Quand on est un gamin noir, vivant dans les années 80 dans le quartier, le ghetto de West-Baltimore, les seuls horizons qui s’offrent sont la drogue, les gangs, la violence, les flingues et la mort violente sur le bord d’un trottoir…les tentations sont grandes, on marche en permanence sur le fil du rasoir. Dès les premières pages du livre, Coates témoigne de la violence qui règne dans ces quartiers : « À cette époque, Baltimore était la proie des factions, divisée en gangs qui prenait le nom de leur quartier. Ceux de Walbrook Junction régnaient en maîtres, jusqu’à ce qu’ils se heurtent à North et Pulaski, une bande de lâches sans vergogne, le genre à te mettre la honte devant ta meuf. Mais tout en haut trônait Murphy Homes. L’ampleur de leur scélératesse leur conférait une dimension mythique. Partout où ils passaient -la vieille ville, Shake and bake, le port -, il brisaient des genoux et pêtaient des tronches. Jusqu’aux confins les plus reculés, on entendait résonner leur nom : Murphy Homes cassait du négro à coups de pistolet de pompe à essence. Murphy Homes lacérait les dos et versait du sel dans les plaies. Murphy Homes se téléportait en un clin d’oeil, volait à dos de chauve-souris, accomplissait des rites macabres au sommet de Druid Hill. »


Andreas est un jeune gamin vivant en Egypte dans les années 30. Son père, Nikos
Les hommes et femmes de ma génération ont été bercés dans l’amour et les sourires du couple glamour de JFK et de Jackie…soigneusement entretenus par les Paris-Match et autres…la télé n’était pas encore très répandue… Puis un sinistre 22 novembre 1963, fit éclater le crâne du Président, et la vérité sur ce couple qui se déchirait, surtout quand Jackie partit se réfugier et se consoler, quelques mois plus tard, dans les bras et avec les dollars d’Aristote Onassis … Progressivement le monde apprit que Kennedy qui faisait rêver mamies et femmes moins mures était un collectionneur compulsif de conquêtes féminines, capturant avec son charme et son pouvoir, tout ce qui bougeait et portait jupon…un mythe tombait..
Deux jeunes hommes, Dick et Perry souhaitant cambrioler la maison d’un riche fermier, l’assassinent froidement, ainsi que son épouse et deux de ses enfants. Ils ont ligoté les victimes et les ont égorgé ou leur ont tiré dans la tête….Préméditation : il fallait « leur foutre…leur mettre tout plein de cheveux sur les murs ». Deux jeunes hommes passés de la petite délinquance au crime sordide.
Addi Bâ est un jeune guinéen soldat de l’armée française, l’un de ces « tirailleurs sénégalais ». Fait prisonnier par l’armée allemande lors de la bataille de la Meuse il s’évade et rejoint les forêts des Vosges où il erre et se cache.Il n’est pas l’un de ces coloniaux arrivés, souvent contre leur grès, en France depuis leur Afrique natale à la veille de la guerre. Il a été adopté à l’âge de treize ans par un percepteur des impôts qui officiait à Conakry…. Parce qu’il était noir il fut affecté à l’un des régiments de chair à canon, les tirailleurs sénégalais…Dans l’armée française, on ne mélangeait pas les couleurs, à cette époque. « Sitôt la guerre terminée, on les jette comme des Kleenex usagés, […] Plus personne de pense à eux après! [….] avec un coup de pied au cul, les poumons en sang et les jambes en moins ; abrutis, sous-gradés, absents des citations et des monuments aux morts, et avec ça, un pécule inférieur de dix fois à celui de leurs collègues blancs. »
A
Pauline Dubuisson écrit une longue lettre qu’elle envisage de remettre à Jean qui la demande en mariage, une lettre pour lui expliquer qui elle a été. Jean a, en effet, aimé le film « La Vérité » de Clouzot, dans lequel Brigitte Bardot incarnait Pauline, jeune femme jugée pour un crime…Une longue lettre écrite à la première personne pour expliquer qu’elle n’est pas le monstre contre laquelle une condamnation à mort a été requise, à la suite du crime d’un ancien amant.
Pendant plus de trente ans la République dominicaine a été gouvernée d’une main de fer par Trujillo, l’un de ces dictateurs sud américain…Une « république » qui occupe la partie Est d’Hispaniola, Haïti, célèbre elle aussi pour ses dictateurs occupant la partie Ouest.
Onze nouvelles, écrites par un grand avocat allemand…