Emad Jarar

Emad Jarar.jpgDiplômé de l’université de Columbia, homme d’affaires, financier et ancien gérant de Hedge fund, l’auteur a longtemps travaillé ou vécu aux Etats-Unis. Arabisant, bon connaisseur du monde arabe de par ses origines, il entend jeter un regard différent, pour un homme pétri de culture arabe, sur la société moderne qui nous entoure.

Le goût pour l’écriture ne lui est venu que tardivement. Cela a commencé par des notes et des réflexions d’abord couchées sur les feuilles d’un cahier à ressort, puis un smartphone, lors de ses voyages, le week-end ou entre deux réunions, durant de nombreuses années. Il a alors assemblé toutes ces pages pour créer un essai fictionnel, qu’il a ensuite transformé en un long roman, « Une nuit à Aden » (en 2 tomes)

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« Grand frère » – Mahir Guven

grand frère mahir guvenHistoire banale de deux frangins, une histoire qui ne fait jamais la « Une » des journaux, sauf le jour où….une histoire qui vous explose à la figure…
Azad, le Grand-frère est chauffeur Uber, il conduit 11 heures par jour une grosse berline étrangère, noire. Il aime conduire, c’est d’ailleurs pour cela qu’il fait ce boulot. Conduire vite, c’est pour ça qu’il n’a presque plus de points sur son permis et que Le Guen, un flic l’a dans le collimateur.
Hakim, Petit frère est quant à lui  infirmier à l’hôpital Pompidou à Paris. 
Maman, bretonne d’origine, est partie rejoindre les anges, et Papa quant à lui guérit sa solitude en conduisant un taxi depuis qu’il est arrivé en France. Il râle contre ce fils qui, avec sa grosse voiture noire, lui prend le travail…Le sien et celui de tous ses collègues.

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Mahir Guven

mahir_guven.jpegAuteur français né à Nantes en 1986

Mahir Guven est né sans nationalité, de mère turque et de père kurde réfugiés en France, et apatrides.

Il a donc attendu ses 10 ans pour avoir une identité nationale. Turque d’abord, française ensuite, à l’âge de 13 ans.

Après des études de droit et d’économie, et une expérience dans le monde du conseil, il rejoint l’équipe du journal « Le 1 » avant son lancement. 

(source Babelio)

Titres

Dans Mesbelleslectures

grand frère mahir guven

« La Chambre de Giovanni » – James Baldwin

La Chambre de GiovanniDavid est un jeune américain dans le Paris des années 50. Sa fiancée Hella est en Espagne…Seul, il fréquente les bars, cherche de la drogue…il doit de l’argent, ne sait où dormir…Rencontre avec Giovanni, jeune italien, qui l’héberge. Début d’une relation sexuelle, d’un amour, d’amours qu’on cachait alors. Magnifique roman, que certains disent autobiographique sur l’amour homosexuel… 
Roman tragique aussi sur la peine de mort, évoquée très tôt dans le livre. Pourquoi ? Je vous laisse le découvrir.
Si Giovanni se donne complètement à cet amour véritable, il n’en est pas tout à fait de même pour David, qu’on perçoit tantôt passionné, tantôt incapable et fautif du fait de cette relation interdite par l’époque, interdite par les bonnes mœurs. Tiraillé par les conventions. Incapable de s’assumer.

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« Les oiseaux morts de l’Amérique » – Christian Garcin

Les oiseaux morts de l'AmériqueLas Vegas …. pour tous c’est le fric qui s’étale, les casinos, les belles bagnoles et belles nanas, le bling-bling à tous les coins de rue, bref…..une ville superficielle et sans âme qui tous connaissent. C’est ce qu’on y voit en surface : le brillant des dollars qui coulent à flot.
Mais dans ses sous-sols, dans ses immenses collecteurs ou coulent à flot les eaux des orages du désert, vivent ceux qui rejettent tout ce fric, qui rejettent cette société, des parias. Ce sont, pour certains d’anciens soldats ayant combattu au Vietnam ou ailleurs. Ils vivent tous en marge de cette société qui leur a fait perdre leur jeunesse.
Hoyt Stapleton, l’un d’eux, connaît bien ces tunnels, cette vie sous terre. Las-bas, au Vietnam, il était un « rat des tunnels. Il fait partie de ces nombreux hommes traumatisés par cette guerre, incapables de surmonter cette horreur. Il combattait non pas dans la jungle, à l’ombre des forêts, mais dans les commandos sous terre, dans les tunnels creusés par les Viets pour se déplacer sous la jungle, sous le napalm….Il était chargé de les éliminer, au couteau.

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Carlos Ruiz-Zafón

« ….rien ne marque autant un lecteur que le premier livre qui s’ouvre vraiment un chemin jusqu’à son cœur. Ces premières images, l’écho de ces premiers mots que nous croyons avoir laissés derrière nous, nous accompagnent toute notre vie et sculptent dans notre mémoire un palais auquel, tôt ou tard – et peu importe le nombre de livres que nous lisons, combien d’univers nous découvrons – nous reviendrons un jour. » (« L’ombre du vent«  – P. 14)

« Le jour où vous comprendrez que le commerce des livres c’est malheur et compagnie, et où vous déciderez d’apprendre comment on cambriole une banque ou, ce qui revient au même, comment on en fonde une, venez me voir et je vous expliquerai deux ou trois choses sur les serrures. » (« L’ombre du vent » – P. 73)

« Les livres sont des miroirs, et l’on n’y voit que ce qu’on porte en soi-même… » (« L’ombre du vent » – P. 222)

« L’ombre du vent » – Carlos Ruiz Zafón

L'ombre du ventLe jeune Daniel, découvre grâce à son père libraire à Barcelone, un lieu secret méconnu de tous, « Le Cimetière des livres oubliés »…où sont gardés au secret, loin du monde, des livres ayant disparu de la circulation, non réédités…
Le maître des lieux et son père l’autorisent à choisir un livre, à condition qu’il en prenne soin pendant toute sa vie. Alors ce sera « L’ombre du Vent » de Julian Carax…qu’il s’empresse de lire. Il découvre que tous les livres de cet auteur ont disparu, tous brûlés..Il tient en main un petit trésor. Chaque livre reflète une partie de la personnalité de son auteur, dit-on. Alors Daniel va tenter d’en savoir plus sur Julian Carax, auquel très rapidement il s’attachera, sans pouvoir le rencontrer puisqu’il est mort. 
Les livres font la vie de Daniel : il vit aux côtés de son père veuf, qu’il aide de temps en temps, dans sa librairie.

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« Le cœur blanc » – Catherine Poulain

le coeur blancDeuxième roman de Catherine Poulain, un roman « Les pieds sur terre »…et quelle terre ! Les pieds dans la boue…au sens propre et au sens figuré.
Celle de ces saisonniers, cueillant des légumes, des fruits, se déplaçant d’une exploitation à l’autre, d’une saison à l’autre, passant de la boue des asperges, au soleil des abricots, puis au froid des olives, trimant courbés comme des bêtes parfois sous la pluie, vivant et se déplaçant dans des véhicules dont personne ne voudrait au gré des récoltes et des besoins de la nature….Un jour embauchés, le lendemain inactifs, les fruits n’étant pas assez mûrs pour être commercialisés. Payés au rendement, au kilo ramassé, et souvent non défrayés pour les temps de transport du mas provençal au champ ou au verger…Dure vie des saisonniers que nous ne soupçonnons pas quand nous mordons dans nos abricots.

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