« Le dernier lapon » – Olivier Truc

le-dernier-laponIl fait nuit depuis 40 jours…le jour va revenir pour quelques minutes…
Au nord de l’Europe, en Laponie, un tambour lapon utilisé auparavant par les chamanes Samis est volé, le jour même où il revient dans son pays d’origine.  Tambour sami.jpgQuelques heures après un éleveur de rennes lapon est découvert mort et affreusement mutilé : ses oreilles sont coupées. Deux événements qui perturbent fortement la tranquillité de la ville. Quelques jours plus tard les oreilles de l’éleveur sont retrouvées entaillées comme celles des rennes…des marques comparables à celles que les éleveurs découpent sur les oreilles des jeunes rennes afin d’en marquer leur propriété….Vengeance, crime crapuleux ? Je ne vous en dit pas plus.

Lire la suite

« Notes d’un embusqué » – Aurèle Patorni

notes-dun-embusqueUn tout petit livre, très vite lu, interdit lors de sa sortie en 1919, qui devait certainement gêner un grand nombre de personnes, érudites ou non, d’hommes politiques, d’hommes de toutes conditions, de pousse au crime, qui avaient trouvé le « bon filon » pour ne pas risquer leur vie dans les tranchées. 
Un livre de petites citations, de « bonnes raisons » pour ne pas monter au front, et tout faire pour rester à l’arrière. Ces planqués que l’auteur débusque dans leurs propos d’hommes politiques, de députés, de harangueurs poussant à l’héroïsme. 
Un livre qui donne une autre image de cette France de 1914-18, qui vit comme tout pays en guerre, ses profiteurs, ses planqués….l’hypocrisie en temps de guerre. 

Lire la suite

Aurèle Patorni

Libraire et écrivain français né à Paris en 1880, décédé en 1955

Biographie :

Fils d’un capitaine, Aurèle Patorni, qui tint une librairie près des Champs-Élysées au lendemain de la Première Guerre mondiale, épousa Régina Casadesus, artiste qui mena de front piano et clavecin et obtint de grands succès.

Dès la fin des années vingt, il adhéra à la Ligue des réfractaires à toute guerre et collabora à son organe Le Réfractaire (Paris, 1927-1932), à l’hebdomadaire pacifiste la Patrie humaine (Paris, 1931-1939) lancé par Victor Méric, Louis Loréal, Roger Monclin et Robert Tourly, à La Clameur (Paris, 1932-1936) organe de l’Union des intellectuels pacifistes. Il collaborait également au périodique néo-malthusien d’E. Humbert, la Grande réforme (1931-1939), à l’Insurgé – le vrai (1937) de Gérard Leretour, à l’Almanach de la Paix en 1934, à La Revue anarchiste (1929-1936) de F. Fortin, à La Voix libertaire (Limoges, 1929-1939) organe des fédéralistes anarchistes, au Libertaire, organe de l’Union anarchiste. Lors de la guerre d’Espagne, il s’associa aux efforts de Louis Lecoin lorsque ce dernier fit paraître SIA (1938-1939), organe de la Solidarité internationale antifasciste auquel il collabora. Lords de la retirada en février 1939, il participa avec Emilienne Morin et Maurice Jacquier à une série de meetings de la SIA, à Paris en région parisienne, pour récolter des fonds et de l’aide pour les réfugiés espagnols internés dans les camps du sud de la France. Il demeurait alors 112 boulevatd Malesherbes. Il était également membre de l’Union de la jeunesse prolétarinne (UJP) fondée début 1939 sous l’égide de l’Union anarchiste. En juillet 1939, il fut poursuivi et condamné avec César Fauxbras à la suite d’articles en faveur du contrôle des naissances parus dans SIA.

Orateur apprécié, il entreprit durant l’entre-deux-guerres, de nombreuses tournées de conférences et il eut un certain succès comme romancier avec Le Nouveau chemin et surtout Le rire dans le cimetière publié en 1932 aux éditions de l’En Dehors. Il écrivit également des pièces de théâtre comme La Grande retape. Enfin, il publia plusieurs recueils de poèmes (l’Amour c’est être deux, Le Fou, Échappements libres, etc…) des opérettes et des chansons d’enfants dont sa compagne composait la musique.

