
Richard Wright
« J’avais soif de livres, de nouvelles façons de voir et de concevoir. L’important n’était pas de croire ou de ne pas croire à mes lectures, mais de ressentir du neuf, d’être affecté par quelque chose qui transformât l’aspect du monde. »(P. 336 – Black Boy)
« Je recommençais à lire et à m’émerveiller comme seul peut lire et s’émerveiller le naïf et l’illettré, avec l »impression que je tramais chaque jour avec moi un criminel fardeau » (P. 339 – Black Boy) Lire la suite
« Black Boy » – Richard Wright
L’enfance et l’adolescence – dans les années 1910-20 – d’un « moricaud », d’un gamin « nègre » dans le sud des États Unis, le Mississipi….Deux mots terribles qui traduisent tout le racisme, toute la violence de la population de cet État des États-Unis à l’égard des hommes de couleur, deux mots que lecteur retrouvera à chaque page, à tous les âges de ce gamin devenu auteur.Richard Wright
Écrivain et journaliste américain né en 1908 à Natchez (Mississippi) et mort en 1960 à Paris. Lire la suite
« Le rocher de Tanios » – Amin Maalouf
Un beau roman prenant pour cadre le village libanais de Kfaryabda dirigé par un cheikh amateur de femmes…il demande régulièrement aux femmes de son village de lui apporter quelques fruits ou quelques douceurs au moment de la sieste, et tout le monde sait qu’il est père de nombreux enfants dans le village. Et un jour il demande à la belle Lamia, épouse de son intendant Gérios de lui apporter des fruits pendant sa sieste.Quelques mois après naît un garçon, qu’il prénomme comme si c’était son propre fils Abbas. Heureusement les parents arrivent à donner à cet enfant le prénom de Tanios…Il n’en fallait pas plus pour semer un doute jamais éclairci dans l’esprit de chacun: qui est le vrai père de Tanios ?
« Ma mère et moi » – Brahim Metiba
Difficile communication entre une mère et son fils. L’amour les rassemble, mais ces mots d’amour ne sont jamais dit, et tant de choses les séparent : elle aimerait qu’il se marie avec une musulmane, qu’il ait une vie conforme à la culture dans laquelle elle l’a élevé, mais il est homosexuel. Il est intellectuel, mais elle ne sait pas lire. Ils parlent, mais ne se parlent pas, s’entendent mais ne s’écoutent pas. Un dialogue impossible entre eux deux : « Ma mère me dit« …. »Je lui dis« . Alors pour essayer de créer ce dialogue, et d’instaurer un début de communication, il lui lit « Le livre de ma mère » d’Albert Cohen, le livre d’un auteur juif lu à une femme musulmane : « Je me dis que ma mère pourrait trouver une phrase chez la mère d’Albert Cohen, et qu’elle comprendrait enfin ».Brahim Metiba
Né à Skikda en Algérie, il grandit dans une famille modeste et fait des études d’informatique à l’université de Constantine. À 23 ans il décide de partir pour la France : un peu à cause du chômage, beaucoup « pour faire [sa] vie ». Arrivé à Paris, il enchaîne les périodes de travail et d’inactivité. Il en profite pour reprendre ses études, une année en philosophie et une autre à l’école du Louvre, prestigieux établissement qui dispense des cours d’histoire de l’art, d’archéologie, de muséologie… Ce parcours peu commun lui permet d’approfondir les réflexions qu’il a déjà en tête avant son départ d’Algérie.
Il publie en mars 2015 son premier roman, Ma mère et moi, aux Editions du Mauconduit. Lire la suite
Shan Sa
« La joueuse de go » – Shan Sa
« Des soldats japonais traversent le carrefour, le drapeau fixé au bout de la baïonnette. Je distingue sous les casques des visages jeunes et cruels. Trapus, les yeux fendus, le nez écrasé sur une moustache, ils incarnent cette race insulaire qui, selon la légende, descend de la nôtre. Ils me dégoûtent. »…Ainsi parle la joueuse de go, jeune fille romantique, vivant dans les années 30 en Mandchourie occupée par les japonais.

Auteure française d’origine chinoise née à Pékin en 1972.