, sur la façon dont nous nous comprenons les uns les autres. » Tout est dit sur ce livre dense, fouillé, fort et puissant car vrai puisque écrit à partir d’archives importantes et de souvenirs personnels traumatisants de l’auteure. 

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Alexandria Marzano-Lesnevich

alex-marzano-lesnevich.jpgAuteure américaine (Etats-Unis)

Fille de deux avocats, Alexandria (Alex) Marzano-Lesnevich a obtenu son doctorat en droit à la Harvard Law School, où elle s’est concentrée sur des questions relatives à la peine de mort. 

Elle est également titulaire d’un BA en sociologie de l’Université Columbia et d’une maîtrise en écriture documentaire de l’Emerson College. 

(Source Babelio) Lire la suite →

« Le voile de Téhéran » – Parinoush Saniee

LE VOILE DE TÉHÉRAN

«Le problème, c’est que je ne sais pas ce que signifie le mot “bonheur”» dira Massoum.
Oui, le bonheur est un état d’âme bien rare dans ce livre, bien bref, si l’on considère le bonheur des femmes de ce roman….C’est tout autre chose si on prend en considération le lecteur qui trouvera certainement qu’il est bien difficile de fermer ce livre le soir, qui éprouvera le bonheur d’une lecture qui le transportera vers d’autres mondes, vers d’autres époques, qui l’indignera et le percutera de plein fouet.
Massoumeh Sadeghi, appelée Massoum par les siens, est la narratrice et le personnage principal du roman. C’est une jeune femme aux yeux verts dont je suis tombé amoureux…Le texte et …l’image de la couverture en sont la cause. Nous la suivons pendant plusieurs dizaines d’années, au fil des évolutions politiques de l’Iran, évolutions qui n’apportent aucune révolution dans la mentalité de la majorité des hommes. Au contraire.. 

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« Miss Sarajevo » – Ingrid Thobois

Miss SarajevoJoaquim, jeune photographe de vingt ans arrive dans Sarajevo en guerre…nous sommes en 1993. Terrible période, terribles souvenirs pour les plus anciens. La guerre était à nos portes. Joaquim reste traumatisé par la mort de Viviane, sa petite sœur de 15 ans, qui s’est défenestrée. Ces souvenirs lui reviennent à l’esprit, en boucle. C’est peut-être pour tout cela qu’il se confronte à la mort, dans son métier. 
Depuis Joaquim a une phobie des fenêtres, une peur viscérale, une peur accrue dans cette ville où les snippers prennent plaisir depuis leurs fenêtres à faire des cartons sur toutes les cibles à leur portée.
Aujourd’hui, quelques années plus tard, en 2017 Joaquim se rend aux obsèques de son père….Il ne l’avait pas vu depuis 20 ans. Un père difficile dont il fallait affronter les sautes d’humeur, les coups de tête. Jaoquim est maintenant seul, sans famille proche…courant le monde. Sa mère aussi a disparu, et il n’a jamais connu son jeune frère mort-né…un secret qui est sans doute la cause de ces malaises, de ces incompréhensions familiales.

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« L’abattoir de verre » – John Maxwell Coetzee

L'abattoir de verreSept petits textes, sept petites nouvelles indépendantes les uns des autres écrites entre 2003 et 2017. Indépendantes en apparence….
Mais un personnage récurrent, une vieille dame nommée à trois reprises, Elisabeth Costello, personnage qu’on retrouve dans l’un des titres de Coetze, qu’il me reste à découvrir. J’aurais sans doute mieux apprécié la pensée et le projet de l’auteur dans « L’abattoir de verre » si j’avais mieux connu cette vieille dame, ce personnage de l’auteur. J’aurais ainsi sans doute disposé de meilleurs repères !
Toutes ces nouvelles prises dans le hasard des jours ont pour thème le temps qui passe, les menus désagréments qui gâchent la vie, la dégénérescence du corps et de l’esprit, l’angoisse de la mort, le besoin de profiter de chaque moment, de chaque occasion. 

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« Un océan, deux mers, trois continents » – Wilfried N`Sondé

Un océan, deux mers, trois continentsCertains livres ont le don de vous happer dès les premières pages, de vous couper du monde et de vous plonger dans l’Histoire, dans la honte et le sublime. « Un océan, deux mers, trois continents » fait partie de ces livres que j’ai eu de la peine à refermer, en fin de journée.
Nsaku Ne Vunda, gamin né au bord du fleuve Kongo à la fin du XVIème siècle fut élevé par des missionnaires catholiques, blancs et devint l’un des premiers prêtres noirs. 
Le roi des Bakongos, le charge d’aller plaider la cause des Noirs devant le pape, de partir pour l’alerter du crime que connaissait alors le peuple de son pays, le Kongo, crime commis par des blancs, des portugais, des espagnols, qui trouvaient là une importante source de profits en vendant au delà des mers une main d’oeuvre bon marché, celle des esclaves… 

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Wilfried N’Sondé

Wilfried N'SONDE.jpegAuteur Congolais né à  Brazzaville  en 1968

Il émigre en France à l’âge de 5 ans, il y fait de brillantes études : licence en Sorbonne puis maîtrise de sciences politiques à l’université de Nanterre. Wilfried N’sondé, chanteur et compositeur de la scène berlinoise qui a grandi dans un quartier populaire de la banlieue parisienne, est un nouvel arrivant dans la littérature urbaine et francophone plus généralement. (Source Babelio) Lire la suite →

« Les mains du miracle » – Joseph Kessel

Les mains du miracleCe n’est pas le livre qui vient spontanément à l’esprit quand on évoque Kessel, et pourtant…quelle claque ! Je suis encore sur le coup de l’émotion. Si un autre l’avait écrit, on aurait crié à l’affabulation, à la contre-vérité…Mais venant de Kessel ! Quand même !
Tout le monde a entendu parler d’Himmler, ce fou, cet homme -mais est-ce vraiment un homme ou plutôt un monstre- responsable de la mort de millions de Juifs, de la torture de milliers d’hommes et de femmes opposants politiques ou résistants, responsable de tous ces camps, de toutes ces déportations…de cette horreur, un homme commandant les SS
Jamais je n’avais entendu parler de Félix Kersten, ce médecin qui chaque jour ou presque soignait Himmler, calmait les douleurs insupportables qui lui tenaillaient le ventre.
Quoi ? un salaud de plus ? D’autres médecins, les médecins de la mort, « Les médecins Maudits » décrits par Christian Bernadac, ces médecins qui officiaient au nom de la science nazie dans les camps et menaient des expérimentations monstrueuses sont beaucoup plus connus par la littérature que Kersten.

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