Gary Gilmore….un vague souvenir pour les plus anciens d’entre nous…Il fut l’homme qui exigea que la peine de mort à laquelle il avait été condamné soit appliquée. Il fut fusillé le 17 janvier 1977 dans un hangar, et semble-t-il, ce fut lui qui donna l’ordre de tir aux cinq hommes chargés de la basse besogne « Let’s do it » : … »faites le ». Il avait tué de sang froid durant les hold-up d’une station-service et d’un motel deux jeunes pères de famille. Il les avait fait s’allonger au sol, à plat ventre, et il les avait froidement exécuté d’une balle dans la tête..pour quelques dollars
Sa volonté dernière d’être exécuté avait fortement dérangé et interrogé à la fois les hommes politiques – la peine de mort n’était plus appliquée depuis presque soixante dans l’Utah – les membres de la commission de remise de peine, sa famille, les opposants à la peine de mort, les artistes…. Comment refuser la volonté du condamné..Hypocrisie d’un système !


Ramatoulaye femme sénégalaise vient de perdre son mari décédé d’une crise cardiaque. Un mari avec lequel elle a eu 12 enfants pendant leurs 30 années de vie commune. Il avait obtenu en France sa licence en droit et avait été avocat des syndicats puis fonctionnaire. Elle écrit ces longues lettres destinées à son amie Aïssatou : « la confidence noie la douleur ».
J’ai attendu quelques jours avant d’écrire cette chronique…j’avais le choix entre écrire une chronique assassine ou élogieuse…entre les deux mon cœur balance. Je ne suis pas un lecteur assidu de polars et j’ai découvert ce livre dans le rayon nouveautés ma médiathèque, un livre dont tout le monde parlait avec des superlatifs caustiques ou élogieux selon les lecteurs. Je n’avais jamais lu de livre de cet auteure…je ne savais même pas que Fred Vargas était une femme….
Judith Hermann ! Vous connaissez ? En ce qui me concerne, je ne la connaissais pas, je n’en avais jamais entendu parler….Alors quant Babelio, m’a proposé dans le cadre de l’opération Masse critique de découvrir « Certains souvenirs » avant sa sortie en librairie début janvier 2018, j’ai bien sûr accepté…même si je ne suis pas un lecteur assidu de nouvelles.
Pour Ali et ses frères leur vie simple débuta comme un « conte de fées ». L’oued en crue, dans lequel il se baignaient, charriait les eaux de la fonte des neiges…et dans celles-ci un pressoir qui aurait pu les percuter. Un rocher l’arrêta. « Alors ils sortirent le pressoir de l’eau, le remirent en état et l’installèrent dans leur jardin. Peu importait désormais que leurs maigres terres fussent stériles car les autres venaient à eux avec les olives de leurs arpents et eux en faisaient de l’huile. Bientôt, ils furent suffisamment riches pour acheter leurs propres parcelles. »
Christopher, jeune gamin anglais, découvre Wellington, le chien de ses voisins, tué sur une pelouse, une fourche le clouant au sol. Aimant les chiens, il décide de mener une enquête afin de découvrir qui est l’assassin.
L’action de ce livre mettant en scène des femmes de conditions diverses, se déroule dans un pays imaginaire d’Afrique : le Diamonda, un pays dans lequel le lecteur pourrait reconnaître beaucoup de pays d’Afrique noire, « jeune nation pleine aux as des revenus du cacao, du pétrole et des diamants », devant faire face à un coup d’état…Tout ceci parce que « la police, en proie à une transe inexplicable que certains avaient qualifiée de mystique, avait tiré à balles réelles sur les paysans venus protester contre le prix dérisoire auquel ils étaient contraints de céder leurs récoltes. »
Quand on propose à des lecteurs de recevoir un livre en échange d’une critique, rares sont ceux qui refusent cette opportunité…
Le vote récent d’indépendance de la Catalogne, m’a incité à en savoir plus, à tenter de comprendre cette revendication. Alors j’ai cherché, sur internet et dans les rayons de ma médiathèque, en utilisant les mots clés « Catalogne, Catalan, livre…. ». Je suis bien sûr tombé sur tous les guides touristiques, tous les dictionnaires…et bingo! sur ce titre intrigant et provocateur « Le dernier homme qui parlait catalan », traduit du catalan…un livre qui sort très rarement des rayons parait-il !