« Ma part de Gaulois » – Magyd Cherfi

Ma part de GauloisMagyd Cherfi, ancien chanteur du groupe toulousain Zebda, d’origine kabyle, a grandi dans les cités nord de Toulouse, dans un univers d’immeubles, de cages d’escaliers, un univers de copains qui jouent au foot, qui « se chambrent », se traitent de pédés ou de tarlouzes, pour un oui ou pour un non. Un univers de coups parfois. Bref, les cités peuplées d’algériens restant entre eux, allant peu en ville, un univers clos, dans lesquels les gamins ont un seul destin, celui d’intégrer après la classe de cinquième les classes de lycées professionnels préparant aux métiers du bâtiment.
Magyd quant à lui prépare son bac, « Le bac !!!!! Une anecdote pour les Blancs, un exploit pour l’indigène ».

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« Le vieil Orphelin » – Serge Moati

Le vieil orphelinUn Monsieur que tout le monde connait, que chacun a vu à la télévision, qui se dévoile dans « Le vieil Orphelin », ce qui nous permet de mieux le connaitre . C’est un boulimique de travail, un touche à tout un peu (beaucoup) mégalo : littérature, cinéma, directeur de chaîne télé, présentateur télé, conseiller politique….
Il est aussi un grand voyageur, Afrique, Vietnam, Chine, Corée, Amérique…; 
Qu’aurait été cette homme (qui ne peut laisser indifférent), s’il n’avait pas été orphelin ? C’est ce statut d’orphelin qui l’a construit.
Cancre à l’école, il porte toujours dans son cœur la disparition de son père quand il avait 11 ans. Ses parents sont toujours présents dans sa vie, dans ce livre. 

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« Histoire d’un allemand » – Sebastian Haffner

Histoire d'un AllemandUn livre témoignage sur la montée du nazisme, un livre écrit par un jeune allemand, futur avocat, qui décidera quelques années plus tard de quitter l’Allemagne pour aller vers la liberté, vers Paris et l’Angleterre 
L’auteur fait un rappel des faits historiques depuis l’armistice de 1918, en passant par la grande crise et l’inflation galopante, le gouvernement de Brüning qui limite la liberté de la presse, impose les désertions pour empêcher les exils, « une semi -dictature au nom de la démocratie pour empêcher la dictature véritable »…..tous ces événements sur lequel il s’appuie pour présenter la lente évolution de la mentalité des allemands, qui pour 55% d’entre eux, à l’occasion d’un vote, ne faisaient pas confiance au parti nazi en mars 1933….

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« Alejo Carpentier : De la Bretagne à Cuba » – Jean-Louis Coatrieux

Alejo Carpentier- De la Bretagne à Cuba« Nous avons tous une propension à ranger les livres dans une catégorie connue comme si cela pouvait nous aider dans leur lecture. Aucune ne semble pouvoir contenir celui-ci. »….première phrase du livre. Accroche attirante, oh combien vraie ! 
N’y cherchez pas une biographie complète de l’homme Alejo Carpentier, ni un roman, non, il s’agit plutôt d’une enquête sur un point particulier, les origines de l’auteur cubain, qui semble-t-il a marqué, son temps et la littérature sud-américaine notamment du fait de ses engagements humains et politiques.

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« Bella Ciao – Ma vie avec Max Gallo » – Marielle Gallet

Bella CiaoÉmotion, détresse,  d’une femme amoureuse d’un homme, et quel homme ! : Max Gallo, écrivain, historien et académicien, un homme touché par une maladie « incurable mais pas mortelle » : la maladie de Parkinson.
Marielle Gallet son épouse est quant à elle avocate et a été député européen
Elle l’a connu fort, entreprenant, dorénavant la maladie l’a rendu faible et dépendant, il s’emmêle les pieds dans les tapis et chute, le jour, la nuit, et reste incapable de se relever seul. Physiquement présent, mais souvent absent, perdant le sens des réalités, s’habillant à 3 heures du matin pour se rendre dans un congrès à l’autre bout de la France…un congrès imaginaire pour lequel il téléphone et réveille Marielle son épouse afin qu’elle l’accompagne à la gare…. Alors elle entreprend « d’écrire sur moi, sur Max, enfin sur nous, sur notre désarroi », d’écrire pour résister à la maladie d’un homme qui n’est plus celui qui l’a séduite.

