Encore un livre sur la 2ème guerre mondiale, la Shoah, les ghettos, les juifs direz vous !!! Oui mais quel livre! Un livre qui a subit une longue censure de près de 20 ans en Allemagne! Un livre « iconoclaste » qui balaie l’image du juif, en opposition totale avec l’image du juif-victime consensuelle développée après-guerre. Lire la suite
Archives de Catégorie: Livres commentés
« Avant la nuit » – Reinaldo Arenas
Reinaldo Arenas, a été un guérillero castriste, il a combattu quelques temps auprès de Castro, puis a été formé pour devenir un cadre du régime, chargé de gérer les fermes. Il a réussi rapidement à intégrer la Bibliothèque nationale cubaine. Il nous livre de ces expériences une vive critique du mode de fonctionnement du régime, de la vie des paysans dont les terres ont été nationalisées, des horreurs des exécutions capitales, des conditions de vie des cubains, de la faim, de l’absence de liberté : « La liberté on en parlait sans trêve mais elle n’existait pas ; il y avait de la liberté pour dire qu’il y avait de la liberté, ou pour faire l’éloge du régime, mais jamais pour le critiquer ». Une vision sans complaisance : « Toute dictature est chaste et hostile à la vie ; toute manifestation vitale est en soi hostile à n’importe quel régime dogmatique »« Je ne suis pas ici pour faire un discours » – Gabriel García Márquez
Faits souvent par des hommes politiques qui cherchent à vous convaincre, les discours vous ennuient.
Vous changerez d’avis avec ce livre, qui se lit comme un livre de nouvelles.
Gabriel García Márquez, prix Nobel de Littérature en 1982, nous livre dans ces discours ses états d’âme, ses colères notamment contre la course aux armements, au nucléaire, son amour de la littérature, de l’Amérique latine, mais aussi ses souhaits de simplification de la grammaire, de l’orthographe.
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« Cent ans de solitude » – Gabriel Garcia Márquez
Un grand plai
sir à lire ce livre dense. Certainement un livre à relire un jour ou l’autre pour découvrir d’autres facettes, d’autres messages.
sir à lire ce livre dense. Certainement un livre à relire un jour ou l’autre pour découvrir d’autres facettes, d’autres messages.Une saga d’une famille, fondée à la suite d’un mariage consanguin de deux cousins, créant un village isolé, fonctionnant en autarcie, géré avec ses propres règles, renfermé sur lui même. Un gitan, important pour la suite de l’histoire, éblouit le « patriarche » de la famille, par des inventions dont quelques unes sont surnaturelles. Nous suivrons cette famille sur six générations. Mais une famille difficile à suivre pour le lecteur: tous les personnages masculins portent l’un ou plusieurs de ces trois prénoms : Arcadio, Aureliano, José. on s’y perd un peu. Alors foncez sur Wikipedia, et trouvez l’arbre généalogique qui vous servira de marque page.
« Le Congrès » – Jean-Guy Soumy
Le titre et la couverture ne m’auraient pas attiré, si ne n’avais pas entendu une critique à la télévision ….et j’ai appris – et je l’ai vérifié sur des sites et des documents historiques – que l’Église engageait, sous Louis XIV, à la suite de plaintes, des procès en impuissance, afin d’annuler des mariages et ceci dans le cas où le mari était impuissant et ne pouvait donner d’enfant au couple.
« Nous étions des géants » de Yehuda Koren et Eilat Negev
« Pas pleurer » – Lydie Salvayre
Un livre aux multiples facettes …– D’abord une autobiographie romancée peut être : la narratrice écoute sa mère née dans une famille pauvre de l’Espagne. Celle-ci a 16 ans en 1936 quand débute de la guerre civile. Elle a perdu toute sa mémoire sauf celle des événements de 1936. Alors elle raconte, en français mêlé d’espagnol, ce qui rend son témoignage vivant et touchant, sa vie dans son village, les oppositions entre les propriétaires terriens et le peuple, son mariage… Elle a appris le français quand elle s’est réfugié en France…la Retirada….
« Evariste » – François-Henri Désérable
« Les vertus immorales » – Kebir Mustaphe Ammi
J’avais aimé « Mardochée » de ce même auteur, mais je n’ai pas du tout retrouvé de même plaisir avec « Les vertus immorales ».Ce marocain du XVIème siècle, érudit, ne m’a pas séduit : un surhomme intelligent, un peu comme ces héros de feuilletons
américains, instruit, tueur, capable de toutes les trahisons, y compris avec ceux qui l’ont formé, aidé, accompagné.
américains, instruit, tueur, capable de toutes les trahisons, y compris avec ceux qui l’ont formé, aidé, accompagné.
Trop de violence gratuite, de supplices, de crimes, de trahisons. Certes l’époque était violente, …. Des situations qui arrivent sans qu’on comprenne trop comment ni pourquoi, et d’autres qu’on aurait aimé que l’auteur développe.
« Mardochée » – Kebir-Mustapha Ammi
Mardochée, vieux juif âgé d’une cinquantaine d’années sert de guide, de juin 1883 à mai 1884, au jeune Joseph Aleman (Charles de Foucauld) qui s’est illustré dans des guerres, et qui souhaite explorer le Maroc. Tous deux déguisés en rabbins affrontent de nombreux périls, guerres tribales, trahisons, espions de tout genre, exécutions capitales, violences…. dans ce Maroc, hostile aux chrétiens, et attisant les velléités des puissances européennes, Angleterre, France…. Ils sont obligés parfois de tuer et toujours d’avancer en masquant leurs projets, en se masquant eux-mêmes



