Après avo
ir beaucoup aimé *Ru* le premier roman de Kim Thúy, j’ai éprouvé le besoin de poursuivre la découverte de cette auteure avec Mãn. Petite déception….. On suit l’auteure au Canada, après son arrivée, son mariage arrangé avec un restaurateur vietnamien qu’elle n’aimepas, sa rencontre avec Julie, puis avec Luc restaurateur parisien, avec qui elle va ouvrir un restaurant dans lequel ils « Revisitent ou réinventent des recettes de cuisines » en mêlant épices ou modes de cuisson des uns avec les traditions de l’autre. Lire la suite



Le ronron quotidien d’un village d’Afrique du Nord des années 20 bousculé par l’arrivée d’une équipe de tournage américaine venue filmer « Le Guerrier des sables ». Ils sont venus chercher là le
nes filles en rupture contre l’ordre et le désordre d’un Nigeria à peine sorti de la guerre du Biafra » et de plus édité par Actes Sud, je n’ai pas hésité…J’allais découvrir un pays mal connu et revenir vers une période de l’histoire contemporaine et qui a marqué mes premiers pas d’adulte… 
1832 – Matin humide, ciel rouge en Irlande…un jour comme les autres, Coll Coyle vient de se lever. Il a appris son expulsion par le propriétaire des terres qu’il exploite. Il devra donc quitter la ferme qu’il occupe avec sa jeune femme enceinte et sa fille. Cherchant à en connaitre les raisons et voulant le faire revenir à de meilleurs sentiments, il va à la rencontre de Hamilton, son propriétaire et le tue accidentellement. Il est contraint de fuir pour ne pas tomber sous la vengeance de l’homme de main Faller, homme cruel et sans scrupule…
it déjà autour d’elle un mouroir de vieilles femmes qu’elle ne pouvait plus abandonner. Non elle n’avait pas choisi d’attendre, elle avait été cruellement happée par une époque, par ce passé de guerre qui s’était refermé sur elle telle une souricière ». Dix millions d’hommes morts ou estropiés au cours de cette guerre, c’est dix millions de maris que ces femmes ne trouveront pas. Alors elles sont restées à proximité de cette Baltique, à Mirnoïé, et vivent dans des isbas isolées à moitiés en ruine, perdues dans des villages abandonnés, des villages desservis par des routes aux ornières boueuses.« A Mirnoïé, on est peinard, pas de loyer à payer, la moitié des maisons sont inoccupées, on entre, on s’installe, c’est vraiment le communisme ! »
Quand un auteur est rattrapé par la réalité…
Elle est née à Saïgon, dans une famille aisée pendant l’offensive du Tet, puis les soldats communistes ont occupé sa maison. Sa famille a dut comme beaucoup, s’enfuir sur un bateau de fortune….* »Mon père avait prévu, si notre famille était capturée par des communistes ou des pirates, de nous endormir pour toujours, comme la Belle au bois dormant, avec des pilules de cyanure »*
La France vivait le printemps de mai, à 1500 km de là, la Hongrie vivait au Moyen Âge…