Après la Libération, il poursuivit sa collaboration à la presse libertaire notamment au Libertaire l’organe de la Fédération anarchiste, à Ce qu’il faut dire (1944-1948) de L. Louvet, à L’Homme et la vie (1946) de Manuel Devaldes et à la revue Défense de l’homme (1948-1976)

Ses romans

Dans Mesbelleslectures

notes-dun-embusque

« Les soldats de Salamine » – Javier Cercas

les-soldats-de-salamineLa guerre d’Espagne, opposa pendant près de 3 ans entre 1936 et 1939 des combattants républicains et des miliciens phalangistes qui se vouaient une haine farouche et féroce, légitimant toutes les exactions, emprisonnements, meurtres, viols, exécutions sommaires individuelles ou collectives… Nombreux sont les romans, les livres d’histoire qui prirent cette guerre comme fil conducteur.
Javier Cercas, écrivain peu connu auparavant se met en scène dans « Les soldats de Salamine », pour nous faire partager une histoire allant à contre-courant de cette violence

Lire la suite

« La chambre des officiers » – Marc Dugain

la-chambre-des-officiers
Aux premiers jours de guerre, en août ou septembre 1914, le jeune lieutenant Adrien Fournier, ingénieur en génie civil est grièvement blessé à la face par un éclat de mortier allemand, alors qu’il effectuait une reconnaissance à cheval sur la Meuse avec deux autres officiers. « Une détonation part de tout près. Un sifflement d’un quart de seconde.j’ai le temps de voir une tête qui se détache d’un corps qui plie sur des genoux, un cheval qui s’effondre. L’autre sous lieutenant , qui était resté en selle,s’écroule de mon côté, l’épaule arrachée, l’os qui sort comme d’un jambon. Je sens comme une hache qui vient s’enfoncer sous la base de mon nez. Puis on coupe la lumière. »
Les éclats lui ont emporté une partie de la face et de la mâchoire.. Ses amis sont morts. Ne pouvant être soigné sur place, il sera rapatrié en véhicule sanitaire à l’hôpital militaire du Val de Grâce à Paris…. il devra supporter les conditions de transport difficiles et longues dans ces ambulances des débuts de l’automobile.
Il devient le premier patient du service destiné à accueillir les officiers blessés à la face. 

Lire la suite

« Désorientale » – Négar Djavadi

desorientaleUne jeune femme, Kimiâ Sadr patiente dans la salle d’attente du service de procréation médicalement assistée de l’hôpital Cochin à Paris. Sur ses genoux une petite éprouvette contenant les paillettes du papa……Elle observe les autres femmes, venues en couple, et dans l’attente du médecin, remontent à son esprit tout ce passé, tous ces événements qui l’ont amené ici …une longue histoire qui nous fera voyager sur quatre générations, entre la Perse, qui n’était pas encore l’Iran, la Turquie, l’Allemagne et Paris.

Lire la suite

« La vaine attente » – Nadeem Aslam

la-vaine-attenteUne maison en Afghanistan, pays où règne la guerre depuis 25 ans, dans une zone où soldats russes, intégristes talibans, GI américains ont fait leur loi, se sont affrontés se sont succédés, se trouve une vieille maison habitée par un vieux médecin d’origine anglaise converti à l’islam.
Leur maison est ouverte à tous, elle le cadre de ce roman, dans lequel vont se croiser, se rencontrer divers personnages tous à la recherche de quelqu’un qui leur manque, qu’ils attendent en vain:
  • Marcus qui a perdu son épouse afghane morte lapidée désespère de retrouver sa fille Zameen et son petit fils Bihzad
  • David américain ayant aidé les afghans dans leur lutte contre les soviétiques, amant de Zamen
  • Une jeune femme russe à la recherche de son frère soldat Bénédikt
  • Casa, jeune orphelin afghan endoctriné par les talibans

Lire la suite