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« Lettre à un ami » – Carlos Ruiz-Garcia

Lettre à un amiIls ont quitté l’Espagne, poursuivis par les troupes de Franco, dans l’espoir de pouvoir y revenir un jour. C’était la fuite et l’exil, la Retirada ou la mort. Certains sont partis avec leur famille. D’autres sont partis avec les autres soldats de leur groupe…Ils avaient affrontés les phalangistes aidés par des soldats du Fürher qui mettait au point ses armes de guerre et sa tactique.
Ils étaient les réfugiés républicains.

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« Le grand combat » – Ta-Nehisi Coates

Le grand combatQuand on est un gamin noir, vivant dans les années 80 dans le quartier, le ghetto de West-Baltimore, les seuls horizons qui s’offrent sont la drogue, les gangs, la violence, les flingues et la mort violente sur le bord d’un trottoir…les tentations sont grandes, on marche en permanence sur le fil du rasoir. 
Dès les premières pages du livre, Coates témoigne de la violence qui règne dans  ces quartiers :  « À cette époque, Baltimore était la proie des factions, divisée en gangs qui prenait le nom de leur quartier. Ceux de Walbrook Junction régnaient en maîtres, jusqu’à ce qu’ils se heurtent à North et Pulaski, une bande de lâches sans vergogne, le genre à te mettre la honte devant ta meuf. Mais tout en haut trônait Murphy Homes. L’ampleur de leur scélératesse leur conférait une dimension mythique. Partout où ils passaient -la vieille ville, Shake and bake, le port -, il brisaient des genoux et pêtaient des tronches. Jusqu’aux confins les plus reculés, on entendait résonner leur nom : Murphy Homes cassait du négro à coups de pistolet de pompe à essence. Murphy Homes lacérait les dos et versait du sel dans les plaies. Murphy Homes se téléportait en un clin d’oeil, volait à dos de chauve-souris, accomplissait des rites macabres au sommet de Druid Hill. »

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« Matin rouge » – Chantal Delsol

matin-rougeAndreas est un jeune gamin vivant en Egypte dans les années 30. Son père, Nikos Damanisko, grec émigré dirige un commerce florissant d’éponges naturelles. Il élève Andreas avec rigueur, en l’incitant plutôt à lire qu’à jouer. Le gamin maîtrise plusieurs langues. Et surtout il est élevé dans la rigueur morale et l’amour du Parti, le Parti communiste dont son père est l’un des membres actifs. Aussi après la mort de son père, et à l’issue de la guerre, c’est tout naturellement qu’Andreas cherchera à aider le Parti communiste grec dans la guerre qu’il mène pour s’imposer. Il part vers Marseille, Paris, ne trouvera pas la guerre pour laquelle il s’est engagé et arrive finalement en Tchécoslovaquie, où le Parti lui donne à diriger une école d’enfant grecs. Stupeur, il découvre que ces gamins ont été enlevés de force à leur famille afin d’être « éduqués ». Indigné, il se révoltera, deviendra prisonnier des camps, sera battu. Libéré il deviendra un dissident participant notamment au printemps de Prague. 

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« Williams Sassine : Itinéraires d’un indigné guinéen » – Elisabeth Degon

williams-sassine-itineraires-dun-indigne-guineenWilliams Sassine est un écrivain relativement méconnu du grand public, en France…Plusieurs de ses titres sont épuisés et introuvables, saut peut-être sur certains réseaux de vente d’ouvrages d’occasion….et c’est bien dommage.
Élisabeth Degon a eu le privilège de le rencontrer avant son décès…Elle a manifestement été séduite par cet homme et a éprouvé le besoin de le remettre en lumière vingt ans après son décès.
Son livre, autobiographie de l’auteur, est très documenté et fourmille de détails sur l’homme, ses rencontres, ses engagements, son œuvre.  

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« Manuel d’Exil » – Velibor ČOLIĆ

manuel-dexilDéserteur de l’armée bosniaque, Vélibor ČOLIĆ, arrive en France. Il a 28 ans, il est écrivain dans son pays, mais réfugié en France. Il a bac + 5 en Bosnie, ici il n’est rien : « Aucune importance, ici tu commences une nouvelle vie. » lui dira la dame du centre d’accueil. Il est l’un de ces réfugiés, dont les médias, les politiques nous parlent régulièrement. Errant de foyer d’accueil en foyer d’accueil, de ville en ville en Europe. Avec dérision et lucidité il dit de lui : « Je sais que je ne représente plus rien pour personne. Je ne suis même plus un être humain. Je suis juste une ombre parmi les ombres. »

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