Luis Sepúlveda

« Il n’est pas de plus grande satisfaction que de recommander un livre que l‘on aime, que l’on relit souvent en accomplissant le rituel du choc de deux états d’esprit -ainsi que Papa Ernest définissait l’acte de lire – et en quittant ses pages avec l’agréable sensation d’avoir rendu visite à un ami chez qui les portes sont toujours ouvertes et où se trouve une gourde débordante de vin, d’amitié et d’histoires. » (« Une sale histoire – Sur le vieil homme et la mer – P. 56)

« Une sale histoire : (Notes d’un carnet de moleskine) » – Luis Sepúlveda

Une sale HistoireCoups de gueule, coups de cœurs,  « Une sale histoire » – qui reprend le titre d’une chronique du livre – aurait pu s’appeler Journal d’un Indigné…Luis Sepúlveda auteur chilien écrit chaque jour sur un carnet à couverture noire qu’il a toujours sur lui ses doutes, ses peines, ses indignations du moment, et les publie dans ce livre…
Un blog avant l’heure.
Des textes faisant référence à l’actualité de la période janvier 2002-mars 2004, préparatifs de la guerre en Irak, prêtres pédophiles, politique américaine, politique de Sharon en Israël, conséquence du naufrage du Prestige…. Des textes toujours empreints d’une grande humanité, écrits souvent avec humour et dérision, et qui se lisent comme un roman.
L’émotion à toutes les pages.

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« Les chardons du Baragan » – Panaït Istrati

Les Chardons du BaraganMataké est un jeune garçon vivant en Valachie danubienne. Sa mère tient le ménage, son père ne pense qu’à jouer de la flûte. Un père dont tout le monde se moque car, dans le ménage c’est lui qui fait le travail habituellement réservé aux femmes, notamment la lessive.  La famille vit pauvrement en salant le poisson laissé sur le sable par le Danube à la suite des inondations et en tentant de le vendre. Ils vivent dans le Baragan, plaine aride de la Roumanie, chaude en été, glacée en hiver à cause du Crivatz, vent froid venant de Russie. Seuls y poussent des chardons que mangent les brebis, et qui une fois secs servent de combustible pour le chauffage. 
Père et fils chargent la vieille carriole tirée par un vieux cheval de poisson salé et s’en vont le vendre… 

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« Méridien de sang » – Cormac McCarthy

Méridien de sangAprès avoir lu ce roman, j’ai attendu quelques jours pour écrire cette chronique. 
C’est un livre pas facile et qui ne peut laisser indifférent. Certains, au bout d’une cinquantaine de pages le lâcheront et passeront à autre chose, et d’autres, entreront dans ces paysages désertiques, dans cette violence des images et des mots, happés par un je-ne-sais-quoi tenant à la fois au style de l’auteur, à ses longues phrases, aux descriptions des paysages ou des scènes, au caractère des personnages.
J’ai découvert Cormac McCArthy avec « La Route », et fasciné par son écriture, j’ai souhaité mieux connaître cet auteur. 
Au risque d’être accusé de commettre un contresens aux yeux de certains, j’ai trouvé de nombreuses similitudes dans la construction de ces deux ouvrages, « La Route » et « Méridien de sang »

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« Le traducteur cleptomane » – Dezsö Kosztolányi

Le Traducteur cleptomaneQuand, au hasard d’une recherche dans une bibliothèque, visage en biais pour lire la tranche des livres, on trouve un petit ouvrage « Le traducteur cleptomane » écrit par un inconnu, on ne peut être qu’intrigué. Quelques lignes au hasard….et de suite cette impression de tenir en main quelques heures de plaisir, quelques heures de découverte..L’envie d’en lire plus
Onze petites nouvelles, onze petits bonheurs, onze petites occasions de sourire de notre monde. Écrites il y a plus de quatre-vingt ans elles restent, malgré tout, toutes intemporelles. Elle sont toutes là pour nous faire sourire de notre monde, des comportements humains, de notre rapport à l’argent. Toutes choses qui ne varient pas avec le temps.

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Mohamed Assef Soltanzadeh

Assef SoltanzadehRomancier et nouvelliste afghan né à Kaboul en 1964.

Après des études au lycée français Esteghlal, il quitte son pays en 1985. II s’installe au Pakistan puis en Iran pour suivre des études de cinéma. En 1992, il écrit sa première pièce de théâtre.

En 2000, il publie son premier recueil de nouvelles avant de recevoir le prix de la Critique et le prix Golshiri du meilleur recueil en 2001.

Assef Soltanzadeh est installé au Danemark depuis 2002.

(Source Babelio)

Dans Mesbelleslectures

Perdus dans la fuite

« Perdus dans la fuite » – Assef Soltanzadeh

Perdus dans la fuiteHuit petites nouvelles pour décrire cet Afghanistan, cette guerre qui dure, ces hommes et femmes ballottés par ce conflit, qui tentent de vivre et ne peuvent échapper à leur destin;
L’horrible qui côtoie l’extraordinaire, un homme joue sa vie aux cartes, un autre, père de famille n’arrivant plus à élever ses enfants essaye, on le comprend progressivement, de les vendre,  avant finalement de leur offrir un dernier repas de rêve et les empoisonner…Une femme prête à s’offrir pour acheter les médicaments qui calmeront les blessures de son mari paralysé…un magicien, qui, en guise de baroud d’honneur fait disparaître un char russe, se marier….

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