« Amours » – Léonor De Récondo

amours2Le mari, la femme, la bonne, l’enfant, trio puis quatuor amoureux et parfois vulgaire sont souvent les personnages principaux de trop nombreux romans de Amoursgare, assemblages de feuilles de papier devant lesquels je passe sans même jeter un regard. Certains éditeurs en ont fait leur fond de commerce.
J’avoue bien sincèrement que ni la couverture austère de l’édition « Sabine Wespieser », ni l’édition plus sexy de l’édition « Points », ni surtout le titre ne m’auraient poussé à feuilleter et à lire ce livre, si, par hasard sur les réseaux sociaux, je n’avais été accroché par le commentaire d’un auteur journaliste travaillant à l’AFP et lauréat de prix littéraires, qui avait mentionné les simples mots « Coup de cœur »…
On peut encore écrire avec finesse, pas uniquement un roman d’amour, mais aussi un roman qui vous transporte dans le milieu bourgeois du début du XXème siècle de la campagne française.

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« Amazone » – Maxence Fermine

AmazoneUne couverture pleine de mystères : des touches de piano, des cartes, des dés, un papillon et du café. Une incitation au rêve, à la détente, à la poésie, surtout quand on a beaucoup aimé « Neige » qui m’avait permis de découvrir Maxence Fermine.

Alors quand la belle jeune femme du vide-grenier m’a dit « 50 centimes », je lui ai donné un €uro… »Gardez tout, merci »…et le livre a commencé un nouveau voyage dans mes mains.
J’étais le premier à voyager avec ce livre, jamais ouvert, jamais cassé, le parfum du papier neuf…
Elle ne saura peut être jamais ce qu’elle a perdu en gagnant 1 €  

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« Petit piment » – Alain Mabanckou

petit pimentLes premières pages du livre, nous donnent un peu l’impression qu’Alain Mabanckou a souhaité écrire un roman léger, une farce pour faire sourire le lecteur….
Moïse est le surnom qui a été donné à ce gamin orphelin abandonné bébé, à la porte de l’orphelinat congolais par sa mère, surnom donné par ses copains parce que son nom trop long pour tenir sur un seul bracelet d’identification, est imprononçable, trop long à dire. Son nom traduit veut dire : « Rendons grâce à Dieu, le Moïse noir est né sur la terre des ancêtres » Alors Moïse est le seul gamin à porter deux bracelets sur lesquels son nom est partagé. Il aime le prêtre qui anime l’orphelinat, jusqu’au jour où ce dernier disparaît, éloigné de son orphelinat par la révolution socialiste. Là encore nous sourirons à la lecture de ces discours, des situations, des portraits. Plus tard, devenu héros de l’orphelinat Moïse deviendra « Petit piment » à la suite de l’un de ses méfaits.

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« Le rocher de Tanios » – Amin Maalouf

le rocher de TaniosUn beau roman prenant pour cadre le village libanais de Kfaryabda dirigé par un cheikh amateur de femmes…il demande régulièrement aux femmes de son village de lui apporter quelques fruits ou quelques douceurs au moment de la sieste, et tout le monde sait qu’il est père de nombreux enfants dans le village. Et un jour il demande à la belle Lamia, épouse de son intendant Gérios de lui apporter des fruits pendant sa sieste.
Quelques mois après naît un garçon, qu’il prénomme comme si c’était son propre fils Abbas. Heureusement les  parents arrivent à donner à cet enfant le prénom de Tanios…Il n’en fallait pas plus pour semer un doute jamais éclairci dans l’esprit de chacun: qui est le vrai père de Tanios ?

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« Ma mère et moi » – Brahim Metiba

Ma mère et moiDifficile communication entre une mère et son fils. L’amour les rassemble, mais ces mots d’amour ne sont jamais dit, et tant de choses les séparent : elle aimerait qu’il se marie avec une musulmane, qu’il ait une vie conforme à la culture dans laquelle elle l’a élevé, mais il est homosexuel. Il est intellectuel, mais elle ne sait pas lire. Ils parlent, mais ne se parlent pas, s’entendent mais ne s’écoutent pas. Un dialogue impossible entre eux deux : « Ma mère me dit« …. »Je lui dis« . Alors pour essayer de créer ce dialogue, et d’instaurer un début de communication, il lui lit « Le livre de ma mère » d’Albert Cohen, le livre d’un auteur juif lu à une femme musulmane : « Je me dis que ma mère pourrait trouver une phrase chez la mère d’Albert Cohen, et qu’elle comprendrait enfin ».

