Nadeem Aslam

nadeem-aslamÉcrivain  né(e) à  Gujranwala (Pakistan) en  1966

Il vit actuellement à Londres.

A l’âge de 14 ans, il émigre en Angleterre avec son père communiste (alors poète et metteur en scène, devenu agent de voirie et ouvrier), fuyant le régime du général Muhammad Zia-ul-Haq pour venir s’établir à Huddersfield, dans le Yorkshire. Il débute des études de biochimie à l’université de Manchester, qu’il abandonne après trois ans pour se consacrer à l’écriture.

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« Extermination des cloportes » – Philippe Ségur

extermination-des-cloportesTous deux travaillent dans l’Éducation nationale, il est prof de lettres modernes, elle est contractuelle en histoire-géo et a besoin d’écrire sa thèse sous un an. Il souhaite écrire « LE » roman, celui qui lui permettra de devenir célèbre, d’être mondialement connu, reconnu de tous et bien sûr nobélisé. Rien de moins. 
Ils ont une passion commune, la série Soprano dont ils ont acheté tous les DVD…Leurs soirées sont très occupées : ils visionnent trois épisodes par jour! Chaque fois que l’idée d’écrire la thèse ou le roman, arrive, une petite voix plus impérieuse leur dit de regarder Soprano et de repousser à demain leurs travaux d’écriture.

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« Chanson douce » -Leïla Slimani

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« Le bébé est mort. Il a suffi de quelques secondes. Le médecin a assuré qu’il n’avait pas souffert. On l’a couché dans une housse grise et on a fait glisser la fermeture éclair sur le corps désarticulé qui flottait au milieu des jouets. La petite, elle, était encore vivante quand les secours sont arrivés. Elle s’est battue comme un fauve. »
Le roman commence par un uppercut.
Il y a eu tant de critiques sur ce livre, tant d’interviews de l’auteur, que personne ne peut en ignorer ni la fin ni le scénario.
Malgré tout, rares sont ceux qui ont fermé le livre….Tous cherchent à comprendre le pourquoi. Pourquoi et comment une nounou ayant de bons antécédents professionnels en arrive à cet acte odieux ? Ne pouvait-on anticiper ce geste ? Pourquoi personne n’a rien vu venir ? Des questions lancinantes, qu’on se pose à l’occasion de chaque fait divers.

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« La mémoire des embruns » – Karen Viggers

la-memoire-des-embrunsUn vieux Monsieur frappe à la porte et apporte à Mary – qui apparemment le connait, une enveloppe mystérieuse- …..:« Tu sais ce que c’est….elle est pour lui » . Réticences de Mary :« Ne compte pas sur moi »….
Cette vieille dame de 77 ans, demande à sa petite fille de l’accompagner dans un chalet qu’elle a loué pour un mois, sur l’île Bruny Island de Tasmanie, région du Sud de l’Australie. Elle est fatiguée. Dans sa valise se trouve la lettre mystérieuse qu’elle a envie de brûler. Elle souhaite revoir avant de mourir, un certain nombre de lieux, qu’elle a connus alors que son mari Jack était gardien de phare sur cette île…Une île et un mari Jack dont elle a été éperdument amoureuse et qui a connu vingt ans de vie du couple, la naissance et les premières années de vie de ses enfants. Un retour au sources malgré les réticences de sa fille ainée devant les risques. Pour elle, la place de Mary est dans une maison de retraite.

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Francisco Coloane

C’est en mêlant faits réels et fantaisie, en rapprochant des événements survenus en d’autres temps ou d’autres lieux, c’est en vivant, en rêvant, en observant que j’ai pu écrire mes contes et mes récits. Peut-être est-il plus facile de créer de fausses réalités, mais le lecteur adulte ou enfant, éprouvera de la tristesse à l’idée qu’on l’a trompé. Oui, il est plus facile d’inventer une réalité de toutes pièces que de pénétrer dans celle qui nous est la plus proche. Car pour approcher le fantastique qui se cache toujours au cœur de la réalité, il faut du courage, de la détermination. Les écrivains sont comme des dresseurs de chevaux. Tout le monde peut monter à cheval, mais rares sont ceux qui soient capables d’amadouer un animal sauvage. Le problème majeur de la création littéraire est, selon moi, d’harmoniser la profondeur de la pensée avec le reflet de la vérité de la véritable vie, à travers l’image, le symbole ou le mot simple accessible à tous. (Le Passant du bout du monde – P. 94)

« Job : Roman d’un homme simple » – Joseph Roth

job-roman-dun-homme-simpleMendel Singer est un instituteur juif de la fin du 19ème siècle qui enseigne la bible à douze élèves du shtetl de Zuchnow, ville de la province de Volhynie, dans l’ancienne Russie, actuellement en Pologne. « Il était pieux, craignait Dieu et n’avait rien d’exceptionnel, c’était un juif tout à fait ordinaire » . Il vit pauvrement avec sa femme et ses trois enfants, quand naît un enfant handicapé mental et physique Menuchim. 
Cette famille très croyante y voit une nouvelle épreuve de Dieu, épreuve comparable à celles qu’eut à affronter Job, personnage biblique. Le rabbin que la famille consultera déclara : « Menuchim, fils de Mendel guérira. Il n’aura guère son pareil dans le peuple d’Israël. La souffrance le rendra sage, la laideur le rendra bon, l’amertume le rendra doux et la maladie le rendra fort. Des yeux seront vastes et profonds, ses oreilles fines et pleines d’écho. Sa bouche restera muette, mais quand il ouvrira les lèvres, elles seront annonciatrices de bonnes choses. N’aie pas de crainte et rentre chez toi ! »

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