
Mohamed, jeune tunisien âgé d’une trentaine d’années vient de perdre son père. Il vend des fruits et légumes sur sa charrette, et ne peut rien faire d’autre.

Mohamed, jeune tunisien âgé d’une trentaine d’années vient de perdre son père. Il vend des fruits et légumes sur sa charrette, et ne peut rien faire d’autre.

Tous les esclaves d’Amérique n’étaient pas des nègres, noirs, bien noirs…certains avaient du sang blanc. Plus ou moins de sang blanc

Quelques mots échangés avec Didier Daeninckx, sur un salon du livre, quelques mots sur les souvenirs toujours en mémoire de ses livres lus, et puis ce titre qui me saute aux yeux… »une histoire vraie » me dit-il.
Il me donne quelques noms de lieux et d’autres de personnes connus par les plus anciens d’entre nous, des noms de personnes évoquées dans le livre. Il n’en fallait pas plus pour me séduire.
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Le hasard fait bien les choses…vous cherchez un livre dans des rayons d’une librairie ou d’une bibliothèque, et un livre inconnu attire votre regard et votre main…et vous découvrez alors des heures de lecture insoupçonnée…ce fut le cas…Une ballade en Corée du Nord, sans visa et sans crainte de ne pas en revenir, ne se refuse pas…surtout quand le prologue vous harponne :
Le 11 octobre 1914, au Bois-des-Loges, lors des premiers combats, la section de mitrailleurs du sous-lieutenant Julien Chapelant résiste vaillamment aux assauts allemands et cause d’importantes pertes à l’ennemi. Mais les munitions s’épuisent, les mitrailleuses sont lourdes à transporter et les camions n’arrivent pas. Les soldats sont encerclés et se rendent sur ordre du sous-lieutenant…
En cette période estivale de canicule, je vous recommande chaudement « Norilsk » ce livre de Caryl Férey…Chaudement oui, vous aurez intérêt à vous couvrir pour ce voyage à 300 km au nord du cercle polaire…un coin dans lequel vous serez certain de ne pas croiser un autre touriste…Seuls ceux qui y sont nés arrivent à y survivre…sans toutefois être certains d’y faire de vieux os. L’espérance de vie ne dépasse pas 57 ans.
Il y a bien longtemps naissait dans ce pays du Velay un ami des livres et de la lecture, un ami qui connaissait ce livre, puisque toute le monde ou presque dans son pays de naissance en parlait…ans bien souvent l’avoir lu. Une association de promotion du territoire a, depuis, été créée, et utilise ce titre, mais je ne suis pas certain, que tous ceux qui s’en réclament aient lu, voire parcouru, ce livre à défaut de tous les sentiers du territoire qu’il évoque.
Dès les premières pages, l’auteure nous avertit : « il s’agit d’un livre sur ce qui s’est produit, oui, mais aussi d’un livre sur ce que nous faisons de ce qui s’est produit. Il parle d’un meurtre, il parle de ma famille, il parle d’autres familles dont les vies ont été bouleversées par le meurtre. Mais plus que ça, bien plus que ça, il s’agit d’un livre sur la façon dont nous comprenons nos vies, le passé, sur la façon dont nous nous comprenons les uns les autres. » Tout est dit sur ce livre dense, fouillé, fort et puissant car vrai puisque écrit à partir d’archives importantes et de souvenirs personnels traumatisants de l’auteure.
Ce n’est pas le livre qui vient spontanément à l’esprit quand on évoque Kessel, et pourtant…quelle claque ! Je suis encore sur le coup de l’émotion. Si un autre l’avait écrit, on aurait crié à l’affabulation, à la contre-vérité…Mais venant de Kessel ! Quand même !
« Il est simplement le récit d’une destinée singulière à laquelle j’ai souvent rêvé. »….écrira Robert Badinter sur la 4ème de couverture du livre….la destinée d’une grand-mère, Idiss, qui a certainement forgé une partie d’une autre destinée, celle de Robert Badinter…