« Sur les chemins noirs » – Sylvain Tesson

Ma mère était morte comme elle avait vécu, faisant faux bond, et moi, pris de boisson, je m’étais cassé la gueule d’un toit où je faisais le pitre. J’étais tombé du rebord de la nuit, m’étais écrasé sur la Terre »

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« Caché dans la maison des fous » – Didier Daeninckx

Quelques mots échangés avec Didier Daeninckx, sur un salon du livre, quelques mots sur les souvenirs toujours en mémoire de ses livres lus, et puis ce titre qui me saute aux yeux… »une histoire vraie » me dit-il.

Il me donne quelques noms de lieux et d’autres de personnes connus par les plus anciens d’entre nous, des noms de personnes évoquées dans le livre. Il n’en fallait pas plus pour me séduire.

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« Né d’aucune femme » – Franck Bouysse

Un anonyme a demandé à Gabriel le curé de venir bénir le corps d’une femme décédée dans un asile, bénir le corps et profiter du moment où il sera seul avec la défunte pour récupérer des cahiers. 

« — Sous sa robe, c’est là que je les ai cachés.
— De quoi parlez-vous ?
— Les cahiers… Ceux de Rose. »
 
 
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« La Première Gorgée de bière et autres plaisirs minuscules » – Philippe Delerm

Un tout petit livre qui m’est « tombé dans les mains », et que j’ai commandé alors que j’en recherchais un autre sur un site de vente de livres d’occasion qui fait mon  mon bonheur de lecteur : https://www.recyclivre.com/…un site qui me permet de fouiner, de découvrir des pépites anciennes ou nouvelles, pas chères et accessoirement d’aider une association et de financer la plantation d’arbres…des petits bonheurs personnels.

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« L’avènement d’Hitler » – Jacques Prévert

  Toi, moi, vous, nous connaissons tous Prévert ! Nos instituteurs nous demandaient d’apprendre un poème en primaire, voire en 6ème ou en 5ème…Quelques textes plus ou moins gentils dans l’ensemble, puis après on ne nous parlait plus de Prévert… 

Oublié des programmes, à partir d’un certain âge.

En tout cas en ce qui me concerne. 

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« David Golder » – Irène Némirovsky

david-golder-2Peinture, sans complaisance aucune, du monde de l’argent, notamment de ces petits Juifs sortis du ghetto, et devenus riches, très riches, de ces Juifs qui aiment l’argent au point de s’en rendre malades…Si Irène Némirovsky, morte du typhus à Auschwitz en 1942, ne l’avait pas écrit, on aurait pu sans peine l’attribuer à un auteur antisémite du fait des poncifs généralement utilisés par ces auteurs repoussants, des poncifs repris par l’auteur : le nez crochu, les ballots d’étoffes ou de ferraille… Lire la suite

« Le Ventre de l’Atlantique » – Fatou Diome

Première publication de Fatou Diome, auteure d’origine sénégalaise.
Roman ? Pas certain, ce livre paraît très autobiographique. On perçoit le vécu des situations, des conversations. Une vérité qui ne peut que nous interpeller.
Salie, enfant illégitime d’origine sénégalaise vit en France, où elle est auteure. Toute les siens, son frère notamment sont restés en Afrique. Elle représente à leurs yeux la réussite, l’argent, le bonheur…
Beaucoup aspirent à la rejoindre et à quitter au plus vite l’île de Niodior où ils vivent, où Fatou Diome est née
Madické, son frère rêve de devenir footballeur, de jouer dans une grande équipe française. Tant de grands joueurs européens sont d’origine sénégalaise. On les voit régulièrement à la télé à l’occasion de cette Coupe du Monde. Maldini est son héros. Alors Madické s’entraîne avec un ballon fait de chiffons sur le terrain de foot défoncé.

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« Fusillé sur son brancard – L’affaire Chapelant et les fantômes de la Grande Guerre » – Jean-Yves Le Naour

Fusillé sur son brancardLe 11 octobre 1914, au Bois-des-Loges, lors des premiers combats, la section de mitrailleurs du sous-lieutenant Julien Chapelant résiste vaillamment aux assauts allemands et cause d’importantes pertes à l’ennemi. Mais les munitions s’épuisent, les mitrailleuses sont lourdes à transporter et les camions n’arrivent pas. Les soldats sont encerclés et se rendent sur ordre du sous-lieutenant…
Dans les rangs français l’ordre de tirer sur ces soldats déserteurs est donné, le sous-lieutenant est blessé à la jambe par un de ces tirs français. Malgré tout, le lendemain, il réussi son évasion et rampe dans le no-mans land qui sépare les deux armées. De là il est ramené dans les lignes française par ses camarades de combat. 
Le Lieutenant-colonel Didier, son chef de corps, décide de le faire passer en conseil de guerre et d’en faire un exemple. Il lui propose même de se suicider avec son arme, sur son brancard, ce que Chapelant refusera. 

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