Sindbad quitte son domicile un matin avec soixante pengos en poche….il doit acheter une robe à sa fille. Mais la journée sera longue, et au fil des rencontres, ou des ballades en calèche, les pengos s’envolent. Sindbad, c’est le nom du héros du roman « Sindbad ou la Nostalgie » de Gyula Krúdy, un nom que Sándor Márai donnera à son personnage principal qui n’est autre que Gyula Krúdy lui-même.
Un personnage, un auteur qu’il aime et veut honorer, et surtout qui fait partie de la culture hongroise.
Découvrir un peu plus deux auteurs, découvrir une époque, un pays voisin, mais si loin de nous, belle tentation de lecture…! une tentation déçue en partie.
Certes le lecteur découvrira un peu plus cette société hongroise, Budapest et certains de ses lieux emblématiques, ses cafés, ses restaurants, sa culture, mais aussi la cuisine hongroise, les lectures de Krúdy, les auteurs et le peuple hongrois, les femmes qu’il aimait tant séduire, la littérature hongroise, l’hiver et l’été hongrois…mais les phrases longues, passant du coq à l’âne, sont parfois déroutantes.


Machiavel disait » Une guerre est juste quand elle est nécessaire. »…alors, il fallait bien sortir de cette guerre qui avait déjà fait tant de morts, écraser ce régime nazi, dont le monde ne connaissait pas encore tous les crimes et enfin arriva ce 6 juin 1944, journée au cours de laquelle tout pouvait basculer, journée qui permettait d’ouvrir
Vali Asr, c’est l’avenue de 18 km de long qui traverse Téhéran du nord au sud…une avenue emblématique de l’Iran, un peu comme nos Champs Elysées, une avenue qui sert de fil conducteur à ces huit portraits d’iraniens ou d’iraniennes. Huit portraits courageux pour tracer un autre portrait, celui de l’Iran moderne, de son rigorisme, de sa violence, de son luxe et de sa crasse.
Ça roule, ça tangue, ça gueule, on en prend plein la tête…. du bruit, des vagues…ça secoue !
Premiers mots de la 4 ème de couverture : « Depuis le ventre de sa mère, Maryam vit de front les premières heures de la révolution iranienne. Six ans plus tard, elle rejoint avec sa mère son père en exil à Paris. »
Ryszard Kapuściński a arpenté l’Afrique noire de long en large, des années 50 aux années 70, en qualité de journaliste correspondant d’une agence de presse polonaise… Il n’a fréquenté ni les Hilton ni les palaces africains, il n’a jamais voyagé en classes affaires dans des avions luxueux. Peut-être que les moyens mis à sa disposition ne le lui permettaient pas, mais surtout, je crois, il voulait être au plus près des Africains, connaître et partager leurs conditions de vie, leurs misères, leurs difficultés, afin de proposer à ses lecteurs des reportages sincères et vrais. Alors il dormait dans des masures, sous la tente, voyageait dans des autocars surpeuplés, non climatisés, bien sûr, et patientait sous le soleil, en plein désert, dans l’attente que le chauffeur répare pour la énième fois son vieux camion déglingué. Etre humble et vivre comme eux était indéniablement le meilleur moyen pour lui de se faire accepter des Africains, de recueillir leurs mots, de connaître leurs maux. 


Elle nous a quittés il y quelques semaines. Elle était une frêle femme, frêle mais seulement en apparence par la taille, la minceur, mais oh combien forte par le caractère, par la force d’âme! Et oh combien belle ! Elle a connu Simone Veil, son amie des camps, arrivée par le même convoi… quelques chiffres seulement, tatoués sur les bras, les séparaient.