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« La joueuse de go » – Shan Sa

La joueuse de Go« Des soldats japonais traversent le carrefour, le drapeau fixé au bout de la baïonnette. Je distingue sous les casques des visages jeunes et cruels. Trapus, les yeux fendus, le nez écrasé sur une moustache, ils incarnent cette race insulaire qui, selon la légende, descend de la nôtre. Ils me dégoûtent. »…Ainsi parle la joueuse de go, jeune fille romantique, vivant dans les années 30 en Mandchourie occupée par les japonais.
Elle a 16 ans, presque le même âge que les occupants, va à l’école et a pour seul loisir et pour passion le jeu de go, qu’elle pratique en experte, en s’asseyant à une table sur une place, et en attendant l’adversaire qui viendra la défier. Seule femme admise dans ce jeu pratiqué par les hommes, elle aime ce jeu de stratégie, dans lequel on doit encercler les pions de son adversaire, tout en évitant que ses propres pions soient encerclés. Il faut « enlacer l’adversaire pour le vaincre, l’attirer dans ses bras pour le conquérir », « Les cavaliers de go, virevoltants et agiles, se piègent en spirale : l’audace et l’imagination sont ici les vertus qui conduisent à la victoire » Lire la suite

« Neige » – Maxence Fermine

NeigeNe passez pas à coté de ce petit bijou  et de ces moments de poésie, et de bonheur assurés
 
Le périple de Yuko, jeune poète de 17 ans amoureux de la neige, écrivant des haïkus, petits poèmes de trois vers et de 17 syllabes ayant tous la neige pour thème. 
 
Yuko traverse le Japon et les Alpes japonaises pour aller à la rencontre de Soseki, très vieux maître en poésie, ancien samouraï, afin que ce dernier lui apprenne à « mettre de la couleur dans ses poèmes ».

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« Où en est la nuit » – Jean Hatzfeld

Où en est la nuitUn journaliste,  Frédéric,  retrouve à la frontière de la Somalie et de l’Éthiopie en guerre un marathonien, Ayanleh Makeda, déchu de son titre olympique pour dopage. Ancienne gloire de son pays qui l’a puni pour cette faute, il porte maintenant le fusil et creuse des tranchée sous les bombes. Double champion olympique il a gagné avec facilité le marathon de Sydney, de Boston ou d’Athènes… Pourquoi, en pleine gloire, toujours invaincu a-t’il succombé à la tentation du dopage? 

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« Autopsie d’un père » – Pascale Kramer

Autopsie d'un pèreMais qui donc rédige les quatrièmes de couverture…et comment les auteurs peuvent-il accepter celles qui sont très éloignées de leurs écrits ? 
La quatrième de couverture de ce livre précise « En auscultant une France sous tension et au bord de l’explosion, Pascale Kramer nous offre un puissant roman … » ces quelques mots m’avaient séduit, et m’avaient incité à accepter la proposition de Babelio et de l’éditeur : le livre en échange d’une critique : je pensais trouver une description et une analyse, découvrir une auteure que je ne connaissais pas.
Semi-déception.
La France se limite au village, voire à la propriété, où habitait Gabriel, celui par qui le malheur arrive.

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« Golem » – Pierre Assouline

GolemGolem…Un titre énigmatique, un mot que je ne connaissais pas, la définition donnée par le dictionnaire et la 4ème de couverture m’avaient attiré…
Gustave Meyer, personnage principal du livre, est un grand maître d’échecs, qui grâce à sa mémoire phénoménale garde en tête toutes les parties qu’il a jouées, mais aussi d’autres parties jouées par des personnages célèbres..Il ne vit et ne pense que par les échecs. 
Son épouse, médecin anime un blog critique dans lequel elle met en évidences les dérives de la médecine. Elle est victime d’un accident inexpliqué, et Gustave Meyer devient aux yeux de la police le suspect idéal. Il est recherché par une femme, capitaine de police et aidé par une autre, sa fille. Il décide d’abandonner sa carte bleue, après avoir vidé une partie de son compte et son téléphone portable afin de ne pas être localisé et de changer son identité et son apparence…d’entrer en clandestinité. C’est le début d’un longue cavale qui lui fera traverser l’Europe.

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